30/01/07Olymel, c'est NON
Les employés d'Olymel à Vallée-Jonction viennent tout juste de rejeter l'offre patronale. Je n'ai pas plus de détails pour le moment. Surveillez les niouzes...
Montréal est un trou
Montréal est un trou laid, moche, qui pue et qui fait fuir les touristes. C'est un peu ce qu'a dit le pdg de Tourisme Montréal, Charles Lapointe, lors d'une conférence à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain mardi. Il en veut pour preuve de nombreux commentaires d'internautes. Aussi, à l'aide d'une projection vidéo, il a montré les mégots par terre, les poubelles qui débordent, les déchets sur la voie publique, les bancs publics qui manquent de peinture, et alouette!
Or, la présidente de la Chambre n'a pas apprécié et accuser M. Lapointe d'être «démobilisateur.» Selon la Presse canadienne, M. le Maire Gérald Tremblay n'a pas apprécié non plus. Montréal a des p'tites merveilles à montrer aux touristes, mais comme le dit si bien M. Lapointe, on ne voit plus les petites horreurs qui ne manquent pas de sauter aux yeux des touristes en visite. Il faut être aveugle pour ne pas constater l'état lamentable de la ville. Qu'en pensez-vous? 29/01/07Le dilemme cornélien des gars et filles d'Olymel
Les employés d’Olymel à Vallée-Jonction doivent-ils accepter ou refuser l'offre du patron? Olymel exigeait auparavant des employés une coupe de 7000 $ par année dans leur salaire. Maintenant, l'effort est réduit à 2600 $. La différence, Olymel l'a trouvé dans les bénéfices marginaux. Par exemple, certains soins ne seront plus couverts par l'assurance collective; Olymel ne contribuera plus au REER collectif des employés, le nombre de jours fériés prévus dans la convention sera réduit. Mais en gros, les employés perdent quand même l'équivalent de 7000 $ par année.
S'ils refusent, ils perdent leur job. Mais la possibilité d'en trouver un autre demeure bonne, puisque la Beauce, région fortement manufacturière vit une une pénurie assez aigüe de main-d'oeuvre. Cependant, les salaires sont relativement bas en Beauce. Les chances de se trouver un travail aussi payant ne sont pas en leur faveur. S'ils acceptent, ils peuvent toujours perdent leur job, dans un an, dans deux, trois, on ne sait pas. La survie de l'usine n'est toujours pas assurée. Dans ce cas, ils perdent quand même leur emploi, en plus d'avoir perdu une, deux ou trois années à refaire leur vie. Pour les plus vieux, ça peut leur permettre de s'approcher de la préretraite ou de la retraite. Pour les plus jeunes, le contexte est différent. Certains, plus financièrement à l'aise, se sentent peut-être plus courageux de braver l'employeur. D'autres, plus endettés, avec des enfants, l'hypothèque, etc., auront peut-être moins le coeur à l'aventure. Alors, selon votre situation personnelle, dans quel sens voteriez-vous? PS: Message à mon ex, mais néanmoins très estimé collègue Pat Lagacé: Pat, si y'a des mots que tu comprends pas dans mon blogue, fais-moi signe, je t'enverrai la définition par e-mail. 26/01/07Racisme en emploi
Maintenant que la guéguerre médiatique s'est estompée au sujet du sondage sur le racisme du Journal, de TVA et 98,5 FM, on peut maintenant s'attarder aux choses réelles. Comme l'a fait le collègue Fabrice De Pierrebourg du Journal à propos d'un pauvre type d'origine arabe qui peine à se trouver du boulot malgré une formation et une expérience professionnelle des plus pertinentes. Las, il demande maintenant au Directeur de l'état civil de changer son nom pour celui de Alex! Ça rejoint exactement ce que nous avons déjà écrit au Magazine il y a quelques années. Le même CV, de la même personne, mais avec un nom québéco-québécois et puis avec un autre nom qui laisse supposer que ses aïeux n'ont pas labouré la Côte-de-Beaupré en 1670 donne des résultats pour le moins différents. Je vous copie ici l'extrait de l'article:
