28/08/06

Permalink 15:41 pm, Éric Grenier / , 221 mots  

Salaires à la hausse

Les salaires étaient à la hausse en juin dernier, par rapport à mai. Du moins au Québec, puisque dans le reste du pays, en moyenne, le salaire horaire hebdomadaire moyen était légèrement à la baisse. Dans presque toutes les provinces, hormis le Québec et quelques petites provinces maritimes, le salaire moyen diminuait légèrement. C'est une pas pire nouvelle, mais... Y a toujours des mais, et dans ce cas-ci, il s'agit de la part du Québec d'une performance inhabituelle depuis le début de l'année, où les salaires ont tendance à augmenter moins vite que la moyenne nationale. Si la tendance se maintient, les Québécois verront en moyenne – c'est une moyenne, donc il y en a d'entre-vous qui ne verront pas la couleur de cet argent – leur salaire augmenté de 3,1 % pour 2006, par rapport à 2005. Pas mal, mais moins bien que dans le reste du pays. À part la Nouvelle-Écosse et le Manitoba, toutes les autres provinces enregistreront des hausses moyennes plus élevées. Bon, cela dit, ne déménagez pas en Ontario tout de suite, puisqu'au pays des beaver tails, la hausse sera à peine supérieure à celle du Québec.
Pour les maniaques de statistiques, comme moi, vous pouvez consulter en détail le rapport mensuel de Statistique Canada. Pour les gens normaux, bonne soirée!
Permalien 10 commentaires

Commentaires:

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Commentaire de:  isma amlalish
wow!!! je serais bien curieux de savoir l,augmentation du coût de la vie...le vrai chiffre j'entends...pas celui de notre super gouvernement
Permalien 2006-08-29 11:58:08
Commentaire de:  Éric Grenier
Tiens, je viens de retrouver mon interview avec Lisée. Je vous en donne deux extraits. À vous d'en débattre!
Eric Grenier
1er extrait:
«Les Québécois sont aujourd’hui aussi riches que les Ontariens, et dans certaines classes, bénéficient même d’un niveau de vie supérieur. Il s’agit encore là de choisir les bons indicateurs pour le démontrer. Presque toujours, les économistes n’intègrent pas les coûts réels — comme ce qu’il en coûte pour se loger, se chauffer, se nourrir, se déplacer, s’éduquer — lorsqu’on mesure la richesse des citoyens d’une ville ou d’une province, par rapport à une autre. Ils ne s’en tiennent qu’au produit intérieur brut (PIB) par habitant ou au revenu moyen. De cette manière, si la richesse est concentrée entre quelques mains, ça ne donne pas une idée juste du niveau de vie réel des citoyens. C’est le cas aux États-Unis, où selon cette méthode, ils sont les plus riches de la planète, mais où le pourcentage de pauvres est le double du Québec.

La firme d’experts-comptables KPMG a calculé le niveau de vie des résidents de différentes grandes villes canadiennes en tenant compte des coûts réels. Selon son calcul, dans toutes les tranches de revenus, le niveau de vie à Montréal est au moins égal, sinon supérieur, à celui de Toronto. Elle montre que nous gagnons moins en salaires qu’en Ontario (14 % en moyenne), mais les coûts sont moindres aussi, de 16 %, surtout en ce qui a trait à l’habitation, aux assurances, à l’éducation et à l’électricité.»
2ième extrait:
«Quand on calcule le revenu médian — le revenu à partir duquel une moitié de la population gagne moins et l’autre plus —, l’écart des revenus entre les Québécois et les Ontariens n’est que de 5 %. Le revenu médian est un meilleur indicateur de la richesse collective que le revenu moyen : avec cette dernière méthode, il suffit qu’il y ait un Bill Gates dans votre échantillon pour que tout le monde soit, en moyenne, milliardaire.
Et on n’a même pas encore tenu compte des coûts réels. Donc oui, il y a suffisamment de richesses au Québec.»
-30-
Permalien 2006-08-29 11:27:50
Commentaire de:  Éric Grenier
@El Vince: Pas mal d'accord sur tout à propos de ton message précédent. Le revenu après impôt doit être comparé avec des comparables, et encore, avec certaines nuances. En Ontario, on paie moins d'impôt provincial, mais les municipalités ont des responsabilités plus grandes, ce qui fait que les taxes municipales sont pas mal plus élevées.
Permalien 2006-08-29 11:21:55
Commentaire de:  El Vince
@ericg: J'ai vu une étude semblable, mais qui comparait Hull (c'était avant les fusions) et Ottawa. La conclusion était qu'il fallait vivre à Ottawa avant d'avoir des enfants et déménager à Hull une fois le premier enfant arrivé. C'est probablement encore plus payant aujourd'hui d'avoir des enfants au Québec avec les garderies à 7$.

