31/05/07

Permalink 11:08 am, Éric Grenier / , 67 mots  

La paix, sacrebleu!

Tannés de vous faire déranger sans cesse par des collègues qui vous envoient mille et un mails et messageries? Répondez-leur en les renvoyant à cette adresse... Bon, s'ils persistent, essayez celle-ci. Et si on vous embarrasse encore, optez pour la Solution Finale.

Comme on peut le lire sur le site, «Je suis occupé. Pour tout le reste, il y a Google...» Et j'ajouterais, Wiki.


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30/05/07

Permalink 10:58 am, Éric Grenier / , 265 mots  

Le vrai développement durable

Le développement durable, tout le monde sait ce que c'est aujourd'hui, n'est-ce pas? Pas du tout! En fait, les Québécois, pour la très grande majorité, échoueraient lamentablement un examen du ministère portant sur les connaissances du développement durable. Et, à cet égard, la politique de développement durable du gouvernement québécois, adoptée en XXX, est à ce concept ce que la pizza pochette est à la gastronomie italienne. C'est comme quelque chose de comme ça, mais c'est pas ça du tout. Et comme la pizza pochette, ça n’amène rien à l’élévation de l’Humanité.

Prenons le cas d'Orford. Le gouvernement nous a présenté ça comme du développement durable. Foutaise! Du développement, oui, du bon développement, peut-être, mais du développement durable, que non. Quand c'est rendu qu'on présente le pont de l'autoroute 25 entre Montréal et Laval comme du développement durable, c'est à pleurer.

Pour nous rafraîchir la connaissance en la matière, rien de mieux qu'une entrevue avec la mère du développement durable, Gro Harlem Brundtland (l'hyperlien vous amène sur une bio wiki fort bien résumée de cette dame), ex-première ministre de la Norvège, et ancienne secrétaire générale de l'Organisation mondiale de la santé. Celle-ci est publiée aujourd'hui même dans Le Devoir, qui nous fait une fleur de la laisser en accès libre sur son site.

Je vous invite également à consulter son rapport, Notre avenir à tous, appelé communément le Rapport Bruntland, déposé en 1987.

29/05/07

Permalink 10:41 am, Éric Grenier / , 241 mots  

Importer du cheap labor

L'immigration illégale aux États-Unis, en provenance essentiellement du Mexique, est un sérieux problème. C'est aussi une denrée inespérée pour les employeurs américains. Sauf que des républicains aimeraient bien fermer la frontière.

Alors, des républicains moins anti-immigration et des démocrates ont trouvé un moyen de fournir la Corporate America en bras pas chers, tout en fermant la frontière.

La trouvaille est celle-ci: l'émission de permis de travail temporaires valides pour six ans (si, si, six ans, pas six mois). Avec ce permis, le travailleur étranger n'aurait pas le droit d'amener la famille (pas d'enfant à éduquer), n'aurait droit à aucun programme d'assurance maladie, sauf ceux du privé, aucun droit à la syndicalisation, ne pourrait jamais réclamer la résidence permanente, et évidemment, la citoyenneté. Après six ans, c'est bye! Bye.

Pourquoi prendre le risque que ce travailleur devienne citoyen, quand on peut obtenir de lui ce que l'on avait - une main-d'œuvre à très bon marché - et pouvoir le shipper à l'expéditeur quand on en n'a plus besoin?

La mesure, contrairement à la rhétorique qui l'entoure, n'est pas d'empêcher l'immigration illégale, mais mieux la consommer. Bref, le message est clair aux entreprises américaines: n'ayez crainte, vous allez pouvoir garder les salaires le plus bas possible, parce que des Mexicains cheaps, on va en laisser rentrer encore plein. À meilleur prix encore!

Un article du blogue de Mother Jones.

24/05/07

Permalink 16:41 pm, Éric Grenier / , 67 mots  

Le v'là votre milliard

Pendant 4 ans, les électeurs québécois ont sévèrement reproché au gouvernement libéral de Jean Charest de ne pas avoir rempli sa promesse de baisser les impôts de un milliard par année.
Maintenant que ce nouveau gouvernement Charest light vous offre ces fameuses baisses d'impôts, êtes-vous satisfaits? Cela, croyez-vous, vous aidera-t-il, aidera l'économie du Québec? Vous encouragera à travailler plus?

23/05/07

Permalink 11:56 am, Éric Grenier / , 191 mots  

Alors ça marche? Ça roule? Ça sacre?

