25/10/07Le Quebec Summer FestivalPour poursuivre dans la veine de la langue, un billet posté la semaine dernière, je maintiens mon avis que, dans l'ensemble, le niveau de langue des Québécois est insuffisant pour la bonne compréhension des autres francophones. Et en cela, je n'attaque pas l'accent québécois, ni notre vocabulaire particulier, qui permet souvent de traduire certaines réalités qui nous sont propres. À ce que je sache, je ne parle pas «à la française!», et ceux qui me lisent assidûment, savent à quel point j'affectionne certaines de nos expressions chien de bez nous... pardon, bien de chez nous! Mais des internautes ont réagi en attaquant la langue de Paris, qui n'est pas le modèle universel du bon parlé français à leurs yeux. Vrai aussi, le joual s'apparente fort bien à l'argot, ou au slang. Le problème, c'est que le joual est la langue universelle ici, et que cela se traduit par des énoncés incompréhensibles, incohérents et intellectuellement paresseux. Tandis que, comme le mentionnait Martineau, n’importe quel éleveur de poulet du fin fond de la campagne française profonde, parle de façon claire et précise. Sans pour autant trahir son accent régional, ni le vocabulaire qui vient avec, et parfois bien différent de celui de Paris. De toute façon, là n'est pas mon propos. D'autres, sinon les mêmes internautes, ont aussi dénoncé l'habitude des Français d'angliciser tout et n'importe quoi juste pour avoir l'air cool. Là-dessus, difficile d'argumenter. En voulez-vous un exemple? Que diriez-vous si on renommait le Quebec Summer Festival, le St-Jean World Balloon, le Ste-Perpétue Grease's Pig Fest? Parce qu'à Bordeaux, le fête du jazz s'appelle le Bordeaux Jazz Festival... Torrieux, y font exprès!?!? Commentaires:Vous désirez réagir à cet article? Connectez-vous au Passeport Canoë pour laisser un commentaire.Vous désirez joindre le modérateur pour lui signaler des abus sur ce blogue? Cliquez ici.
Juste pour le plaisir, comparez le vocabulaire d'un enfant de 5 ans en France et ici. Le petit français doit connaître au moins le double des mots que connait le petit québécois. Ici, c'est "la chose", "l'affaire", tsé. Alors qu'en France, on lui apprend le vrai mot.
Mais que voulez vous, essayer de bien parler au Québec, c'est snob. Au secondaire, on te plante dans les cases si tu parles autre chose que le meneu-meneu. Anecdote, je suis dans l,autobus. Quatre ados y entrent, 14-15 ans. Ils commencent à discuter: - "Tsé l'affaire, là" - "L'affaire à Mike?" - "Non, l'aut affaire" - "Hein?" - "Sti, tu comprend rien? L'affaire!" Même entre eux, leur vocabulaire était tellement limités qu'ils ne se comprenaient même pas! Alors, les français peuvent bien s'amuser avec des anglicismes, au moins ils ont une maîtrise des bases et du vocabulaire qui devrait nous servir de modèle.
J'ai habité à Bordeaux, et quel plaisir que d'aller faire un petit footing au square, pendant le Bdx Jazz Fest, avec tous ces amateurs de jazz en smoking et leur suitcase. Et quand j'avais un petit creux, j'allais me commander des Chicken McNuggets. Pour cacher l'haleine? Un chewing gum, pardi! :o)
Et ça, c'est quand ils ne se mettent pas au verlan :oP Et au risque de contredire Martineau le grand manitou, j'ai rencontré une charmante vieille dame, éleveuse de poulet dans ses temps libres, habitant le fin fond des Landes... Et je n'ai jamais rien pigé à ce qu'elle me racontait (et pourtant, j'étais bien habituée à la France!).
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