Les bons noms Aux États-Unis, les gens dont le nom est typiquement anglo-saxon ont de meilleures chances de décrocher un emploi que ceux qui portent un prénom ethnique, révèle une étude menée par des chercheurs de la Chicago Graduate School of Business et du Massachusetts Institute of Technology. Lorsqu'ils font une demande d'emploi, les candidats prénommés Greg, Neil ou Anne, par exemple, reçoivent deux fois plus de réponses des recruteurs que leurs compatriotes Rasheed, Aisha ou Ebony. Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont envoyé 5 000 demandes fictives en réponse à des petites annonces publiées dans les journaux. Il y avait autant de discrimination pour des postes de caissiers que pour des postes d'assistants au président, ont-ils remarqué. À Montréal, un immigrant maghrébin a tenté la même expérience. Karim Farhat, un Tunisien arrivé au pays il y a six mois, a d'abord répondu aux offres d'emploi sous un faux nom, avec des références québécoises équivalentes à son expérience tunisienne. Il a ensuite fait des demandes sous sa véritable identité. «J'ai reçu trois fois plus de réponses favorables et de convocations en entrevue avec un nom québécois», déplore-t-il. Quant à eux, les candidats haïtiens dont le nom ne laisse pas deviner l'origine ethnique provoquent parfois un émoi lors de l'entrevue, raconte Michel-Gary Obas, directeur du Centre d'appui aux communautés immigrantes (CACI). «Comme leur nom est français et peut ressembler à un nom typiquement québécois, les employeurs sont surpris de voir arriver une personne de race noire...» Burn-in!
Bon, le gars de l'hélicoptère groundé joue dans mes plates-bandes. Pour ajouter à l'information de Maxime, je vous suggère cet article du Magazine Jobboom sur ce phénomène du présentéisme, qu'on a appelé aussi burn-in.
25/01/07Mé vieux, c'est qui le taouin?
Un témoignage d'un monsieur Jérôme de Brossard qu'il m'a fait parvenir...
«Mon fils bénéficie actuellement de l'assurance emploi. Suite à la publicité du gouvernement et des syndicats à l'effet qu'il y a un manque de main d'oeuvre spécialisé, il a fait une demande afin de s'inscrire pour une formation en soudure. Réponse du fonctionnaire: vous n'êtes pas éligible, seul les assistés sociaux et ou les minorités peuvent s'inscrirent. De plus, si parfois il s'inscrit à ses frais à une formation, on retirera ses prestations.» À mettre dans le même registre que l'histoire racontée par Foglia ce matin, alors que l'Hôpital Sainte-Justine est obligée d'héberger un jeune patient à 800 $ par jour, parce que le CLSC du petit n'a plus les fonds pour lui payer des soins à domicile à 200 $ par jour... L'idiotie en forte croissance, bis
Comme vous avez bien aimé les idioties américaines dans le monde du travail et des affaires de l'autre jour, qui provenait du site de Money, j'aimerais répéter l'exercice, mais de façon locale, Canada/Québec. Je vous lance donc l'appel de trouver des exemples de bêtises du même esprit que le palmarès de Money, version sirop d'érable. Ça va être un peu plus difficile, parce que quand c'est loin, c'est plus drôle. Mais quand c'est à côté de nous, on rit jaune parfois. L'exemple des primes versés chez Hydro-Québec mentionné par M. Côté, est bon; si on était américain, on la trouverait drôle. Mais comme c'est notre argent, j'ai plus tendance à m'offusquer.