Et puis les amis montréalais, comment se déroule votre première semaine de grève? Des retards au travail? Des horaires chamboulés? Des heures en moins non rémunérées? Des tickets de parking? Des orteils endoloris?

Ah! Mais rassurez-vous, nos Kamarades de l'entretien vaincrons sur le grand Kapital aux bénéfices de la masse prolétarienne, puisque la décision du Conseil des services essentiels fait en sorte que nos toujours Kamarades sont rémunérés à 75 % de leur salaire habituel, plus le fond de grève.

Excusez pour la petite larme, mais devant tant de courage dans la lutte contre la classe oppressante, je me sens le coeur devenir tout mou...

En passant, savez-vous où je pourrais me trouver un bicycle - pas un vélo, ni une bécane - non, un bicycle, quelque chose de vieux mais fonctionnel, qu’on cadenasse juste pour la forme, juste pour dire que ça m'amène sans trop d'effort, à très petit prix, d'une point A, genre chez-nous, à un point B, genre à la job?
Disons près ou autour du Plateau, de Rosemont, Centre-Sud, Hochelaga-Maisonneuve. Merci à l’avance.

18/05/07

Permalink 10:50 am, Éric Grenier / , 763 mots  

STM: un syndiqué dénonce

Ca a de l'air de l'acharnement mon affaire face à la grève appréhendée à la STM, mais que voulez-vous, quand l'actualité nous nourrit, faut consommer. Hier, un internaute, employé de la STM, m'a fait parvenir un message qu'il voulait voir publié dans ce billet, mais sans que son nom apparaisse, ce qui était impossible puisque son nom d'usager sur Passeport Canoë est le même que celui dans sa vraie vie. Les raisons de cette demande d'anonymat, vous allez comprendre à la lecture, sont assez évidentes. Mais avant tout, une petite touche d'humour, la caricature de Garnotte dans le Devoir de ce matin, qui fait le lien entre ce sujet et le nouveau plan de transport dévoilé par la Ville de Montréal, hier. Tordant. (Vous pouvez d'ailleurs consulter le Plan sur le site de la Ville)

Par ailleurs, la décision du Conseil des services essentiels est maintenant connue. Il y aura du métro aussi la fin de semaine.

Alors, sans plus tarder, voici maintenant le commentaire de cet employé de la STM face à la grève inévitable de mardi prochain.

Bonjour, svp ne pas mettre mon nom dans le commentaire, ça pourrait m'occasionner de graves problèmes. Merci.

En plus des avantages sociaux, il faut regarder ce qu'ils ont comme congés; congé dit social, congé maladie, tous les vêtements qui sont fournis, les primes de nuits ou congé de nuit etc.

De plus, rares sont ceux qui travaillent leurs heures au complet à l'entretien. Du côté des chauffeurs ce n'est pas la même chose car ils sont sur un horaire d'autobus.

A l'entretien ce sont les gestionnaires qui doivent s'assurer que les heures sont faites. Lorsque les gestionnaires veulent gérer, une pétition est signée par les gens de l'entretien pour sortir ledit gestionnaire...faute de quoi les autobus ne sortent plus et en fin de compte c'est le gestionnaire qui se fait déplacer ou renvoyer.(Ah oui, pour se défendre si on sort ce genre d'arguments, ils dénoncent le harcèlement...je peux vous dire qu'il y a toujours des trous du cul mais que ce n'est pas la majorité et que les gestionnaires qui font de l'abus de pouvoir sont EUX extrêmement bien géré...donc l'argument n'est pas du tout proportionnel à la réalité!)

Quand le Maire appelle les dirigeants de la STM en catastrophe parce que les usagés ce plaignent qu'il n'y a plus d'autobus dans tel secteur parce que les gestionnaires essaient de faire leur travail...en fin du compte c'est chaque fois à recommencer et ensuite on se plaint que ça coûte cher à gérer.

A chaque fois on perd de la crédibilité, on perd de la dignité car les employés savent très bien qu'en fin de compte ils vont toujours gagner! Donc, c'est devenu pratiquement impossible d'engager de bons contremaîtres qui veulent rester...ils lâchent tous ou partent en dépression. Et ça, qu'est-ce que ça coûte au contribuable...

