20/08/07

Permalink 13:41 pm, Éric Grenier / , 281 mots  

Courriel à Mario

Je sais que la polémique «Mario et les immigrants» s'estompe comme elle le devait, mais quand même, je tiens à revenir sur le sujet, puisque Mario, s'il a posé une bonne question, il s'est malheureusement aventuré d'y répondre au pif, sans trop de recherches. Une réponse intuitive. D'autant plus que réponse laisse entendre que l'immigration est un boulet économique. C'est drôle, il y a quatre provinces qui accueillent plus d'immigrants par têtes de pipes que le Québec, et ce sont quatre provinces qui carburent pas mal plus sur le plan économique que le Québec. De toute façon, les immigrants ne vont pas là où les gens sont hyper tolérants ou aplaventristes devant les coutumes de l'Étranger. Ils vont là où il y a des jobs et de l'argent.

Par ailleurs, je l’invite à lire ma plus récente chronique qui démontre que les immigrants sont pas mal plus entreprenants que les Québécois d’anciennes racines. Un phénomène pas unique au Québec, du reste.

Pour la question de leur intégration, il n'y a pas 1000 solutions, il n'y en a que deux: l'école et le travail. Avec la Loi 101, on est en voie de relever le défi de la première. Reste maintenant la seconde. Faudrait juste que les employeurs Québécois francophones soient moins inconsciemment racistes et aient davantage le réflexe d'embaucher des immigrants. Ce qui n'est pas nécessairement simple, puisque ça oblige l'employeur de sortir de son réseau habituel, de chercher moins avec les références de ses employés actuels, de sortir de son patelin.
Permalien 8 commentaires

Commentaires:

Vous désirez réagir à cet article? Connectez-vous au Passeport Canoë pour laisser un commentaire.

Vous désirez joindre le modérateur pour lui signaler des abus sur ce blogue? Cliquez ici.

Commentaire de:  Mario Goyette
Bonjours Mrs. Grenier. Pas nécessaire de m'envoyer de courriel, je suis là. Phrase d'Albert Camus que j'ai lu dans (Le premier homme)" Mais la chaleur, l'ennui, la fatigue lui révélaient sa malédiction, celle du travail bête à pleurer dont la monotonie interminable parvient à rendre en même temps les jours trop longs et la vie trop courte". Tant mieux si des immigrants deviennent entreprenants comme vous le dites, ils peuvent se mettre à jouer au golf, que ça me ferait pas un plis de plus. Sauf que dans nos champs maaîchers, l'été, ce sont des mexicains qui font la job à la place des québécois trop lâches pour se lever le matin. En plus, ils répandent une bonne humeur contagieuse dans nos centres d'achat, le soir, quand vient le temps de dépenser une partie de leur dur labeur. Vous pouvez me laisser des messages ici...si le coeur vous en dit.
Permalien 2007-08-20 14:44:30
Commentaire de:  Mario Goyette
Désolé Mrs. Grenier. Il s'agit de Mario Dumont, quelle méprise de ma part, j'ai cru que mes deux minutes de célébrité étaient enfin arrivées... India G. et Jaropro, peuvent venir lui parler. Ça ne me regarde plus.
Permalien 2007-08-20 15:01:28
Commentaire de:  El Vince
Hmm, désolé de te contredire, mais si tu fais référence au couscous, Dumont a dit exactement le contraire de ce que tu lui mets dans la bouche. Il a dit qu'au point de vue purement financier/économique, on peut faire venir beaucoup plus d'immigrants, c'est plutot au point de vue social que le québec a pas mal atteint sa capacité d'accueil.

Je ne suis pas certain des mots exacts mais à moins que ma mémoire déraille complètement, c'est ça qu'il a dit.
Permalien 2007-08-20 16:13:50
Commentaire de:  Annie Lavoie
Permettez-moi de vous dire qu'avant d'engager des immigrants où là il y a des emplois disponibles pour les gens nés d'ici, il faudrait peut-être trouver des solutions qui pourraient simplifier à des gens sans emploi.

Je suis malentendante. Je possède des diplômes et plusieurs années d'expérience de travail. Dans la vingtaine, je voulais devenir préposée aux soins pour personnes âgées, donc j'ai obtenu un certificat en gérontologie et je faisais du bénévolat pour le troisième âge, sauf que les préposés ne me voulaient pas, parce que je représentais un danger dû à ma surdité. Le bénévolat, je n'étais pas dangereuse, mais en gagnant sa vie, j'étais un danger. En réalité, le syndicat ne me voulait pas, je dérangeais parce que j'étais la seule qui était diplômée.

