29/01/08

Permalink 06:00 am, Éric Grenier / , 149 mots  

Faudrait choisir


L’Association des pompiers de Montréal dénonce la proposition de la Ville d'accorder à ses cadres la possibilité de cumuler des augmentations de salaire pouvant atteindre dans les meilleurs cas jusqu'à 6,5 % par année en primes de rendement. Alors, qu’eux les pompiers, comme l'ensemble des employés syndiqués de la Ville, doivent se contenter de 2%.

Faut choisir:

1-Soit qu'on travaille dans un cadre syndical où tout le monde est rémunéré de la même manière, peu importe qu'on se masse la partie inférieure du bas du dos ou qu'on se tue à l'ouvrage, peu importe si notre «département» sous-performe d'aplomb et où l'emploi est assuré.

2-Soit qu'on travaille dans un cadre non syndiqué, où on est récompensé pour en avoir donné plus que le minimum exigé, et où on peut perdre son emploi au gré des changements d'humeur de la direction.


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28/01/08

Permalink 13:59 pm, Éric Grenier / , 98 mots  

Des McDiplômes...


On entend souvent parler des McDiplômes, mais cette fois-ci, c'est pour vrai: en Grande-Bretagne, savoir gérer la production d'un Big Mac deviendra une compétence officiellement reconnue par l'État! Un diplôme décerné par McDonald's uniquement, et qui aura, dans la sphère publique, la valeur de reconnaissance qu'un baccalauréat en gestion de n'importe quelle université.

Déjà, au Québec, on a les fameux Campus Ubisoft, mais cette initiative britannique pousse le bouchon nettement plus loin.

Ça me rappelle notre dossier au Magazine Jobboom sur l'école vendue aux entreprises, paru en 2005.

21/01/08

Permalink 10:53 am, Éric Grenier / , 215 mots  

Le mot de la fin sur les AR?


Est-ce le mot de la fin sur les accommodements raisonnables? En tout cas, le sondage dont fait état La Presse ce matin, à propos des AR en milieu de travail, semble vouloir confirmer ce que certains croyaient: à savoir que les ti-clins vus à la Commission Bouchard-Taylor et qui lui ont donné une image de freakshow, n'étaient représentatifs que d'eux-mêmes. Et surtout pas de cette supposée crise identitaire québécoise dont je doute sérieusement, faute de preuve, de son existence.

Sinon, à part ça, quoi d'autre? En cette journée de gros frette, la première vraie de l'hiver, on apprend que 2007 est la seconde année la plus chaude enregistrée sur Terre depuis 100 ans. Ça réchauffe le coeur...

Parlant de coeur, mes amis du Kiosque Média signalent l'arrivée de l'autobiographie d'une femme dont le travail est connu universellement: Sylvia Kristel, alias Emmanuelle... Étonnant!

Et puis non, je n'ai pas d'opinion à propos du malheur qui frappe mon boss. Je laisse à ceux qui s'y connaissent mieux en la matière, et qui n'ont pas d'apparence de conflit d'intérêt, le soin de vous informer. Une seule chose: cela n'affecte en rien les activités de Quebecor Media, illustre famille dont fait partie Canoë et le Magazine Jobboom.

Bonne semaine!

18/01/08

Permalink 10:28 am, Éric Grenier / , 69 mots  

La bourse ou la vie?


La bourse trébuche, tous les chroniqueurs financiers sont aux aboies. Mais la meilleure chronique sur le sujet, je l'ai lue hier: c'était la caricature d'André-Philippe Côté, du quotidien Le Soleil. Deux itinérants lisent le journal. L'un d'eux dit à l'autre: «C'est bizarre... Quand la bourse s'effondre, ce sont ceux qui n'ont pas d'actions qui en souffrent le plus...»

Ouch! Une vérité qui fait mal...

17/01/08

Permalink 09:36 am, Éric Grenier / , 427 mots  

Le gros sapin de Marois

Je ne comprends pas. Les élus s'accusent mutuellement d'ingérence quand un ministre ose dicter sa volonté à un dirigeant de société d'État. Puis, quand ces élus se font dire par des administrateurs que leur volonté, quoique séduisante, est peut-être mal avisée en matière de saine gestion du bien public, on l'accuse de bafouer la démocratie...