Donc, en résumé on paie des gens 8 heures pour une performance de 5, on doit donc rattraper en temps supplémentaires à temps et demi et on a des gestionnaires qui partent en dépression ou démissionnent mais il faut arriver dans les budgets qui sont octroyés où on se fait dire il faut gérer et diminuer les coûts, devenir plus productif et quand tu veux faire ton travail vous savez ce qu'il arrive...mais malgré tout il faut rester sain d'esprit, tenter d'expliquer comment on va sortir les autobus et apporter des solutions miracles quand le gros du problème à la STM c'est le syndicat qui veut pas que ça marche...il faut plus d'employés (donc plus de cotisations), et plus de surtemps, ça fait des employés contents qui les laisse faire tout ce qu'ils veulent. Voilà, est-ce que quelqu'un va enfin se réveiller et arrêter de donner du pouvoir aux syndicats qui ont soit dit en passant leur raison d'être mais ça ne leur donne pas le droit à l'abus ou au harcèlement et le droit d'utilis er des techniques de mafioso, nous avons tous une famille à faire vivre et des impôts à payer, si chacun fait ce qu'il a à faire honnêtement et avec son coeur vous allez voir que ça va coûter pas mal moins cher pour tout le monde et que tous seront bien traités!

Ne sortez pas mon nom, j'ai aussi une famille à faire vivre...je vous fais confiance. Merci.

17/05/07

Permalink 17:13 pm, Éric Grenier / , 582 mots  

Suces-tu?

Quessé ça tout ce mémérage de vieilles punaises de sacristie et de grenouilles de bénitier autour de cette mesure disciplinaire imposée par une directrice d'école primaire? Pourrait-on laisser ces gens-là faire leur job et retourner à nos propres moutons?

Facile pour ces supposés connaisseurs, et autres commentateurs patentés, de faire les gérants d'estrades comme s'ils étaient la gang de farfelus de 110 %, et de varger sur une directrice d'école à qui on lui reproche quoi, au fond? D'avoir donné une punition à trois ti-culs. Si, si, d'avoir puni. Pire: de s'être substituée à Passe-Montagne. Mais non, il lui aurait fallu à la directrice d'expliquer à ces p'tits mal élevés - quatre parmi des centaines d’autres à qui elle a affaire chaque jour, huit heures par jour, 200 jours par année - qu'ils ont fait de la pépeine à leur ami et ils n'auraient plus jamais récidivé.

On m'a toujours dit qu'on apprend jamais mieux que par soi-même. C'est, je crois, un peu à ce crédo qu'a répondu la directrice. Ce qu'elle a voulu leur faire comprendre, c'est la lourde charge de leurs propos. En les forçant à se pencher (sans mauvais jeu de mots!) eux-mêmes sur la nature réelle de leurs propos. D'y réfléchir. Et il n'y pas de meilleure méthode que la dissertation pour réfléchir. Et de leur faire éprouver un malaise. Oui, madame, qu’ils auraient été mal à l’aise d’écrire là-dessus. Autant que pouvait l’être leur victime.

Et en plus, elle leur demandait de répondre à une maudite bonne question: voulez-vous ben me dire de où est-ce que vous avez appris ça? Possible que certains parents n'auraient pas apprécié que la directrice sache la réponse...

Il y a dans la médiatisation de cette histoire et des réactions qu’elle suscite, l'expression d'une nouvelle dictature, celle du puritanisme passe-partouiste, qui empoisonne littéralement la vie professionnelle de nos enseignants, de nos directeurs d'école, de nos éducateurs, mais aussi de nos préposés dans les centres de vieux, de nos infirmières dans les hôpitaux. On les filme. On les épie. Et on les dénonce anonymement sur la place publique. C’est je crois, une mauvaise manie que les dirigeants des régimes fascistes et soviétiques n’auraient pas dédaignée.

Tout ça, pour des choses, lorsqu'on les décortique bien au fond, sont des insignifiances. La fellation pour des ti-papoutes de 4ième année n'est pas une insignifiance. La réaction de vierges offensées qui s’exprime autour de la punition, et la méthode de correction alternative proposée par les spécialistes interrogés par le Journal, ça, c'est insignifiant.