Le revenu après impôt est d'une utilité moins grande que ce que vous semblez croire. Par exemple, l'impôt américain est inférieur au notre, mais puisque les soins de santé sont assurés par le privé, on devrait additionner les coûts d'une assurance santé à l'impôt pour faire une comparaison sensée, ainsi qu'ajuster pour les coûts élevés de l'éducation post-secondaire, etc... Au total, en ajustant pour tous les facteurs, on en revient presqu'à calculer salaire moyen/prix BigMac.

Quand à ce qui est de la valeur foncière des maisons, et bien si vous considérez votre résidence principale comme un guichet automatique, vous êtes en ligne pour un monde de souffrances. Cette valeur n'est en fait que sur papier, et elle ne peut être réalisée qu'en déménageant assez loin (par exemple de Toronto à Montréal, ou de Toronto à un endroit rural), ou en diminuant substanciellement la qualité de votre propriété (par exemple passer d'une maison détaché à un petit condo).

Finalement, cette "richesse" est une arme à double tranchant: si vous gagnez 20% de plus à Toronto qu'à Montréal, mais que votre propriété coûte 50% plus cher, vous payez non seulement une plus grande partie de votre salaire en intérêt sur votre hypothèque, mais en plus, en cas de dévaluation de votre propriété (i.e. krach immobilier), vous perdrez plus par rapport à votre salaire.
Permalien 2006-08-29 11:05:36
Commentaire de:  N. Cournoyer
Je ne crois pas que l'on puisse en resentir les effets, en tout cas pas pour l'instant. Malgré l'inflation, cette augmentation n'est pas énorme. Au bout de la ligne on n'en verra pas la couleur!
Permalien 2006-08-29 10:32:27
Commentaire de:  Éric Grenier
@ El VinceL'IPC n'est pas la bonne mesure. Ce qu'il nous faut, c'est le revenu par famille disponible après impôt qu'il nous faudrait. Cependant, lors d'un interview que j'avais eu avec Jean-François Lisée (ex-journaliste, ex-conseiller des PM Bouchard et Parizeau, et maintenant directeur d'un centre de recherche à l'UdM), il m'avait montré des études qu'il avait fait à ce sujet, et montrait qu'en termes de pouvoir d'achat, une famille montréalaise de classe moyenne, disons un revenu combiné des deux de 70 000, avec enfants, avait un pouvoir d'achat nettement plus élevé qu'une torontoise dans la même situation. En fait, quand on a des enfants, de manière générale, les familles québécoises ont un pouvoir d'achat supérieur à l'Ontario et au reste du pays. Ça ne veut pas dire qu'elles sont plus riches, puisque la valeur de leurs avoirs, les maisons en particulier, sont plus bas ici qu'en Ontario.
Eric Grenier
Permalien 2006-08-29 10:30:15
Commentaire de:  El Vince
@ericg: J'ai trouvé l'IPC par province, par contre il s'agit vraiment de l'indice des prix relativisé à 1992 par province. J'aimerais plutôt un indice relativisé à la moyenne canadienne. Puisque l'on a les salaires moyens par province, on pourrait voir si les Québecois sont si "pauvres" que ça.
Permalien 2006-08-29 10:04:10
Commentaire de:  Yan Forget
Ça doit être l'Alberta qui fausse les données.
J'ai vu un reportage à enjeux qui disaient que le salaire annuel moyen frole les 90 000$ (Dans la région ou on extrait du pétrole près de Fort McMurray)

Disons que ça dois jouer sur les statistiques des chiffres comme ceux là...
Permalien 2006-08-29 06:48:47
Commentaire de:  Éric Grenier
@El Vince: je sais que ça existe, mais chacun a un peu ses propres méthodologies. À Statistique Canada, on préfère parler du coût de la vie par régions métropolitaines que par province. C'est plus précis. Mais règle générale, c'est dans les Territoires du Nord-Ouest, au Yukon et au Nunavut que le coût de la vie est le plus élevé. Genre, la pinte de lait à 4$... Le coût de la vie à Montréal est relativement élevé par rapport au reste du Canada, mais à Québec, Trois-Rivières ou Sherbrooke, c'est assez cheap (dans le sens que c'est moins cher, pas que vous êtes cheaps trifluviens...).
Je vais essayer de chercher ça demain, pour vous donner des chiffres plus précis.
Permalien 2006-08-28 17:07:22
Commentaire de:  El Vince
Hmmm, la hausse n'est peut-être pas si élevé, mais le Québec est au 4e rang pour le salaire moyen sur 10 provinces.

Éric, as-tu un tableau semblable mais pour le coût de la vie, question de voir dans quelle province les travailleurs ont le plus grand pouvoir d'achat?
Permalien 2006-08-28 16:36:55

Éric Grenier est chroniqueur et rédacteur en chef du Magazine Jobboom.
eric.grenier@jobboom.com
514-871-0222, poste 2287.
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