Ainsi, l'opposition péquiste a accusé le ministre Béchard d'ingérence honteuse quand il a passé outre un avis (pas une décision, la nuance est importante) de la Commission de protection du territoire agricole, dans le dossier du port méthanier Rabaska.

Maintenant, Pauline Marois veut forcer la main au PDG de l'Agence des PPP d'accepter le désir des élus de l'Assemblée nationale de faire construire la salle de l'OSM tout en bois d'ingénierie. Exactement ce qu'elle reproche à Béchard.

Qu'a-t-il dit le monsieur pour s'attirer les foudres de l'ingénieure-architecte-urbaniste que n'est pas Pauline Marois? «Il faut se marier avec un environnement particulier. Si on construit une symphonie au bois, ça va être particulièrement difficile de le marier au sein du quartier des spectacles au centre-ville.»

Me semble, que ça tombe sous le sens. La salle de l'OSM est au centre-ville de Montréal, pas au pied du mont Tremblant ou sur les rives du lac Saint-Jean! Une cabane en bois rond, c'est beau au-dessus du Sacacomie.


À Montebello.
.

À Sainte-Marguerite (l'Apine Inn).

Du reste, des bâtiments érigés grâce à l'expertise scandinave (Victor Nymark, en l'occurrence). Pas québécoise...

Avant de se peinturer dans le coin comme ça avec leur bidule en bois, les élus savaient-ils si c'était, à la fois d'un point de vue architectural, d'urbanisme et de rapport qualité-prix le meilleur choix? Comme on dit, poser la question... Cette idée est tombée comme ça par hasard pendant le Sommet sur l'industrie forestière, et comme une panacée électoraliste, elle a été adoptée sans aucune forme d'analyse.

L'OSM allait donc servir de vitrine au monde entier du savoir-faire québécois en bois d'ingénierie. Vraiment? C'est ça qui va sauver les emplois dans les forêts du Québec? Come on! Faut pas nous passer des sapins gros comme ça!

Et puis, quel savoir-faire? À voir ce qui se construit généralement au Québec, on a visiblement beaucoup plus de savoir-faire en maison préfabriquée de clapboard de vinyle et fausses briques roses, ainsi qu'en boîte de céréales en tôle ondulée rouge criard.

16/01/08

Permalink 13:41 pm, Éric Grenier / , 51 mots  

Les bonnes nouvelles Canoë


D'abord, une première: Gnan gnan gnan Toronto!

Une seconde: Gros investissement à Bécancour; après la fermeture de Norsk Hydro, c'est chouette.

Une troisième avec laquelle je peux faire un lien avec un post précédent.

Et une une quatrième: Yessss! Et c'est Educ'Alcool qui le dit!

15/01/08

Permalink 10:31 am, Éric Grenier / , 290 mots  

Notre moteur-roue...



Quand on lit l'article de Louis-Gilles Francoeur dans le Devoir de ce matin, à propos du moteur-roue conçu par Hydro-Québec dans les années 80, et qui s'apprête maintenant à faire la fortune de General Motors et Volvo, deux réactions sont possibles:

1-L'envie de frapper quelqu'un;

ou

2-L'envie de frapper quelqu'un encore plus fort.

Bon, ce n'est pas parce que General Motors et Volvo se sont accaparés des idées du physicien Couture, que cela va en faire la technologie automobile de demain. Mais c'est très probable, et un certain succès est même assuré. Dans le meilleur des cas, le Québec aurait pu devenir une sorte de Microsoft de l'automobile dans 20 ou 30 ans. Mais à Hydro-Québec, des dirigeants certainement très compétents, mais fort probablement de petite envergure, ont manqué le bateau. Si ces gens avaient usé davantage d'intuition, de créativité et d'audace, peut-être qu'à l'époque, Hydro aurait réussi à commercialiser son invention et à l'imposer à l'industrie. Mais en y allant pour une stratégie ultra classique, comme on le lit dans l'article, ils sont allés vendre l'invention de l'ampoule électrique aux fabricants de lampe à l'huile.


Le char du Québec

Ici, vous trouverez un reportage de Radio-Canada sur le moteur-roue au Salon de l’auto de Détroit… en 2001!


Bon, maintenant, si Hydro pourrait ne pas manquer le bateau avec une autre invention, que j'attends depuis très longtemps: l'électricité sans fil! Remarquez la dernière phrase: «Quand Nikola Tesla imagina le principe de l’électricité sans fil, au début du 20e siècle, un représentant de fournisseur en électricité se serait inquiété de savoir où l’on placerait le compteur.» Du Hydro tout craché?