Anyway, allez-y, à vos claviers! De mon côté, j'y pense itou. 23/01/07L'idiotie en forte croissance
Une compagnie aérienne qui remet aux employés licenciés un guide titré 101 façon de sauver de l'argent, où on leur conseille notamment de fouiller dans les vidanges, de faire soi-même sa nourriture pour bébé et d'aller prendre des marches dans le bois comme manière économique de draguer;
Une ex-employée qui obtient 1,8 million de dollars en dommages et intérêts parce qu'elle a été forcée de manger de la nourriture pour bébé, de porter des couches et de recevoir la fessée lors d'un exercice de team-building imposé par son employeur; Le président de l'équivalent du CRTC aux Etats-Unis, qui apparaît dans une photo de magazine, au lit avec le patron d'une chaîne radio dont il a le mandat de réglementer; 400 employés de Radio-Shack ont appris la perte de leur emploi par courriel, un courriel qui disait ceci: «un avis de réduction de la main-d'oeuvre est présentement en vigueur. Malheureusement, votre poste est l'un de ceux éliminés.»; Les pionniers de l'industrie de la cryogénie - geler le corps des morts - eux-mêmes freezer pour l'éternité, ont dégelé à la suite d'une défaillance du congélo. Leur fils les a par la suite incinérés; Une banque américaine qui oblige la centaine d'employés qu'elle vient de mettre à la porte de former leurs remplaçants indiens s'ils veulent recevoir leur primes de séparation; Tout ça et bien d’autres dans les 101 Dumbest Moments in Business du magazine américain Money… L'université gratuite? Certainement oui et surtout pas...
Une nouvelle étude apporte de l'eau au moulin des tenants de la gratuité scolaire à l'université. Selon les auteurs, de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS), il en coûterait au trésor québécois 550 millions de dollars par année pour rendre l'université gratuite. Un chiffre qui m’apparaît à première vue crédible.
Ce débat qui fait rage depuis des lunes n'est pas à la veille de s'éteindre. Car, les arguments sont convaincants dans un sens comme dans l'autre. Dans le cas de l'étude de l'IRIS, un bémol s'impose d'emblée: il n'est nullement mention de l'effet de la gratuité sur la longueur des études. Car, la nature humaine étant ce qu'elle est, quand c'est gratuit, on a tendance à toujours abuser un ti peu. On prolonge, on tarde, on accorde moins de valeur à ce qu'on reçoit gratuitement. Ce facteur a des conséquences bien réelles sur les coûts imposés au système. Pour vous donner une idée des arguments des deux côtés, je vous envois à une chronique que j'avais écrite l'an dernier sur cette question, et qui me faisait dire, que dans ce débat, on pouvait affirmer que la Terre était à la fois ronde et plate. 22/01/07Du carburant pour la théorie de Lulu
Statistique Canada donne du carburant à la théorie de Lulu, à savoir que les Québécois travaillent peu. Les données publiées ce matin sur le site de l'agence fédérale démontrent une fois de plus que de toutes les régions du Canada, c'est au Québec qu'on travaille le moins. Ce qui est intéressant cette fois-ci, ce sont toutes les nuances qu'apportent Stat Can sur le sujet. Par exemple, la proportion de Québécois qui travaillent peu (moins de 1500 heures par années) est nettement plus faible que pour les Canadiens de l'Atlantique et de la Colombie-Britannique. Par contre, le nombre de salariés qui se tuent à l'ouvrage est deux fois moins élevé ici qu'ailleurs au pays, tandis que ceux qui travaillent moyennement sont presque deux fois plus nombreux au Québec que dans la plupart des régions du pays. On remarque aussi qu’on travaille très longtemps dans les Maritimes et les Prairies, même si le niveau de vie y est dans la plupart des cas plus bas qu'au Québec. Cela pourrait probablement s'expliquer par la nature des emplois dans ces régions, comme l'agriculture, où c'est connu, on bosse d'un soleil à l'autre pour parfois rien. Mais de manière générale, les analystes de Statistique Canada estiment qu’on en sait trop peu sur les facteurs qui contribuent aux différences régionales pour les heures travaillées pour émettre des opinions ou des solutions précises. Une contribution intéressante au débat.
19/01/07Message à un vieux chum
Il y a quelques mois sur cette tribune, nous avions parlé de burn-out et de dépression. Oh! Boy! Que j'ai été renversé par certains de vos propos imbibés d'ignorance, de mépris, de bêtise, d'égout. Heureusement, d'autres ont intelligemment varlopé les connards mieux que je ne l'aurais fais moi-même. Vous savez, le genre qui vont faire un p'tit tas sur le trottoir puis qui vont se cacher par la suite dans le trou d'égout pour épier les imbéciles que nous sommes à passer notre temps à ramasser leur petite merde?
