31/10/07

Permalink 17:22 pm, Éric Grenier / , 150 mots  

Ça va faire le freakshow!


Bon... Quand c'est rendu qu'on évoque des massacres au kirpan dans nos cours d'école, qu'on se dit capable d'amener témoigner des Françaises lapidées par des Islamistes sur la Place de la Bastille, qu'on demande le retour du petit catéchiste et d'une nouvelle évangélisation, qu'on cherche à trainer Saku Koivu devant les tribunaux pour s'être adressé en anglais à ses fans, que même les Boys ont leur mémoire à déposer, avec Marian Stastny comme invité spécial, ça se pourrait-il qu'on ait fait le tour du jardin? Qu'il serait temps de passer à autre chose? Comme à l'avenir de notre économie? Aux 40 % de p'tits gars qui décrochent de l'école secondaire? À l'urbanisation de nos lieux naturels? Aux faibles investissements en sciences et technologies? À l'improvisation urbanistique de nos administrations municipales? À l'abolition des commissions scolaires? Au traitement réservé aux aînés dans les centres d'accueil?

Permalien 70 commentaires

26/10/07

Permalink 14:21 pm, Éric Grenier / , 261 mots  

Le cambriolage se poursuit


Le grand vol se poursuit. Celui du surplus du régime d'assurance-emploi. En clair, le gouvernement fédéral cotise davantage les employeurs et les salariés de ce que les besoins réels de l'assurance-emploi sont. De sorte que le régime se retrouve avec un surplus d'argent. On ne parle pas ici d'un petit coussin de sûreté. Il s'agit de quoi presque suffisant pour nourrir un autre régime en parallèle.

Au cours de la dernière année fiscale, le surplus atteint 3,3 milliards de dollars, selon Radio-Canada. Pardi! Et où sont allés tous ces montants? Pour plus de prestations? Une réduction des cotisations? Non, m'dame, au remboursement de la dette. Depuis la refonte du régime en 1997, alors qu’on transformé le régime d'assurance-chômage en assurance-emploi (ce qui est grotesque, car en français, on s'assure contre un risque...), le régime a accumulé pour maintenant plus de 54 milliards de dollars. Un surplus consacré à 100 % à la lutte au déficit, puis maintenant à la réduction de la dette.

La vérificatrice générale a toujours dénoncé ce «vol», légal cela dit, puisque la Cour d’appel du Québec a jugé que le gouvernement avait le droit de faire ce qu'il voulait avec le régime. Mais la VG l'a toujours trouvé immoral, en ce sens qu'il brise le lien de confiance entre les contribuables et l'État. Et en plus, ça fausse l'image réelle des finances publiques.


Pour vous renseigner sur ce dossier, un article du Magazine Jobboom

25/10/07

Permalink 15:19 pm, Éric Grenier / , 297 mots  

Le Quebec Summer Festival


Pour poursuivre dans la veine de la langue, un billet posté la semaine dernière, je maintiens mon avis que, dans l'ensemble, le niveau de langue des Québécois est insuffisant pour la bonne compréhension des autres francophones. Et en cela, je n'attaque pas l'accent québécois, ni notre vocabulaire particulier, qui permet souvent de traduire certaines réalités qui nous sont propres. À ce que je sache, je ne parle pas «à la française!», et ceux qui me lisent assidûment, savent à quel point j'affectionne certaines de nos expressions chien de bez nous... pardon, bien de chez nous!

Mais des internautes ont réagi en attaquant la langue de Paris, qui n'est pas le modèle universel du bon parlé français à leurs yeux. Vrai aussi, le joual s'apparente fort bien à l'argot, ou au slang. Le problème, c'est que le joual est la langue universelle ici, et que cela se traduit par des énoncés incompréhensibles, incohérents et intellectuellement paresseux. Tandis que, comme le mentionnait Martineau, n’importe quel éleveur de poulet du fin fond de la campagne française profonde, parle de façon claire et précise. Sans pour autant trahir son accent régional, ni le vocabulaire qui vient avec, et parfois bien différent de celui de Paris.

De toute façon, là n'est pas mon propos. D'autres, sinon les mêmes internautes, ont aussi dénoncé l'habitude des Français d'angliciser tout et n'importe quoi juste pour avoir l'air cool. Là-dessus, difficile d'argumenter.