Les conséquences sur la vie professionnelle de cette directrice peut-être exemplaire – qu’en sait-on? - ne sont pas insignifiantes cependant. Ni sur celle de cette institutrice américaine, et de celle-là itou, et d’une autre. On peut affirmer son désaccord comme parent à la directrice, à l’enseignant. Tenter de trouver un terrain d’entente. Pile, on gagne son point. Face on le perd. That’s it. Mais à les dénoncer aux médias pour chaque désaccord sur la pédagogie, on va les transformer en robot. Pensez-y, avant chaque initiative, devant chaque intuition, ils vont «backer» et ne rien faire. Tout d’un coup qu’un parent parano le dénonce au journal?

Laissons-les faire leur job.
Permalink 11:00 am, Éric Grenier / , 352 mots  

Grève à STM: suite

Hier soir, j'ai posté un billet pour dénoncer la gâchette facile du syndicat des employés d'entretien de la STM, alors qu'il n'y a que 4 mois de négos de passés. Un internaute sagace, Simon, m'a écrit personnellement pour me poser la question suivante:

« Je me demandais si vous aviez aussi ces chiffres concernant les autres sociétés de transport, au Québec et dans le reste du Canada. Je crois qu’il serait pertinent de comparer le salaire moyen d’un employé d’entretien de la STM à celui d’un employé d’entretien de la société de transport de Toronto par exemple. De plus, plusieurs employés d’entretien de la STM sont spécialisés (mécanique lourde, électromécanicien…) Il serait intéressant de comparer leurs salaires à ceux du domaine privé. Je comprends que c’est plate d’avoir un service réduit, mais pour mieux comprendre le conflit, je pense qu’il faut comparer des pommes avec des pommes. Qu’en pensez-vous? »

J'ai une partie de la réponse déjà, et merci à David Gentile, journaliste à Radio-Canada, pour nous l'avoir fournie. À cette adresse, défilez jusqu'au reportage La STM paie-t-elle si mal ses employés d'entretien?, où vous pourrez visionner son reportage.

Voici ce qui en ressort:
Les mécaniciens de société de transport en commun
Laval: 27,46 $ de l'heure
Québec: 26,09 $ de l'heure
Montréal: 25,78 $ de l'heure
Longueuil: 25, 26 $ de l'heure

Les préposés à l'entretien:
Laval: 23,19 $ de l'heure
Québec: 21,56 $ de l'heure
Montréal: 20,99 de l'heure
Longueuil: 20,49$ de l'heure

Cependant, les employés de la STM peuvent prendre leur retraite selon le «Facteur 80», soit le nombre d'années de services plus l'âge. Par exemple, un mécanicien de 55 ans qui est à l'emploi de la STM depuis l'âge de 25 ans peut prendre sa retraite pleine et entière immédiatement. À Laval, il faut attendre au minimum à 63 ans, et à Longueuil, ils sont sous le «Facteur 90», donc, moins avantageux.

Vous pouvez écouter son reportage sur le site du Téléjournal 18h, ainsi que d'autres de ses reportages sur le conflit à la STM.

16/05/07

Permalink 16:29 pm, Éric Grenier / , 265 mots  

Marchez, bande de caves!

Montréalais, Montréalaises, visiteurs de l'extérieur,
Le 22 mai, on marche, gang de caves! Parce que il y aura vraisemblablement grève dans le transport en commun, et devant le Conseil des services essentiels, le syndicat propose d'offrir le service seulement aux heures de pointe en semaine, et seulement l'autobus la fin de semaine, et toujours qu'aux heures de pointe, donc, pas de métro.
Ça ne fait pas six mois que les négociations entre la STM et le syndicat des employés d'entretien durent. L'art tout cromagniste des syndicats montréalais de tuer une mouche avec un gros gourdin.
On n'est pas pourtant devant un cas de volaille ou de cochon. La STM n'est pas Olymel, et encore moins Wal-Mart. Elle offre des aumentations de salaire. Mais pas autant de ce qu'exige le syndicat. Lui veut une augmentation digne des travailleurs du pétrole. Or, même s'il y a beaucoup de gazà la STM, elle demeure une entreprise cassée.
Comme le disais ma collègue Michèle Ouimet, dans La Presse cette semaine, le syndicat veut ajouter une couche de plus sur un pain déjà largement beurré. Un employé d'entretien gagne en moyenne 50 939$ par année; 54 518$ avec les heures supplémentaires. Et si on ajoute les avantages sociaux, on atteint la coquette somme de 71 719$. Depuis 2003, le salaire a augmenté de 8,6%.
Faque les crottés, comme dirait l'ami Bob Gratton, marchez! Vous ordonne le syndicat des travailleurs exploités par le grand Kapital.
Un doigt d'honneur vous est offert en guise de remerciement, kamarades! On le fait parvenir à l'adresse suivante.