Aujourd'hui, nous avons une preuve de plus, comme s'il en fallait une, que le travail rend fou. Mon ami Dominic Arpin est tombé au combat. S'il y en a un qui aime son travail, qui en donne autant que le client - nous les lecteurs et téléspectateurs - en demande, qui est fait fort physiquement et mentalement, qui est tout sauf con, c'est bien lui. Ayant moi-même vécu un épisode semblable, mais de manière extrême, je ne peux que l'implorer de mettre les deux pieds sur les freins. De ne pas se laisser influencer par un entourage professionnel qui exigerait un retour précipité. J'ai eu la chance de pouvoir compter sur des collègues et des patrons qui ont mis mon intérêt loin devant celui de l'entreprise, et je ne peux que souhaiter la même chose à Dom. Allez mon vieux, take care, et OUI, prendre une broue avec des chums, ça fait partie de la thérapie! 18/01/07Faire du cash en 2007!
C'est le moment de ma plogue mensuelle: depuis lundi dernier, la toute nouvelle édition du Magazine Jobboom est en kiosque. À la une: où et comment faire du cash en 2007. Les 7 chanceux de 2007 qui verront leur salaire augmenter le plus cette année. Et puis, une carte de pirate qui vous mènera vers des trésors cachés, soit une dizaine de patelins du Québec qui ressemblent davantage à l'Alberta qu'au Québec. Parce que oui, il y a moyen dans la province immobile de faire la piastre. Une enquête inédite, et étonnante de notre as reporter Marie-Hélène.
Aussi dans ce numéro: des pilotes qui dorment aux commandes, un reportage en direct du nord de l'Inde qui semble avoir trouvé une autre façon de nous vider les poches, et une photo cochonne à la dernière page du magazine. Il y a aussi ma chronique, mais pour vous chers blogueux, ça vous paraîtra du réchauffé. Un sujet dont on a déjà discuté ici... C'est votre privilège! Je vous encourage à prendre la version papier, parce que notre Mélanie à la direction artistique travaille très fort pour rendre le Jobboom toujours plus beau d'un numéro à l'autre. 17/01/07On ne congédie pas un maniaque
AVERTISSEMENT: CET ARTICLE S'ADRESSE À UN PUBLIC ADULTE ET AVERTI. IL CONTIENT DES AFFAIRES DE COLS BLEUS, DE FONCTIONNAIRES, D'AVOCATS ET DE SYNDICATS. BREF, LA PRESQUE TOTALE, MANQUERAIT JUSTE UN COMPTABLE VERREUX ET UN POLITICIEN... Une histoire à faire pleurer de rage que l'éditorialiste du Devoir Jean-Robert Sansfaçon dénonce avec raison... Un arbitre en relations de travail, qui lui, visiblement, a manqué considérablement de jugement, annule le congédiement d'un col bleu de la Ville de Montréal visiblement crackpot et dangereux pour la santé mentale de ses collègues et supérieurs. À lire en se retenant pour ne rien frapper... Le tout, à 225 $ de l'heure d'incompétence crasse.
16/01/07Poulet de Canard
Ça s'invente pas: lu dans un communiqué qui vient de sortir sur le fil de presse...
«Les Aliments Maple Leaf a annoncé aujourd'hui qu'elle fermera son installation de traitement de la volaille fraîche à Canard, en Nouvelle-Ecosse, à la fin du mois d'avril 2007.» Du poulet de Canard! C'était mon p'tit sourire de fin de journée... Encore de la discrimination?
J'avoue avoir de la difficulté avec cette position de la Fédération étudiante universitaire du Québec. Passe qu'une fédération étudiante s'objecte à une hausse des frais de scolarité. Cela va presque de soi, et le contraire étonnerait vraiment. Mais qu'elle dénonce la surfacturation imposée aux étudiants étrangers qui fréquentent McGill, je la comprends pas. Ainsi, les étudiants provenant de d'autres pays qui étudient au Québec doivent acquitter des frais de scolarité cinq fois plus élevés que ceux demandés aux Québécois. À McGill, on leur demande un effort supplémentaire, soit sept fois plus. Où est le problème? Surtout que nos institutions universitaires souffrent d'un sous-financement chronique qui est sur le point de faire craquer le réseau.