En voulez-vous un exemple? Que diriez-vous si on renommait le Quebec Summer Festival, le St-Jean World Balloon, le Ste-Perpétue Grease's Pig Fest?

Parce qu'à Bordeaux, le fête du jazz s'appelle le Bordeaux Jazz Festival...

Torrieux, y font exprès!?!?

23/10/07

Permalink 16:45 pm, Éric Grenier / , 197 mots  

Martine avec Vinnie Lacroix


Toujours pas de nouvelle à propos du pépin technique, la journée achève, je suis fatigué, vous aussi j'imagine, il pleut, fait gris, fait sombre, alors, PAUSE SYNDICALE!

Les p'tites filles qui ont maintenant au moins 30 ans et plus connaissent bien la collection des bouquins Martine, comme Martine à la ferme, Martine à la foire, Martine chez papy et mamie, mettant en vedette une nunuche pas trop dégourdie.

Hé bien, après les détournements de cover qui circulent sur internet, voici le Martine cover generator! J'ai créé les miens! Faites les vôtres! Vous pouvez même me les courrieller et je les aficherais ici. Mais attention, c'est une perte considérable de temps...




Une grosse perte de temps, mais en tout cas, on ne ferait pas pire qu'en Afrique, où le président ivoirien Laurent Gbagbo a lancé un concours dont le gros lot est une villa de 60 000 $, ce qui est considérable en Côte d'Ivoire. Comment on fait pour gagner? On rentre à l'heure au boulot! Le manque de ponctualité serait une plaie dans l'économie de plusieurs pays africains. Le slogan de cette campagne pour la ponctualité? L'heure africaine tue l'Afrique. Ensemble, combattons-la!


Permalink 10:25 am, Éric Grenier / , 944 mots  

Difficultés techniques


Pour une raison que j'ignore, et qui va sûrement au delà de mes compétences, vos interventions sur le message d'hier à propos de GM n'apparaissent pas. Un blogue technique! Faque, j'ai mis une femme là-dessus, qui elle a mis un homme là-dessus, qui lui, va probablement mettre un homme ou une femme là-dessus. Patience, ça va se régler, promesse du maître de blogue!

En attendant, comme je reçois vos messages dans ma boîte de courriel, ils ne sont donc pas perdus au milieu du cyberespace, ou dans la fibre optique du building de Vidéotron. Alors, je les recopie ici pour votre bon plaisir.

Yves Nadeau:
ouais pi une grosse vite à part ça,et je dis cela en tant qu'ex travailleur de boisbriand.oui je sais plusieurs vont dire qu'on est des chanceux,bonne pension,avantages sociaux comme les médicaments payés jusqu'à la fin de nos jours etc mais ils nous ont pas demandés si on voulait arrêter de travailler.et puis ce n'était pas par choix.plusieurs n'étaient pas prêt,trop jeunes pour notre pension,imaginez 46 ans quessez voulez vous qu'on fasse c'est en Ontario que ça se passe.j'èspère quasiment qui vont se petter la gueule eux autres aussi avec la nouvelle camaro car à nous aussi ils nous promettaient un bel avenir puis vous avez vus quessé qui s'est passé.l'avenir de l'industrie automobile s'annonce bien sombre en Amérique du nord puisque bientot presque toutes les usines seront à l'étranger.


jean eudes:
En plus, la compagnie nous arnaque car ils vendent leurs véhicules trop chers (parité du dollard). j ai acheté une cavalier 2002= paquet de problemes. Puis une Aveo 2006= paquet de problemes. Assemblage médiocre et un service apres vente minable. Apres, ils veulent que l on achete Américains.... Boycottez les Américains. Achetez Japonnais. c est ce que je ferai la prochaine fois.

Bolt Laurence:
Plus rien ne me surprend, Québec = Tête de Turque.
Chi.. nous dessus, vomissez nous dessus, brûlez nos réputations, je m'en cali............. ., depuis peu j'ai enfin compris qu'ils fesaient de la projection.


Père Ovide:
ien de nouveau sous le soleil. Les entreprises installées ici, toutes industries confondues, se disent toutes prêtes à garantir tout ce qu'on veut, pourvu que le gouvernement les aide avec des crédits d'impôts, des prêts sans intérêts, et toute une batterie de cadeaux.
On achète ainsi la paix quelque temps, et ensuite on ferme tout, en blâmant le marché, la conjoncture, le temps qu'il fait, le poil dans la main du PDG...
Ben oui, on s'en fait passer. Par GM, et par beaucoup d'autres. Et c'est pas fini, avec la concurrence mondiale, c'est les chinois qui vont fabriquer 99% de ce que l'on consomme...