15/05/07

Permalink 12:25 pm, Éric Grenier / , 275 mots  

Payer les pauvres à bien se comporter

Voilà des idées pour Sam Hamad, le nouveau ministre de la Solidarité sociale, selon qui les assistés sociaux ont tout-tout-tout à 548 $ par mois, et selon lequel toujours, ils devront faire un effort supplémentaire pour continuer à avoir tout-tout-tout.

C'est le nouveau média web français, Rue89, créé par des anciens de Libération ayant quitté la barque lors de la tourmente qui a affligé le quotidien français, qui a déterré l'histoire: la Ville de New York, à l'initiative de son maire Michael Bloomberg, veut payer les pauvres à bien se comporter. Parce que c'est connu, les pauvres, ça a tendance à se comporter comme des Bougon...

Un écolier qui n'a jamais fait l'école buissonnière? Cinquante dollars à la famille. Il décroche son diplôme? Trois cents dollars. Même principe pour les parents, parce que ça ne donne rien d'avoir des enfants bien élevés si les parents se comportent comme le père Bougon: assister aux réunions de parents d’élèves, aller à une visite médicale, travailler. À la fin de l’année, une famille pourra gagner jusqu’à 5 000 dollars.

J'imagine un système semblable, disons, pour apprendre aux riches aussi à bien se comporter.

Pas fait d'évasion fiscale: 50 000 $. La bonne est payées 15 $ de l'heure et à salaire déclaré? 5000 $. Aucune contravention de vitesse? 500 $. Non utilisation du Hummer au centre-ville? 2500 $. Aucun esclandre chez Toqué? 250 $. Tu ne fréquentes pas Conrad Black, Vincent Lacroix, Ronald Weinberg? 1000 $ pour chacun.

Tu t'es pas fait voter par ton conseil d'administration une augmentation de salaire, de bonis et d'options quand tu a exigé une baisse de salaire à tes propres employés? Ça n'a pas prix.

14/05/07

Permalink 16:27 pm, Éric Grenier / , 99 mots  

«Nous embauchons!» - Al Quaïda

Le réseau de télé ABC a mis la main sur des documents de la preuve que le gouvernement présentera dans le procès de José Padilla, cet américain d'origine portoricaine convertit à l'Islam, et accusé de complot terroriste.

Il s'agit de sa signature sur un formulaire de demande d'emploi auprès d'Al Quaïda! Le formulaire, que vous pouvez consulter dans sa version traduite et sa version originale en arabe est, hormis ses références religieuses, un exemple on ne peut plus ordinaire de formulaire de demande d'emploi, comme chez Wal Mart, Provigo ou Quebecor.

11/05/07

Permalink 11:59 am, Éric Grenier / , 255 mots  

Record de bas chômage

Le taux de chômage au Québec a atteint un plancher historique en avril en se fixant à 7,2%, du jamais vu en 33 ans, indique ce matin Statistique Canada. Aussi, le taux d'emploi a atteint un sommet inégalé de 60,9%. En avril dernier, il y avait au Québec 108 000 emplois de plus qu'à la même période l'an passé.

Si les statistiques paraissent si bien, c'est que les pertes dans le secteur manufacturier n'ont pas été aussi catastrophiques que l’on aurait pu s’attendre. Pendant ce temps, dans la construction, le commerce et les ressources naturelles autres que la forêt, on embauchait à plein. Ce qui confirme un peu ce que je disais en mars dernier, alors que Statistique Canada annonçait la perte de 33 000 emplois dans le secteur manufacturier dans le seul mois de février: qu'on allait assister à une forme de correction au cours des prochains mois parce que l’échantillon de Statistique Canada était probablement faussé, ce qui arrive à l'occasion.

Même s'il peut être parfois déplacé de faire l'esprit chagrin quand il y a une bonne nouvelle, on ne peut quand même pas passer sous silence quelques bémols... D'abord, la population active a diminué de plus de 5000 personnes en avril, ce qui a aidé à pousser le taux de chômage vers le bas. Aussi, depuis plus d'un an, les emplois à temps partiel augmentent une fois et demi plus vite que ceux à temps plein. Un phénomène, il faut le dire, qui s'observe presque partout au pays.


10/05/07

Permalink 16:07 pm, Éric Grenier / , 134 mots  

Félicitations Marie-Hélène!

