19/06/07Cascades, pas si verte que ça...
Ah! Cascades, la papetière des frères Lemaire, citée en exemple constamment pour son bilan environnemental, elle-même qui ne lésine pas sur la publicisation de sa conscience écologique... Or, tout n'est pas si vert que ça chez Cascades. Elle vient d’être condamnée à une des plus grosses amendes que peut «espérer» obtenir une entreprise pour pollution des eaux, soit 125 000 $. Selon ce que j’ai pu savoir, le montant tient compte de l’aveu de culpabilité de Cascades.
L'entreprise a en effet plaidé coupable ce matin en Cour du Québec d'avoir rejeté au moins à trois reprises, entre 2003 et 2005, une substance nocive (un ensemble de produits chimiques provenant d’eaux usées non-traitées) dans la rivière Chaudière, près de Québec. Cascades se défend publiquement, en affirmant par voie de communiqué que les tests qui ont mené à sa condamnation ne tiennent malheureusement pas compte «des quantités d’eau utilisées par une fabrique de pâtes et papiers et considère qu’il pénalise les usines qui travaillent à réduire leur consommation (NDLR: comme Cascades). Une usine qui consomme moins d’eau rejette une moins grande quantité d’effluent. Lorsque celui-ci est toxique au sens de la Loi, son impact sur l’environnement est beaucoup moindre compte tenu de son faible volume. Cascades paie cher la réduction de sa consommation d’eau potable», dénonce l'entreprise. Pourtant, les quantités en question sont considérables, presque 14 000 mètres cubes, compte tenu du fait que le débit de la Chaudière à cet endroit dépasse difficilement les 25 mètres cubes par seconde, selon les données du Centre d’expertise hydrique du Québec spécifiques aux journées où les déversements ont eu lieux. Selon ce que m’a dit un porte-parole d’Environnement Canada cet après-midi, il s’agit de la plus importante amende émise au Québec depuis celle infligée à Tembec l’an dernier. Notez que 80 000 $ provenant de la peine sera remise au Fonds pour dommages à l'environnement (FDE) administré par Environnement Canada. Environnement Canada Les groupes communautaires ou écologiques de la région seront invités à soumettre des propositions de projets qui seront financés par l'argent versé. Commentaires:Vous désirez réagir à cet article? Connectez-vous au Passeport Canoë pour laisser un commentaire.Vous désirez joindre le modérateur pour lui signaler des abus sur ce blogue? Cliquez ici.
Après, on va acheter leur papier de toilette ÉCOLO... foutaise.
125 000$, RIDICULE
J'ai le sentiment que c'est une aubaine pour eux, combien ca leur aurait couté pour traiter ces eaux??? Ces amendes sont tellement basses, c'est une vraie farce.
Eric, je ne sais pas comment les rejets se sont faits, mais 14 000 m2 d'eau en 2 ans (2003 à 2005) ça fait 0.00044 m2 par seconde. Comparé à 25 ça fait pas gros.
125K$ c'est ridicule, mais je comprends leur point un peu leur point par contre. 1g/m2 si t'as 14000 m2 c'est la même quantité que 0.5g/m2 si t'as 28000 m2. (i.e. double concentration mais la moitié du volume = quantité égale) Sauf que si la réglementation est sur la concentration que tu déverses et non la quantité, tu peux être illégal dans un cas mais légal dans l'autre. Dans le sens que s'ils avaient dilué leur produit toxique avec de l'eau potable avant de la rejeter dans la rivière chaudière, ils auraient été légaux. Il y a probablement des usines de pâtes et papier qui rejettent une plus grande quantité des mêmes produits toxiques, dommageant encore plus l'environnement, mais qui ne sont pas illégaux.
@El Vince
C'est trois événements de une journée chacun, ou moins. Autrement dit, à trois reprises, les inspecteurs ont noté qu'au cours de leurs vistes, il s'était déversé 14 000 m cubes. C'est donc pas étendu sur trois ans, mais trois jours distincts. Désolé de la méprise. Éric Grenier
D'accord que Cascades n'est pas si verte qu'elle veut bien nous le faire croire. Leurs contenant en styromousse fabriqués en quantités phénoménales ne sont ni biodégradables, ni recyclables. Ça c'est de la pollution. Bien sûr, ils viennent de mettre au point un nouveau produit qui se défait en granules, mais le produit n'est toujours pas recyclable, ni biodégradable. Et le papier de toilette, il est toujours fait avec des fibres blanchies, n'est-ce pas? À quand le papier non blanchi ?
@Soleil Soleil,
Il paraît qu'ils vont sortir du papier de toilette Biologique Équitable. LOL !
Le mot écologique est bon vendeur , des individus sans scrupules ( crosseurs ) profitent de l'occasion pour se remplir les poches en offrant des produits qui sont soient disant écologiques.
Une imprimerie bien connue à Montréal pour son soit disant service de copies rapides , se vente d'employer du papier recyclé pendant que son boss se proméne en Hummer aux couleurs de son commerce. Les politiciens grands ténors de la cause environnementaliste se vautrent dans des orgies de consommation. Emploi Québec distribue des stylos fabriqués en Chine. En plus de contribuer au chomage en achetant des produits importés , ses achats sont effectués auprès des pires polluers de la planète. Les grandes chaines de l'alimentation offrent sur leur étalages des produits soit disant biologiques. Des compagnies veulent nous faire accroire qu'elles ont à coeur l'environnement , mais leurs produits sont suremballés. Il ne faudrait pas oublier les fabriquants de matériel électronique qui ont remplacés les boitiers en métal de leurs appareils par des boitiers en plastique. Est ce bon pour l'environnement de fabriquer des choses que l'on ne peut faire réparer ? Les opposants à la fourrure ont oubliés de vous dire qu'un mateau de fourrure dure plus que cent ans et est autobiodégrable ( 2 ans ) et qu'un manteau en simili fourrure est fabriqué avec des produits pétroliers ; dure deux ans et prends plus que cent ans à se décomposer dans un site d'enfouissement. Il ne faudrait pas oublier nos buveurs d'eau en bouteille qui polluent l'environnement avec leurs bouteilles non consignées. Les environnementalistes avec leurs diplomes universitaires n'ont pas inventés le bouton à quatre trous. Je me souviens des pots de moutarde en vitre qui devenaient des verres , des contenants en métal qui servaient de boites aux trésors et des sacs d'emballage de chez Eaton qui étaient réutilisés pendant le temps des fêtes afin de se donner l'impression qu'on avait dépensé une fortune . Aujourd'hui vous parler de recyclage et non de récupération ! Par exemple , la majorité des marchands de poissons utilisaient du papier journal pour emballer. Aujourd'hui ils utilisent du papier recyclé dont le processus de recyclage implique le déplacement par camion à plusieurs endroits et un processsus de désencrage. Du container au récupérateur.Du récupérateur au recycleur.Du recycleur au centre de tri.Du centre de tri à l'usine de traitement.De l'usine de traitement à l'usine de fabrication de carton.De l'usine à l'entrepot.De l'entrepot au distributeur.Du distributeur au détaillant.Du détaillant au commerçant. Le papier journal utilisé comme emballage : le client apporte ses vieux journaux au commerçant. Les guénilloux qui arpentaient nos ruelles : c'étaient eux les vrais champions du recyclage et de la récupération !
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