23/01/07L'université gratuite? Certainement oui et surtout pas...
Une nouvelle étude apporte de l'eau au moulin des tenants de la gratuité scolaire à l'université. Selon les auteurs, de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS), il en coûterait au trésor québécois 550 millions de dollars par année pour rendre l'université gratuite. Un chiffre qui m’apparaît à première vue crédible.
Ce débat qui fait rage depuis des lunes n'est pas à la veille de s'éteindre. Car, les arguments sont convaincants dans un sens comme dans l'autre. Dans le cas de l'étude de l'IRIS, un bémol s'impose d'emblée: il n'est nullement mention de l'effet de la gratuité sur la longueur des études. Car, la nature humaine étant ce qu'elle est, quand c'est gratuit, on a tendance à toujours abuser un ti peu. On prolonge, on tarde, on accorde moins de valeur à ce qu'on reçoit gratuitement. Ce facteur a des conséquences bien réelles sur les coûts imposés au système. Pour vous donner une idée des arguments des deux côtés, je vous envois à une chronique que j'avais écrite l'an dernier sur cette question, et qui me faisait dire, que dans ce débat, on pouvait affirmer que la Terre était à la fois ronde et plate. Commentaires:Vous désirez réagir à cet article? Connectez-vous au Passeport Canoë pour laisser un commentaire.Vous désirez joindre le modérateur pour lui signaler des abus sur ce blogue? Cliquez ici.
...Compte tenu du taux d'analphabétisme et d'alphabétisme fonctionnel au Québec,il est difficile de ne pas concevoir que l'éducation est un must... d'en faire une monnaie d'échange ne fait que miner et amoindrir notre visibilité ,voire notre place sur un marché résolument mondial... de ce fait, nécessité faisant loi, la gratuité à l'éducation s'impose... à tout égard... sans oublier les cegeps
...Considérant les argents, parfois dépensées sans regard dans d'autres ministères... nous aurions au moins cette certitude qu'elles ne seraient pas futilement gaspillées... ...Ce serait aussi démontrer un acte de volonté et de confiance...face à nos jeunes... quant à leur futur.
Les frais de scolarité sont déjà peu élevés ici, exigeons des diplômés, en retour, un minimum de temps de travail au Québec pour compenser cette générosité payée par tous les contribuables. Parmi les élus des conseils d'étudiants, combien sont à temps partiel ou accro des programmes ou en reprise de cours. Moi, ma scolarité, ce sont mes parents qui en ont payé la plus grande partie sauf que pour les reprises de cours, les changements de programmes, c'était à mes frais. Je savais que je ne fréquentais pas le monde universitaire pour le party. Et j'en ai vu des gens qui devaient avoir bien des sous pour "virer" comme ils le faisaient. Et ils n'étaient pas tous des fils à papa. J'ai encore en mémoire une étudiante qui se plaignait de son manque d'argent et qui avait $40,00 à dépenser par semaine, dans les bars. Pauvre de pauvre!
Et comme l'a déjà écrit India G.,
Qu'on arrête de niaiser et qu'on dégèle les frais de scolarité au p.c.! Tout augmente en ce monde et garder ces coûts au niveau des années '70 n'est certainement pas réaliste ni sain.
J'suis étonné et bien content des commentaires que je lis ici jusqu'à présent.
J'avais peur de tomber sur un autre festival de "granoles" socialistes bonbons et autres pelleteux de nuages... Effectivement, l'éducation supérieure ne coûte pas cher au Québec et la gratuité n'encouragerait majoritairement que la médiocrité, le laxisme et les abus. Pour ce qui est du nombre de diplômes "à rabais", je ne payerais que pour les réussites et pour un maximum de deux diplômes universitaires, et dans des domaines où il y a effectivement un besoin réel. Autrement, certains continueraient 'ad vitam eternam' à traîner à l'université, à amasser des diplômes et des certificats ne servant absolument à rien, n'offrant aucun débouché. Faut se brancher à un moment donné. Et faut aussi pouvoir se rendre utile et gagner sa croûte.
En réponse à Mr. Fontaine, les études au Québec sont reconnues à l'extérieur du Québec. Il se peut que certains domaines demandent des examens de certification cependant. Pour avoir une job d'ingénieur en Alberta, il faut savoir BIEN parler anglais a priori, et ca c'est pas dans un bacc. en génie que quelqu'un va apprendre ça...