D'autant plus que la majorité des étudiants internationaux qui fréquentent McGill retournent dans leur coin de planète une fois les études terminées, et, pour ainsi dire, ne contribuent en rien à la collectivité. D'autant plus qu'ils sont issus pour une bonne part de familles hautement privilégiées dans leur pays, dont probablement quelques filles et fils de despotes. Quel principe défend-on ici au juste? Celui du respect de la loi? Car si McGill se permet de violer ce pan de la loi sans recevoir l'opprobre de son bailleur de fond - le gouvernement - pourrait-elle peut-être d'être tenté dans violer d'autre, du côté des frais afférents, entre autres. Si c'est le cas, c'est louable, mais c'est loin d'être clairement exprimé, et là, je demanderais plutôt un changement à la loi afin de déplafonner les frais de scolarité aux étrangers pour réduire l'appétit des universités envers mes membres. Mais défendre l'accès à l'éducation supérieure québécoise à des fils de sultans, au nom d'une opposition à la discrimination factice... hum, comme dirais l'autre, pas sûr... 15/01/07Le capitalisme s'autodétruira...
Le capitalisme d'aujourd'hui est mené par une bande de rapaces immoraux et illégitimes, qui vont le mener à sa perte. C'est l'analyse extrêmement bien appuyée de l'ex-premier ministre français Michel Rocard, qu'a publié le quotidien Le Monde et dont le Devoir nous rend le service de la reprendre dans son édition d'aujourd'hui. Il nous rappelle à juste titre Henry Ford, et je cite: «Henry Ford, constructeur automobile américain (1863-1947), ne fut pas seulement pendant une quinzaine d'années le plus gros industriel du monde. Il fut aussi l'un des sauveteurs du capitalisme frappé gravement par la crise de 1929: c'est la politique des hauts salaires, dont il est l'inventeur, qui assura le redémarrage de la consommation. C'est dire toute l'importance de ses intuitions.
«Il aurait affirmé à diverses reprises que le capitalisme ne saurait vivre et se développer sans respecter une éthique rigoureuse. Il était à ses yeux mauvais -- moralement -- qu'un chef d'entreprise se paye plus de quarante fois la rémunération moyenne de ses employés. Lui-même respectait cette règle à son propre endroit.» Les capitalistes sont-ils comme le scorpion dans la bonne blague africaine, qui traverse la rivière sur le dos d'un hippopotame et qui le pique quand même, parce que c'est sa fonction naturelle? Ou bedon sont-ils plus intelligents? 12/01/07Accommodement raisonnable pour l'armée américaine?
Alors, les amis, qu'est-ce qu'on fait avec ça? Le client de Bell Hélicoptères exige de son fournisseur qu'il écarte une vingtaine d'employés de l'assemblage des appareils militaires assemblés à l'usine de Mirabel. Seul prétexte: ces ouvriers spécialisés ont la double citoyenneté canadienne et d'un pays jugé menaçant pour la sécurité des États-Unis. C'est le cas entre autres d'un employé d'origine syrienne - la même que René Angélil, cela dit! - avec plus de 20 ans de bons et loyaux services à Bell. À noter, les employés ne sont pas congédiés, ils sont réaffectés à d'autres tâches.