Daniel Lefbevre
Tout le monde sera d'accord pour dire que GM est une compagnie qui se cherche et qui tente par tous les moyens de stopper son déclin.
L'engagement dont vous parlez était-il consigné par écrit ou si ce n'était que du verbal? Parce que des mots, c'est juste du vent, pas vrai?
Mais d'une manière ou de l'autre, le fait de manquer à leur parole n'est pas à leur honneur, c'est clair.
Maintenant, doit-on en déduire pour autant que chez GM, on est anti-Québec? Faudrait pas tomber dans la paranoïa.
Des usines, ils en ont fermé aussi chez eux aux États-Unis et je présume que cela a fait tout aussi mal là-bas qu'ici.
Combien d'autres grosses compagnies, peu importe leur domaine, ont transféré une partie ou la totalité de leur production au Mexique ou en Asie? Vive la mondialisation!
En terminant, le modèle de Camaro qu'on voit sur la photo n'a pas grand chose de commun avec celle qu'on produisait à Boisbriand. Si ils avaient choisi un autre nom évoquant un modèle produit dans le passé, tels que Monza, Beretta, Chevelle, etc., aurions-nous eu la même réaction, à savoir penser qu'on s'en ai fait passer une vite?
C'est une autre voiture, redessinée, repensée. Leur "muscle car" s'appelait ainsi. Ils essaient de surfer sur la vague nostalgique, eux aussi. Et franchement, je trouve qu'elle a de la gueule.


Luc Cyr:
GM nous passe-t-il un sapin?la réponse est oui.
En ce qui concerne la fermeture de l'usine de Magog (fabriquant de pièces) je pense qu'elle fait partie d'une tendance qui s'est déjà amorcée avec la remontée de notre pétro-dollar canadien.... avec un dollar canadien à parité puis à 1.05, 1,10 US et plus... de plus en plus d'entreprises étatsuniennes vont rompre leur contrat avec leurs sous contractants québécois et ontariens, pour rapatrier la production chez eux aux USA... la spéculation sur le prix du baril de pétrole qui est passé de 30 à bientôt 100$ dope l'économie albertaine, fait monter le dollar mais étouffe l'industrie manufacturière québécoise.... et ontarienne.....
ce qui veut dire que si on ne produit plus la Camaro au Québec, il n'y a aucune raison pour GM de relancer la production de la Camaro en Ontario....... les Québécois devraient boycotter l'achat de cette future Camaro... pas de doute GM nous passe un sapin.......
quand au gouvernement du Québec de Jean Charest qui ferme les yeux , ce n'est pas nouveau et cela en dit long sur son fédéralisme asymétrique (la production automobile en Ontario , c'est normal pour Jean Charest et son équipe, même si GM s'est engagée à maintenir un niveau d'achat ici, niveau qu'il ne repecte pas...)


22/10/07

Permalink 15:54 pm, Éric Grenier / , 208 mots  

GM nous passe-t-il un Québec?




Est-on en train de se faire passer (une fois de plus) un Québec par General Motors? Lors de la fermeture de l'usine de Boisbriand, le constructeur automobile s'était engagé auprès du gouvernement du Québec d'encourager les sous-traitants liés à l'industrie automobile dans la province. En 2002, selon le gouvernement, GM Canada s'était engagée à augmenter ses achats de 400 millions par année auprès de fournisseurs québécois, ce qui équivaut à 750 emplois directs et autant d'emplois indirects. Rien de cela n'est arrivé. Au mieux, on parle de 800 millions de dollars d'achat annuels.

Or, voilà que GM ne renouvelle pas un contrat avec un fabricant de pièces installés à Magog, GDX, un contrat qui comptait pour les deux tiers de la production de l'usine des Cantons, selon le syndicat. Résultat: l'usine fermera et 400 emplois de perdus. Dans un communiqué émis aujourd'hui, le gouvernement se dit attristé par la nouvelle, mais ne souligne aucunement la responsabilité de GM dans cette fermeture.

Déjà quand on sait que GM avait fermé Boisbriand parce que le modèle assemblé là, la fameuse Camaro, n'était plus dans les plans de la compagnie...



