19/01/07Message à un vieux chum
Il y a quelques mois sur cette tribune, nous avions parlé de burn-out et de dépression. Oh! Boy! Que j'ai été renversé par certains de vos propos imbibés d'ignorance, de mépris, de bêtise, d'égout. Heureusement, d'autres ont intelligemment varlopé les connards mieux que je ne l'aurais fais moi-même. Vous savez, le genre qui vont faire un p'tit tas sur le trottoir puis qui vont se cacher par la suite dans le trou d'égout pour épier les imbéciles que nous sommes à passer notre temps à ramasser leur petite merde?
Aujourd'hui, nous avons une preuve de plus, comme s'il en fallait une, que le travail rend fou. Mon ami Dominic Arpin est tombé au combat. S'il y en a un qui aime son travail, qui en donne autant que le client - nous les lecteurs et téléspectateurs - en demande, qui est fait fort physiquement et mentalement, qui est tout sauf con, c'est bien lui. Ayant moi-même vécu un épisode semblable, mais de manière extrême, je ne peux que l'implorer de mettre les deux pieds sur les freins. De ne pas se laisser influencer par un entourage professionnel qui exigerait un retour précipité. J'ai eu la chance de pouvoir compter sur des collègues et des patrons qui ont mis mon intérêt loin devant celui de l'entreprise, et je ne peux que souhaiter la même chose à Dom. Allez mon vieux, take care, et OUI, prendre une broue avec des chums, ça fait partie de la thérapie! Commentaires:Vous désirez réagir à cet article? Connectez-vous au Passeport Canoë pour laisser un commentaire.Vous désirez joindre le modérateur pour lui signaler des abus sur ce blogue? Cliquez ici.
Il faut un équilibre en tout.
Il faut mettre du temps dans chaque "département" de notre vie sinon l'un deux va finir par en souffrir, et nous-même par la même occasion. À moins de n'avoir qu'une seule ambition, qu'un seul champ d'activité dans notre vie et personne d'autre pour en souffrir ou pour mettre une pression extérieure. Parce que quand la femme et les enfants souffrent de nos absences prolongées ou qu'ils nous font constamment des reproches, ou des airs "piteux", ça devient vraiment LOURD et ça peut brûler son homme en peu de temps...
C'est le fun se surmener. On expérimente alors une forme de supériorité, notre implication est tout à fait entière, nos interventions sont rapides et efficaces. Même que l'on peut se voir meilleur que les autres durant cette phase. D'où la "drive" pour travailler, produire. Des hormones sont produites qui font que l'on se sent bien. Au point qu'on délaisse des standards de qualité, tels que déléguer, planifier, ne pas toucher à ce qui appartient à un autre comme tâches. En travaillant de cette façon "à plein", un des avantages dont on croit bénéficier est qu'on n'a même pas le temps de penser à notre vie, alors cela élimine beaucoup de problèmes (l'autruche)qui pourraient apparaître dans notre pensée ... jusqu'à ce que leurs conséquences viennent nous rejoindre (le boomerang). Alors c'est la déconfiture. Et, plus que jamais, faut faire l'autruche et rechercher dans notre travail des occasions d'évasion telles que placoter avec une collègue même si on sait que notre boîte vocale s'emplit pendant ce temps-là ...
Alors comment le marasme a-t-il commencé ? 1èrement : ignorance de ce genre de piège 2ièment : le manque de vision
@ Pascale Dalcourt
Un seul mot me viens en tête pour ta suberbe opinion; BRAVO Pascale Triple bravo même, voici un exemple d'une nouvelle attitude positive face à la vie. Merci d'avoir partagé ce merveilleux commentaire.
Le remède à un burnout est la médication et prendre une vacances. Ceux qui s'obstinent et se croient trop forts pour y voir, tombent.
@Mon Opinion: La pression que l'on s'impose à nous-mêmes est terrible: On doit travailler, on doit être productif, on DOIT. Les compagnies nous font sentir 'faible' - de là les travaillants, ceux qui continuent et se brûlent davantage, et les 'lâches', ceux qui ne veulent pas mener plus loin le combat. C'est difficile de nos jours de prendre le temps; On est des #, on en est conscient. Si on ne fait pas la job, il y en a des centaines en ligne prêt à faire le triple de nous... ou bien, c'est ce que l'on aime à croire et une tactique de productivité, point.