Quel grand jour! Notre journaliste Marie-Hélène Proulx a reçu hier le prestigieux prix Jean Paré remis au meilleur journaliste magazine au Québec pour l'année 2006! Au final, le jury de 63 personnes, dont Philippe Falardeau et Georges-Hébert Germain, a préféré Marie-Hélène à Valérie Borde et François Guérard, tous deux de L'Actualité.

Le Jean Paré, c'est l'équivalent dans l'industrie du magazine au Québec du trophée Hart dans la LNH ou de la Palme d'Or à Cannes. Bon, j'exagère un ti peu, mais que voulez-vous, je suis tellement fier d'elle.

Au nom de tous les artisans du magazine, et en mon nom personnel, ont te dit: FÉLICITATIONS!

PS: excusez pour le retard de l'annonce (24 heures plus tard!), c'est de la faute à l'alcool :-(
Permalink 13:35 pm, Éric Grenier / , 284 mots  

La fin du monde ou des impôts - À votre choix

Yé! Que l'avenir est jojo! Le Québec se dirige tout droit vers la banqueroute en raison de sa situation démographique, crise qui ne pourra être évitée sans augmentation des impôts, taxes et tarifs dès maintenant. D'ici 25 ans, la population des 65 ans et plus aura augmenté d'un million alors que celle des 15 à 64 ans aura diminué de 500 000. Ainsi, le groupe d'âge qui nécessite le plus de services, notamment en santé, atteindra un sommet alors que celui qui finance ses services par le biais de ses impôts sera à un creux historique.

Même si ce discours des économistes Pierre Fortin et Luc Godbout empeste le réchauffé, que c'est un vieux mantra qu'ils répètent depuis 3 ou 4 ans déjà, il en demeure pas moins qu'avec l'actualité d'aujourd'hui - Jean Charest qui mise encore sur ses baisses d'impôt promises - ça le colore différement.

Certains, dont le groupe Force Jeunesse, n'en voulaient pas tant que ça à Jean Charest d'avoir renié sa promesse de baisses d'impôt dans son précédent mandat, comme son président d'alors, Étienne Tittley nous le disait dans nos pages à l'automne 2003. C'est une question d'équité intergénérationnelle.

Il y a plus de 4 ans au Magazine Jobboom on avait déjà sonné l'alarme, mais avec beaucoup plus de nuances et de précisions. Oui, ça regarde mal, mais rien n'est perdu. Même si tous s'entendent que le choc démographique arrivera, qu'il aura des conséquences importantes, tous cependant ne s'entendent pas sur la nature de ces conséquences. Ça va de pas si pire à quelque chose qui ressemblerait à la fin du monde. Bref, l'évantail des possibilités est grand.

08/05/07

Permalink 11:03 am, Éric Grenier / , 122 mots  

Le Québec aux Québécois

Si ça se poursuit comme ça, le slogan des nationalistes des années 60 Le Québec aux Québécois fera une sortie remarquée des boules à mites (et à mythes!). Mais cette fois-ci, la formule sera celle des hommes d'affaires en veston cravate et Gucci au poignet. Et sera peut-être repris aussi en anglais: Canada to Canadians!

Il y a Abitibi, domtar, Van Houtte, une partie de Bombardier Produits récréatifs, le Canadien... Là, la possible acquisition d'Alcan par Alcoa a ébranlé bien du monde. Des réactions ici, ici(en anglais) et ici (en anglais itou). Un dossier de CBC à cet égard, où le grand patron de la Financière Manuvie, Dominic D'Alessandro, appelle à la mobilisation nationale... ou presque.

07/05/07

Permalink 14:10 pm, Éric Grenier / , 131 mots  

Bureau des plaintes

Eh! Les amis! Votre patron hésite à changer la photocopieuse qui a plus que rendu ses loyaux services? Le four micro-ondes du bureau est «pété» depuis un mois? La pelouse des alentours est en si mauvais état que vous ne pouvez y casser la croûte? Votre ordinateur est gelé en permanence? Les vieux tapis du bureau sentent mauvais?

Faites appel à mon Bureau des plaintes!




Dans la page du BDP, vous n'aurez qu'à remplir le formulaire et me soumettre ce qui gentillement, vous tape sur les nerfs au travail. Si votre plainte est retenue, ma formidable équipe d'enquêteurs répartie au quatre coins de mon bureau se mettra à l'ouvrage. Notre objectif ultime est de rire avec avous et votre patron, et surtout faire disparaître ces petits irritants du quotidien au boulot.