Puis l'an dernier, surprise: une nouvelle usine GM à Oshawa pour construire... des Camaros!


19/10/07

Permalink 12:16 pm, Éric Grenier / , 199 mots  

Les Myths Busters

C'est vendredi, alors on peut se permettre des niaiseries. En voici une qui n'est pas vaine, qui fait même œuvre utile. C'est l'examen des Myth Busters, ces deux joyeux lurons qui sévissent à Discovery Channel. Leur mission: faire éclater les mythes et les légendes urbaines au grand jour. Par exemple, est-ce vrai que, comme dans les films hollywoodiens, si on tire une balle dans un réservoir d'essence d'une voiture, ça explose?

(Petite musique ici pour vous laisser le temps d'y réfléchir)

Réponse: Faux! Ils l'ont essayé, et le résultat, c'est que au pire, au très pire, ça fait un trou dans le réservoir.

D'autres? Est-ce vrai que les cellulaires pour provoquer un incendie aux pompes à essence? Ou un sou noir lancé du haut de l'Empire State Building peut tuer quelqu'un? Que le chocolat peut créer la dépendance? Tout cela aussi, est faux, et prouvé scientifiquement par les deux animateurs, par ailleurs très divertissants.

Vous pouvez passer le test ici pour savoir si vous êtes un vrai Myth Buster!

Puis il y a aussi ce quizz, assez instructif, sinon surprenant!


http://dsc.discovery.com/fansites/mythbusters/mythbusters.html

17/10/07

Permalink 16:23 pm, Éric Grenier / , 206 mots  

Que pensent les immigrants des vieilles laines?


Vous voulez savoir ce que pensent les immigrants des Québécois de vieille laine, comme moi? Lisez l'interview que m'a accordée le sociologue Victor Armony. Prof à l'UQAM, il est d'origine argentine, et résident du Québec depuis presque 20 ans. C'est une des interviews les plus réjouissantes que j'ai eue depuis longtemps. Ça se prend comme du baume sur des lèvres gercées par trop d'«épaisseries» entendues à la Commission Bouchard-Taylor. Ce type-là mériterait qu'on lui tende le micro tendu à trop d'énergumènes.

Je vous invite du reste à acheter son livre, Le Québec expliqué aux immigrants (Vlb Éditeur). Vous comprendrez alors à quoi servent les sociologues: nous mettre les yeux dans les bons trous.

Pour compléter, lisez la chronique de mon collègue Martineau, dans le Journal de mercredi... Justement, Armony m'a fait part de son incompréhension lors de son arrivée au Québec face au français parlé ici, lui qui se croyait parfaitement en maîtrise de la langue de Molière. Dans son livre, il y a des exemples à se bidonner. Mais Armony avait juste oublié un truc: on ne parle pas la langue de Molière icitte, mais celle de Ti-Mé.

Mé vieux!

12/10/07

Permalink 10:18 am, Éric Grenier / , 341 mots  

9 erreurs qui dérangent





Une dépêche de l'Associated Press ce matin qui risque de déranger le nouveau Nobel de la paix, Al Gore, réalisateur du film Une vérité qui dérange, ou, dans sa version originale, An Inconvenient Truth. Des extraits :

Certaines des affirmations avancées par le documentaire d'Al Gore sur les effets du réchauffement climatique, "Une Vérité qui dérange", ne sont pas étayées par des preuves scientifiques, selon une décision que vient de rendre un juge britannique. Ce jugement, rendu public mercredi à Londres, donne toutefois son feu vert à la diffusion dans les collèges et lycées anglais du documentaire (...).

Le juge Michael Burton, de la Haute Cour de Londres, (...) a indiqué qu'il n'avait aucun doute sur le fait que les points soulevés dans le documentaire sur les causes et les effets probables du changement climatique étaient pratiquement exacts, mais selon lui, ils l'ont été dans un "contexte d'alarmisme et d'exagération". Le film d'Al Gore "est en grande partie fondé sur la recherche et des faits scientifiques", a encore affirmé le juge Burton. "Malgré cela, la science est utilisée un homme politique et un communicateur de talent pour faire une déclaration politique et soutenir un programme politique." (...)

M. Gore s'est dit "satisfait" par cette décision de justice, observant que les "neuf erreurs scientifiques" recensées par le juge n'étaient qu'une "poignée" parmi "des milliers d'autres faits apparaissant dans le film".