Ainsi, j'ai orienté ma carrière dans le domaine bureautique. J'ai occupé des postes de secrétariat, aide-comptable, agente de bureau ou commis de bureau dans le domaine public et privé. En fait, ce sont tous des contrats et en générale des subventions salariales. Les employeurs me disent que je suis bonne et excellente quand il y a une subvention, mais aussitôt que c'est terminé, ils ne me gardent plus pour diverses raisons. Ma plus grande force était ma débrouillardise en informatique et ma polyvalence. Tous les employés voulaient que je leurs donne des cours en informatique, mais eux n'étaient pas intéressés à me montrer pour divers travaux dû aux préjugés envers mon handicap. Il y a fallu que je me débrouille seule et convaincre mes employeurs de mes compétences. C'est toujours à recommencer. Quand on a un handicap, on est 100 fois plus jugé qu'une personne normale, même si elle n'est pas bonne.

Comme je suis rendue dans la quarantaine. Les employeurs ne veulent pas payer, donc ils prennent des jeunes. Actuellement, je travaille comme aide-entretien dans une garderie pendant deux jours par semaine. L'employeur me disait qu'il voulait une secrétaire de temps en temps et me faisait croire dans quelques mois, j'occuperais un poste en temps complet. Hélas! L'employeur a menti. En entendant que je travaille à temps partiel, je regarde ailleurs pour avoir un meilleur salaire. Figurez-vous que je travaille 14 heures par semaine pour 8,50$ de l'heure, le salaire minimum quasiment.

Aujourd'hui, les employeurs veulent que leur employé soit efficace dès la première journée sans prendre le temps de lui montrer. Ils ne veulent pas payer. Les collègues de travail, même les permanents, sont peu enclins à encourager et à aider un nouvel employé.

J'aimerais changer de carrière où il y aurait de l'emploi payant. Le problème est que si tu veux étudier à temps complet, l'assurance-emploi ou l'aide sociale coupe les prestations, donc pas d'argent pour payer tes études et pour vivre.

Plus les employés font de l'argent, moins ils travaillent. C'est en connaissance de cause. Ce sont les salariés à salaire minimum qui font des jobs sales et dures, même s'ils sont des diplomés.

Dans le merveilleux monde du travail, il y a beaucoup d'incompétents et de paresseux qui ne méritent nullement un salaire élévé.

Il y a plus d'entreprises médiocres qu'excellentes. Les patrons sont souvent des rêveurs qui refusent de changer leurs habitudes pour améliorer son entreprise. Ils ne cherchent que des moyens pour avoir des subventions venant du gouvernement au lieu de se débrouiller et de travailler plus fort que 40 heures par semaine.
Permalien 2007-08-20 16:19:59
Commentaire de:  Mario Goyette
@ El Vince. Autre méprise de ma part, sur le blog de Martineau, en haut, où les couteaux volent bas et la guerre toujours pognée, je t'ai confondu-du-du-du avec un certain C.G.(excellant blogueur) qui avait maille à partir avec une certaine dame Tisoiseau pas très recommandable. Da Vince Code... Bonne journée et qui que tu sois, c'est toujours agréable de te rencontrer sur Canoë. Capitaine Bohomme, part en voyage, la mer est belle...lalala.
Permalien 2007-08-20 16:31:01
Commentaire de:  El Vince
@Mario goyette: J'ai pas mal abandonné les blogues de canoë. Ici il y a quelques cinglés qui se mettent toujours à blamer les souverainistes pour quelque chose. J'te jure, si canoë part un blog sur le paté chinois, un bon jour un gars va se tromper et ça va être la faute des méchants souverainistes.
Permalien 2007-08-21 10:38:01
Commentaire de:  Jean-Claude St-Yves
Sur le plan immigration, le Québec est différend! Tous les professions, avocats, médecins, chirurgiens, ingénieurs, infirmières etc, ici quand ils ou qu'elles arrivent sont chauffeurs de taxis ou femmes de ménages parce que nos tordus d'imbéciles qui gèrent les associations des professionnels refusent de les acceter exigeant qu'ils retournent étudier selon leurs propres critères à eux, pendant que la population fait la file d'attente parce qu'il y a pénurie de personnel.
Permalien 2007-08-21 15:46:36
Commentaire de:  Fernand Cloutier
Avec tous ces immigrants qui sont prêts à travailler pour $2.00 de l'heure çà va être "BOOOOOO" talheure.......
Permalien 2007-08-21 16:25:20

Éric Grenier est chroniqueur et rédacteur en chef du Magazine Jobboom.
eric.grenier@jobboom.com
514-871-0222, poste 2287.
Cliquez ici pour voir sa bio!

MAGAZINE JOBBOOM

Pour consulter les contenus du Magazine courant
Cliquez ici »

JOBBOOM CONSEILS

Pour consulter le grand site de contenus Jobboom
Cliquez ici »
Dénoncer les petits irritants

SECTIONS


Juillet 2008
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
<<  <   >  >>
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      

FILS RSS/ATOM

RECHERCHER