04/05/07

Permalink 14:54 pm, Éric Grenier / , 80 mots  

Dans la m**** jusqu'au cou

Ah! C'est vendredi après-midi, il faut beau en s'en mettre la bédaine à l'air. Une petite joke du vendredi donc pour ceux qui le méritent, c'est-à-dire qui ont travaillé très fort. Pour les autres, à l'ouvrage! C'est un extrait vidéo qui montre à ceux qui envisagent une carrière dans les Forces armées canadiennes ne doivent pas avoir peur de se salir.
Permalink 11:59 am, Éric Grenier / , 372 mots  

La ville aux 5 aéroports

Plattsburgh? À Plattsburgh??? Les Montréalais seraient davantage séduits par l'aéroport de Plattsburgh, que celui de Mirabel? C'est vrai qu'à Plattsburgh, on peut acheter toutes les sortes de Doritos imaginables et inimaginables...

Rappelez-vous, quand Mirabel était encore ouvert, toute une clique aérienne et d'affaires sans trop de vision et favorable à Dorval (maintenant Montréal-Trudeau) arguait contre Mirabel, parce que:
1-Trop loin
2-Trop long trajet

Là, selon l'administration aéroportuaire montréalaise, Montréal-Trudeau serait menacé par le nouvel aéroport de Plattsburgh. Calvince! Sur le site Internet de ce dernier - qui se dit l'aéroport américain de Montréal! - , on estime le temps de parcours entre Montréal et la «métropole» de l'Up State à une heure. C'est en avion? Car, du centre-ville, jusque de l'autre côté du pont Champlain, la moyenne du temps de parcours est d'au moins 30 minutes. Et compter au moins un quinze minutes aux douanes. Quand il n'y a personne. Ce qui laisse environ 15 minutes pour parcourir 120 km d'autoroute.

Même aux heures de pointe, se rendre à Mirabel prenait rarement une heure. Plus souvent 35-40 minutes.

Et en plus, Saint-Hubert cherche aussi à se développer et veut pour cela 100 millions $ de nos poches. À Montréal-Trudeau, après plus d'un milliard d'investissements, ça a toujours l'air d'un souk d'Istanbul. Après des années de tergiversations, on nous promet encore des années de tergiversations pour les projets de réaménagement de l'échangeur Dorval et du lien ferroviaire avec le centre-ville. Une amie récemment m'a raconté que ça lui a pris une heure pour arriver sur le Plateau à partir de l'aérogare. La grogne des citoyens quant au bruit enfle sans cesse. On ne vole pas de nuit à PET, mais à Plattsburgh si, comme on le pouvait à Mirabel…

Eh! Gen d'ADM, il y a aussi La Macaza (Mont-Tremblant International)! La cinquième roue du carosse aéroportuaire de Montréal.

Mais, de Mirabel, ADM va le faire transformer en grosse patente à gosse, même si à une fiente de moineau plus loin, on érige une autre grosse patente à gosse, même si, dans le passé, toutes les autres patentes à gosse du genre, comme celle-ci et celle-là ont fait patate. Parce que financièrement farfelues.

B-R-A-V-O…

03/05/07

Permalink 16:09 pm, Éric Grenier / , 379 mots  

Les couilles de Couillard...

Le ministre de la Santé et Services sociaux Philippe Couillard devrait-il céder sa place à un homme, un vrai? Comme Monique Jérôme-Forget, par exemple? Quelqu'un qui saura mettre le Collège des médecins et les facultés de médecine du Québec au pas dans cette inextricable histoire de médecins étrangers qu'on refuse, pour de bonnes raisons sans doute, mais aussi de mauvaises, la pratique dans nos établissements de santé?

Selon la récente série d'articles du Journal à ce sujet, il y aurait 170 médecins formés à l'extérieur du Québec en attente d'une place en résidence dans nos hôpitaux. Il y aurait aussi 87 places d'internes vacantes dans les facultés de médecine de la province. Mais aucun de ces médecins étrangers ne parvient à s'y faire admettre.

On peut croire les facultés de médecine lorsqu'elles affirment que certaines compétences requises manquent. Mais à tous les candidats? Et quelles compétences? Les connaissances du monstre administratif qu'est devenu le réseau de la santé? Certains médecins qui ont témoigné au Journal avaient pourtant réussi toutes les étapes pour devenir des médecins résidents.