Par ailleurs, sur le même sujet, une thèse extrêmement intéressante sur la difficulté du Canada de rencontrer les objectifs de Kyoto: l'augmentation de la population. Si les partisans du protocole citent souvent les exemples européens, Gilles Grenier, professeur au département de science économique de l'Université d'Ottawa, indique avec justesse que la faible croissance économique et démographique de ces pays leur facilite grandement la tâche, comparativement au Canada, dont la croissance de la population est nettement supérieure à l'Europe. À lire dans la page Opinions du Devoir de ce matin


10/10/07

Permalink 10:46 am, Éric Grenier / , 253 mots  

C'est qui ce gars-là?


Voulez bien me dire pourquoi on lui donne toujours le crachoir à l'imam Saïd Jaziri? Pourquoi c'est lui qu'on invite comme représentant de la communauté musulmane? Pourquoi, chaque fois qu'il s'excite les baguettes en l'air, on lui tend le micro? Regardez encore, avec les réactions à son invitation à l'émission Le 3950, le dérapage insensé sur un événement Ô combien insignifiant. C’est juste de la t-i-v-i, torrieux! À côté de ça, la manière dont j'ai lavé la vaisselle ce week-end est un événement hautement plus stratégique pour l'avenir de la société québécoise, voire de l'Occident, sinon de l'Humanité.

Mais il y en a toujours pour prendre au sérieux les niaiseries de cet immigrant illégal. L'imam Jaziri est à la communauté musulmane ce que le doc Mailloux est à la communauté scientifique, ce que le maire Gendron est au monde municipal, ce que Paul Arcand est à la famille des cinéastes documentaristes: un clown de service qui se prend un petit peu trop au sérieux.

Dans les médias, nous avons l’obligation de pertinence quand on choisi nos intervenants des milieux de travail ou des groupes d’intérêts de la société. Dans ce cas-ci, les concepteurs de l’émission ont péché par paresse professionnelle. Les lieux communs sont toujours si confortables : deux coups de cuillère à pot et le tour est joué, on peut retourner jouer au jeu de Patience…

PS: lisez l'ami Martineau à propos de sa rencontre avec Jaziri.

09/10/07

Permalink 14:27 pm, Éric Grenier / , 195 mots  

Les esclavagistes de Westmount


Connaissez-vous le Programme des aides familiaux résidants (PAFR) a été mis en place par Immigration Canada, il y a 25 ans? Officiellement, c'était pour contrer la pénurie de nannies au Canada. Mais en lisant l'excellent reportage de la journaliste Suzanne Décarie de Châtelaine, on prend connaissance des règles du PAFR que je qualifie de discutables...

La majorité des filles qui entrent au Canada grâce à ce programme sont des Philippines. Elles sont liées à un seul employeur – leur permis de travail porte son nom –, chez qui elles s’engagent à résider et à travailler pendant 24 mois, sur une période de trois ans, avant de pouvoir demander la résidence permanente.

Selon le reportage, presque toutes les aides familiales travaillent plus que les 40 heures semaine prescrites par la Loi sur les normes du travail. Et les heures supplémentaires sont rarement payées. De plus, elles sont inadmissibles à la CSST. Alors, en cas de blessure au travail, elles peuvent être congédiées sans indemnisation.

Bref, un coin oublié de nos politiques d'immigration qui gagnerait peut-être, pour ceux qui en profitent le plus, et ceux qui le soutiennent, à le demeurer...

05/10/07

Permalink 15:17 pm, Éric Grenier / , 499 mots  

Les REER obligatoires?


Vous êtes une bande d'irresponsables. Je ne le dis pas en rapport à vos réactions d'hier sur le message traitant du bonheur de la femme émancipée. Non, cela ne fait pas de vous des irresponsables. Des frustrés, des cro magnons peut-être, mais pas des irresponsables.

De toute façon, le «vous» ici englobe plus large que notre seule famille du Jobboomblog. Il inclut toute la famille québécoise, celle qui, au désespoir de certains, dont des planificateurs financiers et vendeurs de produits financiers plus délirants qu'utiles - vous le verrez, ce n'est pas innocent -, la grande famille québécoise donc, n'épargne pas suffisamment en vue de ses vieux jours.