L'utilisation de la belle langue française dans l'ouest canadien est aussi limitée. Que ça soit dans le cas d'un québécois ou d'un albertain, l'unilinguisme est devenu une lacune. Mais qu'on ne se fasse pas d'idées, dans les emplois de science fondamentales et appliquées, l'utilisation du français est très limité. C'est la loi du marché, le prochain language à apprendre, c'est le mandarin. Watch out!
Tiens un petit ajout:
Les études aux Québec, ça ne compte pas ailleurs au pays ou même dans le monde. C'est bon au Québec seulement. Si vous tenter d'avoir un emploi avec un diplome acquis au Québec, on vous dit que ça ça vaut rien parce que le système n'est pas le même. Pour avoir une job d'ingénieur en Alberta, ça prend des diplomes d'ailleurs qu'au Québec. Enfin c'est ce qu'on m'a dit. Merci au CEGEP et à notre belle langue Française.
Bof, en ce moment, on paie des immigrants pour qu'ils étudient chez nous et ensuite ils repartent dans leur pays à nos frais.
Je vois pas pourquoi on ne donnerait pas plus aux Québécois. Ceci dit, l,université au Québec, c'est loin d'être compliqué, c'est pas comme si fallait payer 5000$ par session comme partout ailleurs. Arrêtons de nous plaindre le ventre plein. Les étudiants et leurs associations sont ridicules. J'ai encore frais en mémoire la grève étudiante dans les Cégep et université d'il y a quelques années. C'était lamentable et on passait (les étudiants) pour une gang de caves égocentriques. Et au fond, y'en a pas mal, des caves égocentriques. On a le système le moins cher en Amérique. Le meilleur rapport qualité-prix, en quelque sorte. Ça suffit pas, encore? Pff.
La gang de Québec Solitaire sont complètement déconnectés de la réalité ! Le réseau de l'éducation souffre d'un sous-financement chronique parce qu'on a pas encore élu un seul politicien brave pour dégeler les frais de scolarité sans s'occuper des bébés gâtés à la tête des associations étudiantes, nos universités craquent de partout, offrent moins de programmes de qualité mais malgré tout, il faudrait tout mettre gratuit !
Ça doit être une joke ! o_0
Lorsque j'ai commencé à l'école primaire il y a plus d'une vingtaine d'années, il était déjà clair que l'éducation n'était pas une priorité au Québec. Tout l'emphase était mise sur l'étudiant qui ne comprend rien, celui qui veut décrocher, mais aucune récompense était donné aux meilleurs de classes. Combien de millions de dollars sont encore dépensés pour les décrocheurs??? En 1ere année de primaire, je me rappelle d'avoir été tuteur pour des étudiants de ma classe moins bien préparés. Dans ce temps, je ne pouvais pas comprendre pourquoi ces enfants n'étaient pas capable d'écrire et de lire à cet âge, encore moins capable de comprendre l'anglais.
Maintenant, j'ai compris, c'est une facette de la culture québécoise; dans plusieurs familles, l'éducation ce n'est pas important. Et les personnes à blâmer ce sont définitivement les parents. Comment de fois mes parents se sont fait dire que c'étais facile pour eux avec leurs enfants à l'école puisqu’ils étaient nés intelligents. Les 6 premières années avec un enfant sont les plus importantes et mes parents ont veillé sur mon développement, au contraire d'une majorité de parents au Québec. Lors de mes études universitaires au Nouveau-Brunswick et mes études doctorales en Nouvelle-Écosse, j'ai réalisé que le reste du Canada a une philosophie très différente du Québec. Étant sous l'influence de la culture anglaise/britannique, les francophones et anglophones de ces provinces sont sous un système d'éducation très différent ou la performance est récompensée (le Québec pourrait apprendre de ces systèmes..). Dans ces provinces, les bourses d'études y sont plus accessibles et dès l'école primaire, un programme compétitif à l'échelle nationale est suivi. Pas de soleil et de nuages dans les bulletins, cette merde est réservée pour les parents québécois qui ont peur de réaliser qu'ils font un travail médiocre (pour ne pas dire pourri) avec leur enfant. Bon, pour ce qui est des frais de scolarité, les québécois(es) sont extrêmement chanceux qu'ils sont si bas. Le Québec rend l'université plus accessible qu'ailleurs au Canada (c'est merveilleux!). Mais pourquoi donc que les jeunes d'une province comme la Nouvelle-Écosse sont plus nombreux à vouloir aller à l'université que le Québec (33% vs 20%)? De plus, ils sont prêts à payer au moins 2.5 fois plus chers qu'au Québec (2800 vs 7500)!!! C'est une question de tradition, de culture et de fierté et ça commence par la récompense des meilleurs dès un bas âge. Et lorsque les meilleurs sont récompensés, ils ne partent pas aux États-Unis ou ailleurs pour se développer, mais ils restent chez eux et contribuent à l’économie régionale. Le sous-financement des universités au Québec se fait sentir présentement et ce sera encore pire dans 10 ans. Les gens qui pensent que l'université devrait être gratuite se trompent royalement. Regarder comment de monde se pogne le cul dans les cégeps! C'est parce que ça coute pas cher!!! Quand ça coute cher, de 7000 à 8000$ par année laissez moi vous dire que les étudiants se pognent pas le cul parce que après 4 ans, ils ont amassé une dette de 32000$ et ça compte pas le coût de la vie qui est substantiellement plus cher ailleurs au Canada (Toronto, Calgary, Vancouver, Halifax) comparé au Québec. Donc, les québécois devraient se compter chanceux. Cependant, la réalité va rattraper les universités québécoises qui offrent de moins en moins de programmes de qualité. Bonne chance Québéc du futur!
