12/01/07

Permalink 10:52 am, Éric Grenier / , 305 mots  

Québec solitaire - Bis

D'abord un commentaire de ma part quant à vos intéressantes réactions au message d'hier sur la prétendue solidarité des Québécois. Plusieurs, peut-être même une majorité, ont réagi en disant qu'ils payaient suffisamment comme ça pour ne pas subir des compressions de services de la part de l'État. Très bien, c'est un argument parfaitement légitime et très défendable. Je penche moi-même parfois vers cette réflexion, mais il y a de quoi qui me chicote, qui n'est pas réglé dans ma tête: puisqu'une majeure partie de la dette de l'État québécois est composée de factures d'épiceries impayées, et non pas d'investissements dans les infrastructures, n'est-ce pas un signe qu'on s'est offert des services chromés sans avoir les moyens de les payer? Comme une université presque gratuite? Surtout que nos institutions universitaires sont sur le point d'être rétrogradées au rang d'écoles du troisième ordre? Et que notre refus de se départir de ces services (jamais je ne me viendrais à l'idée, moi-même, de revenir au Québec d'avant les garderies à 7 $) tiens davantage de la protection de ses acquis?
Deuxièmement, deux réactions sur le même sujet: celle de l'éditorialiste Josée Boileau du Devoir, un point de vue différent du mien, mais fort intéressant, puis celle du chroniqueur de La Presse et du Soleil Alain Dubuc, qui a une opinion identique à la mienne. Ça par exemple, ça me trouble un ti peu.... N'empêche, deux point de vue qui nuancent bien le débat. À noter dans le texte de Josée, elle a vu les questions de CROP, et paraît-il qu'elles étaient très biaisées en faveur des Lucides, et pourtant...
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Commentaires:

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Commentaire de:  Normand ajoindre
Oui, c'est une des raisons, dans certains cas services trop chromés. Les pires, ce sont ceux que les fonctionnaires ont cherché à développer. Je me souviens d'un CLSC qui était établi dans un territoire depuis un an et la direction a embauché un consultant qui est venu effectuer une étude avec les employés afin de trouver des moyens pour faire augmenter "la demande". Comme de fait, ce CLSC est devenu plus occupé et il a fallu engager d'autres employés et trouver de plus grands locaux. Ainsi que la facture aux contribuables.
Permalien 2007-01-12 12:05:03

Éric Grenier est chroniqueur et rédacteur en chef du Magazine Jobboom.
eric.grenier@jobboom.com
514-871-0222, poste 2287.
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