L'heure serait si grave, qu'il faille maintenant envisager la conscription. Ainsi, pour s'assurer que les Québécois aient ce qu'il faut pour jouir de la retraite, la cotisation à un REER devrait être OBLIGATOIRE. Et en prime, comme vous ne savez pas gérer vos envies irrépressibles de consommation, l'État devrait établir votre limite de crédit.

Mais qu'est-ce que cette idée de fou encore de la Grande Église syndicalo-populo solidaire? Il y a un petit problème: elle n'est de la Grande Église syndicalo-populo solidaire. Mais d'un Lucide, l'économiste Pierre Fortin. Un homme pour qui je voue beaucoup d'estime, dont je bois chacune de ses paroles, sans pour autant toutes les absorber.

Il est étonnant d'abord, voire paradoxal, qu'on s'inquiète de la retraite des Québécois, quand, du même point de vue, on les avertit qu'il n'y en aura pas de retraite parce qu'il va manquer de main-d'œuvre. Faudrait savoir.

Puis cette proposition traduit non pas l'idée d'un État pourvoyeur, mais d'un État maternel. Un système de santé gratuit, des garderies à 5 dollars, l'école obligatoire jusqu'à 16 ans, passe. C'est même dans l'ordre des choses puisqu'on permet à des gens d'obtenir des services de base dont leur libre arbitre ne suffit pas toujours à obtenir.

Qui est l’État pour me dire comment gérer mon avenir financier? Celui-là même qui s’est mené à la quasi-banqueroute? Les mêmes fonctionnaires, qui, une fois sur trois, ne sont même pas capables de lire mon rapport d’impôt comme il faut?

C’est comme une nouvelle taxe, un nouvel impôt obligatoire qui ne bénéficierait qu’à qui, au fond? Aux grandes institutions financières. Comme si le salut avant le salut éternel ne passerait que par les REER. Pourquoi l’État, tel un vieux curé défroqué, le doigt bien agité en l’air, m’interdirait cette année d’investir dans un voyage, une voiture, une rénovation, dans le remboursement de dettes, parce que ça irait contre l’Évangile officiel?

Bordel, quelqu'un connaît-il le principe du libre-arbitre?

Vraiment, là, c’est l’exemple parfait de la très bonne très mauvaise idée.

Vous pourrez écouter les explications de M. Fortin à Argent, ce vendredi 5 octobre, vers 16 heures.

04/10/07

Permalink 15:48 pm, Éric Grenier / , 465 mots  

Libérée, la femme est moins heureuse


S'cusez mesdames, le titre est volontairement provocateur. Mais avant d'abattre le messager à la AK-47, prenez le temps de lire mon post. Il s’agit non pas de mon opinion, mais d'une récente étude parue depuis peu, et qui enflamme une partie de la blogosphère amerloque.

Selon l’étude de Betsey Stevenson et Justin Wolfers, économistes à l'Université de Pennsylvanie, depuis que les femmes ont quitté la maison pour un travail rémunéré il y a près de 40 ans, leur bonheur s'est effrité. Si en 1970, les femmes étaient plus heureuses en général que les hommes quand elles étaient à la maison à torcher les p’tits, quatre décennies plus tard, maintenant qu’elles sont affranchies, c'est l'inverse.

Leur méthodologie semble inattaquable. Les résultats de leur étude le sont donc. Mais les raisons qui expliquent cette évolution sont loin de faire l'unanimité. Certains croient que les femmes n'ont plus le temps de tout faire à la maison, ce qui les rendrait plus malheureuses. Pour d’autres, c’est que les tâches désagréables ont augmenté en temps pour les femmes, avec entre autres une nouvelle obligation de s’occuper des parents vieillissants.

Une des élèves de Stevenson raconte que le but dans la vie de sa mère était d'avoir de beaux enfants, qui réussissent à l'école, une maison bien rangée et un joli jardin. Puis de poursuivre qu'elle aussi se souhaitait pareille grâce, mais qu'en plus, elle voulait une carrière réussie et être utile au monde. À ce fardeau, selon Stevenson, s’ajoute le fait que les femmes se sentent encore aujourd’hui l’obligation d’être séduisantes, ce que l’économiste appelle la «hottie theory». «Les filles consacraient beaucoup de temps à devenir belle quand j’étais au secondaire, raconte Stevenson au New York Times. Je ne sais pas où elles trouvent le temps aujourd’hui.»