bravo eric houel
de plus, je ne comprend pas que le gouvernement n'impose pas des conditions a nos universitaires pour éviter l'exode des cerveaux. ils se font former a moindre cout et veulent partir apres...... de plus, arretons les bourses et donnont des prets qui servirons plus de monde et qui on du sens aux étudiants. pensez-vous qu'ils n'aurons pas les moyens de les remboursés par la suite..........avec des intérets moindre..... arretons de se faire menez par des étudiants qui ne paie pas d'impots....... ;)
Il me semble que l'étude perd de sa crédibilité quand on sait que les auteurs sont des militants de Québec Solidaire. Philippe Hurteau est un ancien de l'UFP, tandis qu'Éric Martin était attaché de presse à l'UFP et occupe ou a occupé les mêmes fonctions à Québec Solidaire. Même chose pour la source du communiqué de presse qui est également attachée de presse pour QS.
Pourquoi gratuite?? Ca coute déjà pratiquement rien. C'est déjà accessible à tous. 1000 $ par session c'est pas élevé il me semble et ceux qui n'ont pas les moyens il y a les prêts et bourses. Je suis allé 4 ans à l'université sans aide de mes parents, je travaillais les 4 mois d'été et je m'en suis tiré avec moins de 20 000$ de prêts à rembourser. Donc arrêter de dire que c'est pas accessible à tous. bullshit.
C,est certain que les jeunes qui veulent un char de l'année, qui veule une semaine dans le sud à la relâche et qui veule pas travailler de l'été auront peut-être de la misère à arriver.
L'université gratuite? J'en suis, mais uniquement pour ceux qui s'inscrivent dans une faculté où la demande pour les graduée est forte. Il y a des milliers d'emplois au Québec qui ne trouvent pas preneur en raison du manque de personnel qualifié. Par ailleurs, il y a une foule de gradués qui ne trouvent pas d'emploi faute de débouchés dans leur champ de formation. Qu'on encourage la gratuité là où les besoins existent. Il ya a assez de maîtrise en macramé et autres choses du genre qui monopolisent les budgets.
Je ne vois pas quel est le problème.
Si on peut donner accès à l'éducation à tout le monde, que ça coute de quoi ou non, il est primordiale de le faire. Si 550 millions c'est un prix supportable à payer pour donner l'éducation à tout le monde qui en a envi, alors go! Bon sang de bonsoir! L'éducation et la santé sont les fondements de base d'une société saine. Si des gens abusent, alors on met des règlements. Pas plus de 3 dîplomes disont, ensuite on doit passer aux études supérieures si on veut continuer. Messemble que c'est assez simple. De plus, rien n'empèche aux écoles privées de charger pour leurs services, tout comme pour des cours de soir en macramé ou rédaction littéraire. Que les frais scolaires soient moins élevés que dans les autres provinces on s'en fou, c'est trop pour bien des gens ici, point final. Moi, si un cinéma maison est en spécial et coûte 50% moins cher je m'en fou, je ne peut me permettre de dépenser 500$, me comparer à un riche ne m'apporte rien de bon. Ma réalité est que c'est juste trop cher. C'est la même chose pour l'éducation. D'ailleurs il n'y a rien de meilleur pour l'économie d'un pays à long terme.
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