Selon le Collège des médecins, cette histoire est de la responsabilité des facultés. Qui à leur tour rétorquent qu'elle incombe plutôt au Collège...

Les contribuables comme moi qui ne comprennent rien à ce dossier technocratique se foutent de savoir qui doit faire quoi. Ce qu'ils veulent, c'est que la job soit accomplie. Que des médecins étrangers puissent enfin contribuer à résorber cette fameuse pénurie de toubibs. Et cette job revient au ministre de la Santé.

On comprend que le ministre veut bien préserver l'autonomie du Collège et des facultés de médecine. Mais il doit, lors de crise semblable, forcer la main à tous et les obliger à ramer dans le même sens des intérêts de la nation. Pas dans le leur. Mais Philippe Couillard en semble incapable.

Si Monique Jérôme-Forget, la présidente du Conseil du Trésor, a su si bien jouer les matamores avec les fonctionnaires, peut-être serait-elle en mesure de casser le corporatisme ambiant malsain qui sévit dans la profession médicale?

02/05/07

Permalink 13:00 pm, Éric Grenier / , 252 mots  

Dérangement climatique

On sait que les changements climatiques auront (et ont déjà) toutes sortes de répercussions sur nos vies. Mais celle-là, on ne l'avait pas prévu: les traditionnelles vacances de la construction, cette période faste du temps des vacances à laquelle s'associe bon nombre d'autres industries, ces fameuses deux dernières de juillet, seront désormais la dernière de juillet, et la première d'août!

Ainsi, en 2008, les nouvelles conventions collectives signées il y a quelques semaines prévoient que le traditionnel congé estival sera décalé d'une semaine. Raison invoquée: les changements climatiques. C'est que depuis une dizaine d'années, les périodes de canicules ont tendance à se déplacer d'une semaine, et de s'étendre jusqu'en août. Or, justement, si auparavant les vacances étaient prévues en juillet, c'est que c'était à cette époque de l'année où les canicules étaient les plus fréquentes. Un temps peu propice à la construction, et surtout, à la productivité des travailleurs de la construction.

Le concept des «deux dernières de juillet» était en vigueur depuis l'été 1971. «Cette désertion (des chantiers pendant les deux dernières semaines de juillet) laissera sa marque, au point de devenir, au fil des ans, une véritable tradition, et ce, non seulement dans la construction, mais aussi dans plusieurs autres sphères de l’activité économique québécoise», peut-on lire dans un document de la Commission de la construction du Québec.




Des Québécois à la plage d'Ogunquit...

01/05/07

Permalink 15:39 pm, Éric Grenier / , 216 mots  

La mondialisation

Voici une petite histoire envoyée par une bonne amie à moi. Ça fait réfléchir...

Jean Boudreau a commencé la journée tôt, ayant réglé son horloge (FAIT AU JAPON) à 6 heures. Pendant que sa cafetière (FAIT EN CHINE) filtrait le café, il s'est rasé avec son rasoir (FAIT A HONG-KONG). Il a ensuite enfilé sa chemise (FAIT AU SRI LANKA), ses jeans (FAIT A SINGAPOUR) et ses chaussures (FAIT EN CORÉE).

Après avoir cuit son petit-déjeuner dans son nouveau poêlon (FAIT EN INDE), il s'est assis avec sa calculatrice (FAIT AU MEXIQUE) pour établir son budget de la journée.

En consultant sa montre (FAIT EN TAIWAN), il a éteint sa radio (FAIT EN CHINE), puis a embarqué dans sa voiture (FAIT AU JAPON) pour continuer sa recherche d'emploi, entre deux fermetures d'usines (AU QUÉBEC!).

À la fin d'une autre journée décourageante, il décide de se verser un verre de vin (FRANÇAIS), pour accompagner son dîner congelé (FAIT AU USA), de mettre ses sandales (FAIT AU BRÉSIL) et d'allumer sa télévision (FAIT EN INDONÉSIE ET ACHETÉE AU WAL-MART), et puis il se demande pourquoi il n'arrive pas à se trouver une bonne job payante au Québec.

Pensez-y. BEEEEP!

Éric Grenier est chroniqueur et rédacteur en chef du Magazine Jobboom.
eric.grenier@jobboom.com
514-871-0222, poste 2287.
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