Dominic, dans son cas, passe par les mêmes phases que n'importe qui d'entre nous, on pourrait même l'entendre soupirer 'mais si je délaisse le blogue un peu, les internautes vont aller ailleurs, je ne serais plus d'actualité avec le retard que je vais prendre, etc. etc.' Oui oui, culpabilise en plus Dominic, très bon pour le moral! (sarcasme, ici). Alors, je crois que tous les blogueurs devraient lui laissez comprendre qu'il se doit, pour lui, sa santé et sa famille, délaisser le travail un peu et se consacrer à sa vie, se reposer, remettre les choses en place. Oui, Éric, emmêne-le prendre une bière.. ou deux ;)
Et bien , un autre qui tombe au combat.
J'ai vécu la même chose en 2000, retour forcer par une compagnie de téléphone au bout de 3 mois malgré l avis contraire du médecin. Résultats deux ans plus tard rechute horrible qui a durée plus de deux ans et dont je traine encore des cicactrices. Donc Il ne faut pas niaser avec celà car la reprise de notre nous-même est tres difficile
Je crois personnellement que la vie n'est qu'une question d'équilibre. Équilibre dans tous les domaines de vies. WOW! facile à dire, mais à faire est une autre paire de manches.
Il y a 24 heures dans une journée 8 heures de travail 8 heures de loisirs 8 heures de sommeil Ainsi.... la vie est plus belle.
@Dominic Arpin
Prends ton temps, repose toi,j'ai eu un membre de ma famille qui a fait un burn-out (dépression)et je l'ai supporté du mieux que j'ai pu et au meilleur de ma connaissance .Va prendre une bière avec tes chums ,comme le dit si bien ton collègue Éric,oui ça fait partie de la thérapie. Profite da la vie...de TA vie.Le temps est un bon guérisseur. Bonne journée Marie-O.
@ Pascal Dalcourt : BRAVO!
C'est exactement ça! Moi aussi, ma réussite ne se traduit pas par mon solde de compte en banque. Quand je regarde ma famille , heureuse, je me dit que c'est ça la vrai richesse. Et moi, on me disait que ce n'étais pas bien de rester à la maison, quel vie je pourrais lui offrir! Chaque sourire et chaque "je t'aime maman" confirme que j'ai fait le bon choix..Mais maintenant, je sentais le besoin de faire quelque chose pour moi, de là le retour aux études... Bon, je vous quitte, ça fait 3 jours qu'il neige sans arrêt ici, alors on s'en va faire un bonhomme! Bonne journée!
Il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que MAINTENANT!
Il faut cesser de reporter nos petits plaisirs à plus tard, et dieu sait que ce n'est pas facile; du temps, nous n'en avons pas! Nous travaillons 50 semaines par année pour 2 semaines de vacances...Société civilisée??? Je suis étudiante en psychologie, à la maison avec la téluq, et mon petit bonhomme de 3 ans. J'ai décider il y a 7ans, de mettre ma carrière en attente, à la venue de mon premier garçon. Ce fût les 7 plus belles années de ma vie. Nous n'étions pas riche monétairement, mais j'avais du temps! J'étudie de nuit, car je me sentais trop coupable de plonger dans mes livres pendant qu'il regardait la télé.. C'est difficile, parce que les 2 sont des priorités, mais naturellement les garçons passent en premier. J'habite jonquière et mon conjoint travaille à Montréal. On travaille fort pour avoir une belle vie, on met les priorités aux bonnes places, pas le choix! Tout le monde vit des difficultés, il faut juste se connaître et apprendre à s'écouter. Je suis passionnée par mes études, nous sommes vraiment extraordinaires nous les humains! Bonne journée, et gardez le sourire, la vie est belle quand on l'apprécie!
