23/08/06Burn-out - le dossier
Il y a quelques semaines, pendant mes vacances, je vous avais demandé des récits à propos du burn-out, en prévision d'un gros dossier sur le sujet. Alors, le voici, le fameux dossier. Avertissement: pas sûr que vous aller relaxer en lisant ceci. Pis réagissez au contenu de l'article. Cette édition est en kiosque maintenant pour ceux qui préfèrent la lecture papier.
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Lorsque l'on parle de burn-out ou de dépression, il faudrait aussi ajouter le choc post-traumatique. Car tout comme les deux premiers maux, les employés doivent en subir les conséquences.
Ayant subit plusieurs agressions sur les lieux de mon travail, je viens de passer l'étape ou les pressions et les menaces de congédiement étaient si constantes et répétitives, qu'elles ont failli me conduire au suicide et n'a fait que me ramener à une grande déprime. Il est vrai que le fait d'avoir un handicap psychique cause bien des problèmes, pourtant, dans bien des cas il suffirait de peu comme de l'encouragement, de se sentir compris, ne pas devoir subir les regards remplis de doute, d'incrédulité, d'incompréhension. Mais comme le tout est géré en considération de l'argent et non sur le plan humain, ce n'est pas demain la veille qu'il faudra cesser de se battre pour faire respecter le devoir d'accommodement de l'employeur et des syndicats, cesser de porter plainte pour harcèlement psychologique de la part de notre patron. Un travailleur en burn-out, dépression ou choc post-traumatique, ne devrait pas avoir à se soucier de subir les pressions, les menaces et en plus devoir à se battre autant pour conserver son emploi car à ce moment, il y a un grand risque de récidive, il y a un grand risque de nuire à la réhabilitation et surtout un grand risque de nuire à l'amélioration de l'état de santé de l'employé. Dans plusieurs cas, les travailleurs sacrifient leur vie pour leur travail, et pourtant, on tente par tous les moyens possibles de les éliminer, comme on élimine nos déchets en mettant le tout à la poubelle, sans se demander ce qu'il advient par la suite. Il n'est donc pas étonnant que ceux qui subissent ces maladies se referment sur eux-mêmes et fuient si souvent les regards. Il n'est pas étonnant que ceux qui subissent ces maladies se sentent si isolés, car trop craintif d'être mal jugé.
Merci Eric !
Excellent article et je note la différence entre Burn-Out, presque toujours relié au travail et Dépression qui n'est pas nécessairement lié au travail...
mon dieu que je me vois dans ces histoire, ce qui m est arriver c assez special je croix.
je suis tomber en conger maladie(pour burnout) fin decembre 2004.tous dans ma vie personnelle chavirait en meme temps. alors je me separait durand se temps et essayais de reprendre le dessu mais je suis retourner au travail en avril. ce qui etait trop tot. ma superviseur m avait proposer de me retrograder aussi ce que j ai refuser offusquer. ils ont alors reussi a me mettre a bout et je suis parti.suite a ca j ai passer plusieurs entrevues mais on ne rappellais jamais malgrer mon excellent c.v. j ai rappeller une fois pour savoir ce qui se passait on m a dit que cette compagnie donnait de mauvaises references sur moi. la j etais vraiment frustrer, moi qui avais mis toute mon coeur dans ce travail. pour faire une histoire courte je suis tomber dans l enfert de la drogue pour me reveiler un beau matin(j ai bien faillit pas me reveiller) de novembre 2005, me disant qu il etait temps pour moi que ma vie reprenne un sens. j ai completer avec succes une therapie pour toxicomane de 3 mois interne ensuite j ai faite un peu de benevolat a cette endroit et ca m a beaucoup changer et faite grandire. depuis les employeurs me demande ou j etait durant cette derniere annee et je leur repond la veriter car c une valeur importante pour moi et j ai beaucoup de difficulter a me trouver un emplois. une chose est sure par contre c est que je me sens bien dans ma peau aujourd hui, et je suis pleinement heureuse. un employeur m a meme dit en entrevu: si jamais je t engage et que je me rend compte que tu as consommer a l interieur ou a l exterieur du travail te dehord. c n importequoi, mais en meme temps je me dit qe je dois assumer c mon probleme pas le leur.
bravo Marie-Josee
tu aura gagner ton ciel lisette le cash avant tout pour les boss cathy.