Le dilemme moral maintenant: doit-on agréer aux demandes du client, ou refuser de se prêter à cette pratique discriminatoire et perdre des milliers d'emplois? Je dois vous avouer bien humblement que je suis déchiré... On ne peut pas avoir une opinion tranchée tout le temps, tout n'est pas tout le temps noir et blanc. Québec solitaire - Bis
D'abord un commentaire de ma part quant à vos intéressantes réactions au message d'hier sur la prétendue solidarité des Québécois. Plusieurs, peut-être même une majorité, ont réagi en disant qu'ils payaient suffisamment comme ça pour ne pas subir des compressions de services de la part de l'État. Très bien, c'est un argument parfaitement légitime et très défendable. Je penche moi-même parfois vers cette réflexion, mais il y a de quoi qui me chicote, qui n'est pas réglé dans ma tête: puisqu'une majeure partie de la dette de l'État québécois est composée de factures d'épiceries impayées, et non pas d'investissements dans les infrastructures, n'est-ce pas un signe qu'on s'est offert des services chromés sans avoir les moyens de les payer? Comme une université presque gratuite? Surtout que nos institutions universitaires sont sur le point d'être rétrogradées au rang d'écoles du troisième ordre? Et que notre refus de se départir de ces services (jamais je ne me viendrais à l'idée, moi-même, de revenir au Québec d'avant les garderies à 7 $) tiens davantage de la protection de ses acquis?
Deuxièmement, deux réactions sur le même sujet: celle de l'éditorialiste Josée Boileau du Devoir, un point de vue différent du mien, mais fort intéressant, puis celle du chroniqueur de La Presse et du Soleil Alain Dubuc, qui a une opinion identique à la mienne. Ça par exemple, ça me trouble un ti peu.... N'empêche, deux point de vue qui nuancent bien le débat. À noter dans le texte de Josée, elle a vu les questions de CROP, et paraît-il qu'elles étaient très biaisées en faveur des Lucides, et pourtant... 11/01/07Le Québec Solitaire
Les Québécois sont-ils des Solidaires ou des Lucides? De la gang à Lucien ou de la bande Françoise? À la lumière d'un vaste sondage CROP, certains groupes, dont Québec Solidaire, le parti de Françoise David, et les syndicats, affirment, sans ambage, que le Québec est du côté des solidaires...
Permettez-moi d'en douter. Ainsi, comment se fait-il alors que Québec Solidaire, qui a bénéfécié d'une vaste couverture médiatique, avec des personnalités connues à sa tête, parvient même pas à se hisser devant l'énigmatique Parti Vert du Québec, et son très inconnu chef, dans les sondages? Non, le Québec n'est pas Solidaire, il est Solitaire. Il refuse de payer plus, comme l'électricité et l'université, pour permettre de réduire la dette. Pourquoi? Parce que ça ne leur donne personnellement RIEN! Mais payer pour passer devant la file de galeux de l'Est à l'hôpital? You BET! Tu parles d'une belle solidarité... Un ticket modérateur qui toucherait tout le monde? JAMAIS!Autrement dit, oui aux sacrifices, dans la mesure où personnellement ils en profitent. Même si collectivement, ça nous amène au désastre. Même si ça va à l'encontre du bien commum, ou de ce que Robert Bourassa appelait les intérêts supérieurs du Québec. À moi le docteur, les pauvres attendront que je le libère. Les Québécois ne cherchent pas la solidarité, la sociale-démocratie, ils veulent que l'État s'occupent d'eux et de leur nombril, et se foutent bien s'il ne s'occupe pas du voisin. Tant pis, y'a juste à aller travailler... Les Québécois se disent solidaires, mais ce qui les intéresse le plus, ce sont les politiques sociales qui assurent leur confort individuel. Ça n’incarne pas une générosité de société. Bonhomme n'est plus syndiqué!
Ça parle au maudit. On doit être au bord d'une révolution. C'est comme l'Étoile du berger, c'est le signe que quelque chose doit arriver. Mais quoi? Mais quoi? Je ne le sais pas, mais nous apprenons ce matin que Carnaval, Bonhomme de son prénom, s'est désaffilié de son syndicat, les Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce. La même fédération syndicale qui s'agite beaucoup autour des Wal-Mart.