Il y a deux façons de voir les choses, les 'travaillants' et les 'lâches'. J'ai été parmis les 'lâches': Travaillais mon 40 heures, 20 heures dans le traffic, étude des lois le soir et overtime à la maison, mère monoparentale. J'avais pas le choix, que je me disais. Je me levais tôt et me couchait tard pour avoir le temps de faire tout ce que j'avais à faire, du lavage au lunch. J'avais 24 ans lorsque c'est arrivé: Crise d'angoisse, pleurer pour absoluement rien, fatiguée, manque de concentration, hypoglycémie, etc. Tout jouait contre moi. Ma coche, je l'ai pêté. BOOM! La 'lâche' a sacré la job là, lâchez les études. On change de domaine et on travaille moins loin. Je me sentais comme un hamster prit dans sa roulette sur le 'spin': Je devais sortir de là. J'ai remis mes priorités en place: Ma vie, ce n'est pas ce qui se passe au bureau, ce n'est pas au travail, c'est lorsque j'arrive chez moi, c'est lorsque je prends le temps de jouer avec fiston au lieu de travailler ENCORE, c'est lorsque je soupe avec des amis. C'est ça, la vie. C'est prendre son café relaxe en ne pensant à absoluement rien d'autre que l'odeur qu'il dégage (combien de fois le faites-vous, sérieusement???) Alors si cette période de ma vie est de la 'lâcheté', eh bien c'est grâce à cette 'lâcheté' que je suis heureuse aujourd'hui! Réussir dans la vie est une chose, et j'aime de loin réussir MA vie.
Ne lâchez surtout pas votre chum Dom, c'est en plein le temps d'être présent pour lui. Justement hier, à Biographies c'était Gaétan Girouard, un semblable à Dom qui croyait passer au travers de tout et que rien ne pouvait le détruire jusqu'à ce qu'il se mette à douter. Les témoignages des camarades de travail autour de lui sont unanimes "Avoir su, je lui aurais parlé!". Il ne faut pas attendre, même si Dom n'est pas au même point que Gaétan, il ne faut pas lui donner la chance de si rendre. Il faut même parfois être ferme et le chicaner, car je l'ai fait avec un ami qui a fait une tentative voilà une dizaine d'années et il me remercie encore de l'avoir brasser au bon moment. Soyez vigilants, on veut le garder encore longtemps notre Dom national.
Bonjour!
Moi l'an dernier j'ai tombé pour la deuxième fois en quatre ans. La première fois en 2002 je me suis tappé une dépression majeure car cela faisait 6 ans que je rentrais de reculons à mon travail et cela m'a tué intérieurement. L'an dernier mon nouvel employeur m'a forcé à retourner chez-moi et prendre soins de ma santé car moi-même je ne m'en était pas rendu compte,d'autre par-contre oui. Je suis technicien en informatique et je supportais un parc informatique de 500 personnes et prennais toutes les responsabilitées sur mon dos. Je suis passionné par mon travail alors je ne vois pas le temps passé et d'en prendre toujours plus ne me parrassait pas comme un fardeau. À Dom je dit: ya pas de mal à prendre soins de soi. Prend le et profites-en pour faire des choses que tu n'as jamais eu le temps de faire pour toi-même. Lache pas!
Bonne fin de semaine M.Grenier. Dans ma jeunesse, j'ai vécu semblable chose que D.Arpin. En voyage au Mexique, il devait être deux de l'après-midi. Étendu à l'ombre dans mon hamac, j'ai fait l'effort de me lever trop brutalement pour donner trois, quatre coups de poing dans la pâte à tortillas, pour la pétrire. Inutile de dire que je suis retourné m'écraser dans mon hamac quasi inconscient. Quelle journée! me suis-je dit.
Dans le monde de fous où l'on vit, ce n'est guère surprenant de voir le nombre surprenant de gens qui marchent sur la corde raide ou qui frappent le mur. En plus, s'il s'agit d'un passionné ou d'un work-colique, les chnces sont encore plus grande. Tout ce que je peux conseiller à Dominique Arpin et aux autres, c'est d'écouter les sages conseils et, d'enfin, pouvoir décrocher d'un rythme trépidant pour savourer le temps qui passe.
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