Bonjour,
Comme je me reconnais dans ce dossier! J'ai du prendre quelques mois de congés suite au décès d'un proche en 2004 et l'année passée, les problèmes m'ont rattrapés et je me suis absenté de nouveau pour 4 mois. La boite ou je travail a vraiment une politique d'absence maladie souple et les congés sont illimités en autant qu'il n'y a pas d'abus. Cependant, dans mon cas, je crois qu'ils n'ont pas digeré mes 2 absences et maintenant je me sens surveillé, traqué et presque harcellé. Si je m'absente pour maladie pour quelques raisons que se soit je dois fournir un papier médical, meme pour une gastro ou une migraine! Je trouve ça ridicule mais c'est la realité. Ils croient peut être qu'ils reussiront a m'écoeurer comme ça mais ils n'y arriveront pas. Ces congés ont été justifiés et le besoin était la. Pour les gestionnaires, c'est très difficiles a comprendre!! Il devrait lire votre dossier.
Une belle réalité vous dites ? Vous n'avez jamais si bien dit. En 1993, j'ai eu le malheur de chuter sur un plancher mouillé dans l'exercice de mes fonctions, je travaillais dans un hôpital. Mon superviseur m'a obligé de me rendre à l'urgence. Je suis restée sur la CSST durant presque 4 ans. J'ai une blessure majeure au dos qui a fait en sorte que j'ai du réorienter ma carrière. La CSST ont payé mes cours et par la suite j'ai travaillé au gouvernement. À la fin de mon contrat, on m'a remercié de mes services. Ils n'avaient plus le droit de me réembaucher, la loi sur la dotation ne le permettait pas.
Toujours est-il que j'ai discuté avec mon médecin traitant de la peur de ne pouvoir être engagée avec une telle blessure. Il me rassura en me disant qu'un mal de dos n'est rien pour un employeur, que ce serait bien pire si j'avais fait un burn out. Là, selon lui, je perdrais toutes chances de me trouver du travail. Depuis les 1997, je suis à la maison, 24/24 pour prendre soin de mon mari alité depuis 10 ans d'une maladie débilitante. N'ayant reçu aucune aide de l'extérieur, soit des parents, amis etc pour m'aider à prendre soin de mon mari, je reste seule 24/24, 365 jours par année à son chevet ce qui donne maintenant comme résultat que je suis en burn out en tant qu'aidant naturel. De cette fatigue accumulée, j'ai aussi développé de la Fibromyalgie et j'ai une blessure au dos majeure. D'après vous, croyez vous bien sincèrement qu'après ne pas avoir pas été sur le marché du travail durant 10 ans, qu'un employeur m'engagera ? Mal de dos, burn out, Fibromyalgie... Aussi bien se rendre à l'évidence, je suis chez moi en vacances forcées pour le reste de ma vie.
Une fois de plus, je me suis vraiment reconnue dans votre article du mois. Il y a quelques années, j'ai frôlé THE burn out. J'occupais un poste avec des exigences élevées (était-ce moi qui m'en demandais trop ou les autres qui avaient des normes irréalistes - je crois que c'est un peu des deux). Pourtant, j'aimais mon emploi, mais la barre était rendue trop haute. Je transportais mon travail à la maison et j'y pensais constamment... je n'arrivais jamais trop tôt et je ne terminais jamais assez tard. Ce qui a apporté un sentiment de grand vide, d'insatisfaction. Mais la vie fait bien les choses : l'entreprise où je travaillais a fini par fermer. J'ai pris une pause de quelques mois, je me suis ressourcée et j'ai choisi la bonne direction, celle où je suis encore aujourd'hui. Après cette expérience, je dis aux gens que le travail, oui, c'est primordial, mais il y a aussi nous, notre santé, physique et mentale.
Quelle belle réalité!!! Après avoir lu ce dossier, je me suis dit qu'on se dirige vers une belle catastrophe! Je comprends les employeurs qu'ils ne veuillent pas emgager des personne ayant déjà fait un burn out, mais dans un sens, n'est-ce pas une forme de discrimination? Je sais que ce n'est pas évident de cacher les 2 années manquantes dans un cv, lors d'une entrevue. Ce qui est encore pire, c'est la façon dont la personne est catégorisée. Qu'on le veuille ou non, on a tous tenddance à juger cette personne....la première étant nous!
Lors d'un ancien travail, je me dirigais directement dans la geule du loup; j'étais en train de me claquer un burn out! Ma solution; j'ai changé d'emploi et de domaine complètement. Pour ceux qui sont capable de le faire, c'est la meilleure chose. Au bout de la ligne, faut vraiment prendre le temps de s'écouter..notre corps nous parle...
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