Ainsi, la vingtaine des nouveaux employés qui personnifient la grosse boule de slush n'ont pas vu l'utilité d'être syndiqués. Contrairement à la précédente équipe, dont les relations avec la direction du Carnaval de Québec étaient tendues. Comme on disait au village, ils étaient à boules de neige tirées. Est-ce que quelqu'un ici aurait l'amabilité de nous informer des activités de Bonhomme, hors-Carnaval, c'est-à-dire, est-ce une job à temps plein à l'année longue? Par ailleurs, vous aurez peut-être remarqué que Bonhomme, comme d'autres starlettes québécoises - Ron fournier, Bob Gainey et Lucie Laurier - apparaît dans une publicité télé de St-Hubert, grâce à laquelle il verse son cachet à la Fondation du centre mère-enfant du CHUL. PS: Remarquez cette photo de Bonhomme, il a la même posture que Jean Lapierre, le chef à vie des cols bleus de Montréal, sur son socle! ![]() 09/01/07La g.e. frappe encore!
Mes p'tits syndicaleux et capitaleux d'amour, votre très honorable Maître du blogue a fait un Saku Koivu de lui-même et s'est administré une sapristie de g. e. J'évite de prononcer son nom au complet, de peur que ça la rende plus contagieuse. C'est la raison pour laquelle j'ai été silencieux hier. Et pour une seconde journée, je m'abstiens de m'approcher du bureau. On est une p'tite équipe, et si fallait que je contamine deux personne, on est dans la chenoutte. Trois personnes, y'a pas de magazine qui sort en février prochain!
Je pense que c'est sage. De votre côté, la g.e. (ne pas confondre avec la g.g., notre gouvernante généreuse) fait-elle des ravages dans vos milieux de travail? Êtes-vous comme le Canadien, et venez d'en perdre deux de suite à cause de cette maudite bibitte? 05/01/07Les Darwin Awards
Bon, on a été dense pour une première semaine d'activité après les Fêtes, faque on va se permettre à 14h30 d'être légers. Voici les Darwin Awards 2006, ces prix remis à des gens pas très fûtés qui se sont tués dans des circonstances dignes de la vie des Slomeau. S'ils sont ainsi honorés, c'est que leur mort permet d'améliorer le bassin génétique humain, selon la bonne vieille théorie de Darwin.
Médaille d'or Jason Ackerman et Sara Rydman, deux tarlas âgés de 21 ans, sont décédés après être entrés dans le ballon d’une petite montgolfière, histoire de voir quel buzz produisait l’hélium. La montgolfière, installée pour faire la promotion d’un développement résidentiel a été rabaissée au sol par les deux jeunes, puis ils y ont mis leurs têtes. Ils sont morts quelques minutes plus tard par manque d’oxygène. Médaille d'argent Un twit de 26 ans du Bélize est mort électrocuté par la foudre alors qu’il s’amusait à faire voler un cerf-volant retenu par un fil de cuivre lors d’un violent orage électrique. Le twit en question, était électricien. Médaille de bronze Un taouin de classe mondiale du Brésil a tenté en vain de détruire une grenade en roulant dessus avec sa voiture. Avance, recule, avance, recule, avance, recule, rien n’y fait. Sort de la bagnole et frappe dessus avec une masse. Il meurt, détruit six voitures et l’édifice où il travaillait. Bon week-end les amis! Emploi au Québec: ça va mal!
Ne vous laissez pas distraire par les messages en provenance de Québec aujourd'hui à ce sujet : un taux de chômage record, dans le bon sens du terme. À 7,5 %, ça ne s'est jamais vu de mémoire de statistiques.