Bref, si les femmes sont plus malheureuses aujourd’hui qu’il y a 40 ans, c’est qu’à l’époque, leurs attentes et ambitions étaient moindres. Elles ne se comparaient qu’aux autres femmes, alors qu’aujourd’hui, elles se comparent aussi aux hommes.

Justement, les hommes eux ont vu leur semaine de travail diminuer, leurs vacances augmenter, et leur travail devenir moins routinier. Et ils ne se taperaient pas plus des tâches ménagères plates qu’il y a 40 ans. Ce qui les aurait rendus plus heureux.

Vous pouvez lire ici un résumé (en anglais, désolé, mais je suis le premier à traiter de cette histoire en français) du NYT (et le millier et quelques commentaires que ça engendré!!!), et voir les réactions ici, sur le blogue Freakonomics, d'autres ici, et la réponse des auteurs de l’étude à leurs détracteurs.

03/10/07

Permalink 11:43 am, Éric Grenier / , 194 mots  

Les USA envahis par le Canada


Vous souvenez-vous il y a à peine 5 mois quel était l'un des débats les plus enflammés au pays? Genre, quand Alcan était convoitée par Alcoa la grosse américaine... C'était la panique au Canada, des grands dirigeants d'entreprises appelaient à la mobilisation nationale et à la fermeture des frontières pour empêcher la prise de contrôle de notre économie par les étrangers... Léo-Paul Lauzon n'aurait pas fait mieux. C'est drôle, aujourd'hui plus personne n'en parle.

Et pour cause. Car, maintenant, c'est le Canada qui est en train d'acheter le monde.... Bon, c'est peut-être un peu exagéré, mais disons au moins les États-Unis. Et là-bas, on dit «watch out! The Canucks are coming!»

Hier, la Banque TD achetait une banque américaine pour 8 milliards de dollars, la Royale s'en offrait une aux Antilles. SNC-Lavalin devenait la plus grosse firme de génie au monde. La Bourse de Montréal acquérait Boston. Et un commentateur réputé de la scène financière américaine de la chaîne CNBC a prévenu ses compatriotes qu'il était «temps de se préparer à une invasion canadienne». Hier seulement.


02/10/07

Permalink 10:57 am, Éric Grenier / , 247 mots  

Des problèmes d'accomodâtions aussi chez nos voisins


Je ne me sens plus chez moi, plus personne ne m'aborde dans ma langue.

Je ne peux pas parler à mes voisins.

Les immigrants illégaux, paquetez vos p'tits, pis retournez dans votre pays.

Je suis tannée de voir des immigrants payer leur épicerie avec leur chèque de BS pis embarquer dans leur char à 40 000 piasses.

Je suis tanné de me faire traiter de raciste parce que je demande de respecter ma langue.

Ce pays a une langue commune.

Ce pays a une tradition chrétienne, ce pays est chrétien.


Des extraits de la commission Bouchard-Taylor? Non, des propos qui ont cours en ce moment chez nos voisins du sud. D'abord, le conseil municipal d'une petite ville proprette de la banlieue de Chicago qui adopte une sorte de Charte de langue anglaise pour contrer l'invasion de l'espagnol dans l'espace public, et le vieux routier républicain John McCain, et encore candidat à l'investiture de son parti, qui plaide pour un président chrétien.

Pour revenir à un sujet plus proche de la raison d'être de ce blogue, le président Bush impose son veto à une loi qui donne une assurance-santé à plusieurs millions d'enfants sans couverture médicale, alors qu'il demande au Congrès près de 42 milliards supplémentaires pour la guerre en Irak et en Afghanistan. La loi elle exigerait 35 milliards sur cinq ans.

Raison invoquée par le président: ça ouvre la porte à un système de santé contrôlé par le gouvernement.

Éric Grenier est chroniqueur et rédacteur en chef du Magazine Jobboom.
eric.grenier@jobboom.com
514-871-0222, poste 2287.
Cliquez ici pour voir sa bio!

MAGAZINE JOBBOOM

Pour consulter les contenus du Magazine courant
Cliquez ici »

JOBBOOM CONSEILS

Pour consulter le grand site de contenus Jobboom
Cliquez ici »
Dénoncer les petits irritants

SECTIONS


Octobre 2007
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
<<  <   >  >>
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        

FILS RSS/ATOM

RECHERCHER