Mais comme le dise les bûcherons, c'est la lisière d'épinettes qui cache la coupe à blanc. En 2006, l'emploi n'a progressé que de 0,9 % au Québec. Une croissance faite de miettes de rien par rapport à la moyenne nationale. Autrement dit, pour une quatrième année consécutive, le Québec n'a pas su profiter d'un contexte économique généralement favorable à l'échelle du continent pour nourrir convenablement son marché de l'emploi. En fait, si le taux de chômage baisse au Québec, c'est qu'il y a de moins en moins de monde en état de travailler! Voici ce qu'en disent les économistes de Desjardins: 34 000 emplois créés en 2006, pour une croissance de 0,9% Croissance au Canada: 2,1 % Croissance en Ontario: 1,8%, donc... deux fois plus qu'au Québec, pour un total de 113 000 emplois, dont 46 000 seulement en décembre dernier!!! En moyenne annuelle (c'est à dire qu'on compte le nombre d'emplois total pour chacun des mois, pis on divise par 12), le bilan est un peu plus reluisant, avec une croissance de 1,3 % pour le Québec, 1,5% pour l'Ontario, et 1,9% pour le Canada. Mais les économistes de Desjardins n'insistent pas trop sur cette manière de calculer, et moi non plus. Ça indique mieux la tendance générale durant l'année, mais ça reflète très mal la réalité du terrain. Ce que vivent les gens de Goodyear à Valleyfield ce matin, ce n'est pas une tendance, mais la vraie vie! Car une chose est sûre, il y a 34 000 de jobs de plus ce matin qu'à pareille date l'an passé. Pas 48 000. Cependant, il est d'ores et déjà assuré que le gouvernement parlera non pas de 34 000 emplois de plus, mais de 48 000 puisqu'il utilisera la moyenne des 12 mois. 04/01/07Pour ou contre le salaire minimum?
L'Ontario a confirmé hier une quatrième hausse consécutive du salaire minimum légal. Il passera de 7,75 $ de l'heure à 8 $. Il sera le plus élevé des provinces canadiennes, à égalité avec le Québec (à partir du 1er mai prochain) et la Colombie-Britannique, où il a atteint ce niveau depuis belle lurette déjà. En Alberta, il est de 7 $. Dans les territoires (Yukon, Territoires du Nord-Ouest et Nunavut), il varie de 8,25 $ à 8,50 $. C'est au Nouveau-Brunswick où le salaire minimum est le moins généreux, à 6,70 $.
Aux États-Unis, contrairement au Canada, le gouvernement fédéral fixe un salaire minimum de base selon lequel tous les travailleurs du pays sont soumis. Il est gelé à 5,15 $ de l'heure depuis 1997. Il y a deux semaines, le président George W. Bush s'est dit favorable à une hausse graduelle de 2,10 $ au cours des deux prochaines années. Cependant, certains états peuvent renchérir. C'est le cas des états les plus performants et puissants sur le plan économique, comme la Californie, Washington, New York, Massachusetts, Illinois et Floride, où les plus bas salariés gagnent entre 6,10 et 7,25 $ de manière générale. Mais comme on ne fait rien de simple aux States, certaines villes légifèrent aussi! San Francisco met la barre à 8,50 $. Tout ce long préambule pour vous poser la question : pour ou contre le salaire minimum. Certains sont favorables à un salaire minimum élevé, d’autres bas, d’autres bas, mais à la condition du versement par le gouvernement de primes salariales d’appoint, et des plus pingres pas pantoute de salaire minimum. Je vous invite donc à répondre à cette question, et surtout, d’en débattre, dans l’espoir que chacun des points de vue énuméré ci-haut trouve son défendeur. À vos claviers! 03/01/07Wal-Mart meilleur employeur!
Wal-Mart, meilleur employeur? La nouvelle étonne certains, mais déjà, le Magazine Jobboom s'était intéressé au phénomène des Meilleurs employeurs. Vous y apprendrez par quel conjonction des planètes le détaillant mal aimé de certains, réussi à s'infiltrer dans ces palmarès des meilleurs employeurs.
He's back!
Eh! Oui, je suis de retour de ce très long congé (ou courtes vacances), mais contrairement à la formule éprouvée, pas plus en forme que jamais. Mettons qu'il va y avoir une petite période de sevrage. Il approche midi, et j'ai comme un petit goût de bière là... Sur ce, puisque tout le monde vous a déjà souhaité de la santé et du bonheur, je vous souhaite plutôt pour l'an de grâce 2007 de l'argent, beaucoup d'argent, une meilleure job et du travail à la pelle. Parce que, pour paraphraser le faux Lucien du Bye Bye de RBO, pensez-vous que les Chinois passent leur temps à surfer sur les blogues? Allez soignez nos malades, éduquer nos enfants pis réparer nos routes. Vous dormirez quand vous serez morts!
Allez, souriez quand même...
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