11/01/08

Permalink 10:38 am, Éric Grenier / , 270 mots  

Des jobs comme par magie!

Oui, le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale Sam Hamad va se péter les bretelles cet avant-midi : le Québec a connu en 2007 sa plus forte croissance de l'emploi depuis l'année 2001, une année record.

Ta-dam!



Mais tous ces sparages ministériels ne seront que prestidigitation, un peu à la Oncle Tom (pas celui des Têtes à claques les ti-papoutes, mais celui des Tannants).

Car, si le Québec a connu une bonne croissance de l’emploi, c’est grâce à l’emploi à temps partiel, surtout, essentiellement, pour ne pas dire absolument. Une nouvelle job à temps plein pour huit à temps partiel. C’est un ratio hallucinant, voire désespérant. Le ministre vous dira qu’il s’est créé presque deux fois plus d’emplois – toutes proportions gardées – dans sa province qu’en Ontario. C’est aussi vrai.

Ce qu’il vous cachera, cependant, c’est que les vraies jobs, à temps plein, permanentes, c’est en Ontario qu’elles se sont créées, selon Statistique Canada. Pas au Québec. La croissance de l’emploi à temps plein à été trois fois plus importante en Ontario qu’au Québec. Cent mille emplois à temps plein en Ontario, 36 000 au Québec. En 2007, le taux de croissance du temps plein a été trois fois plus important en Ontario, quatre fois plus au Nouveau-Brunswick, deux fois plus à Terre-Neuve, trois fois plus au Manitoba, trois aussi en Alberta, et deux fois en Colombie-Britannique.

Mais ça, le ministre ne vous le dira pas! C’est à moi, porteur de mauvaises nouvelles, de vous le dire… Maudite job poche. Au moins, elle est à temps plein.

10/01/08

Permalink 11:17 am, Éric Grenier / , 312 mots  

Ah! Le con...




Voilà ce qui arrive lorsque les réflexes électoralistes s'immiscent dans la gestion des affaires publiques. Malgré toutes les assurances qu'il a répétées ad nauseam, le ministre des Ressources naturelles Claude Béchard était dans le champ, loin dans le champ, très loin dans le champ. Aveuglé par son désir insatiable de réélection, l'homme des basses œuvres du gouvernement Charest y tenait tellement à sa réélection qu'il a réussi à convaincre ses collègues du Conseil des ministres qu'il fallait accorder de gré à gré le contrat de renouvellement des voitures du métro de Montréal à Bombardier. Une décision à l'encontre de toute prudence élémentaire dans ce genre de dossier.

Il ne fallait pas seulement être pas mal sûr que le gouvernement était dans son plein droit d'agir ainsi. Il fallait en être sûr et certain, hors de tout doute. Mais par besoin de minoucher les électeurs de sa région, où se trouve l'usine de Bombardier qui assemblerait les nouveaux wagons, le ministre s'est contenté de la première option.

Résultat: un an plus tard, il faudra aller, de toute façon, en appel d'offres.

Au coût maintenant de millions de dollars pour les contribuables québécois, et les usagers du métro de Montréal, qui devront casquer pour les frais encourus par le retard provoqué par la décision de la Cour, mercredi, en faveur du concurrent de Bombardier, Alstom. Devrait-on comptabiliser tous ces millions dans les dépenses électorales du ministre?

Après le désastre du Mont-Orford dont Béchard est responsable, Jean Charest a le devoir de faire un examen de conscience: malgré tout le volontarisme dont fait preuve Béchard, il ne s'avère pas aussi talentueux ministre. C'est même tout le contraire. Les banquettes du fond lui iraient pas mal mieux.


09/01/08

Permalink 10:33 am, Éric Grenier / , 114 mots  

Doh!


Bonne année les tous p'tits! Après un moyen-long congé trop court, je suis de retour avec vous pour un nouveau cycle terrestre rempli de débats et de chicanes. Mais avant, pour commencer l'année tout en douceur, je vous propose une petite énigme à résoudre. Sur la photo suivante, les gars viennent de terminer la pose de poteaux sur un parvis pour empêcher les automobiles de s'y engager. Ils terminent le nettoyage et ont probablement très hâte de rentrer à la maison pour une bonne frette. Regardez-la bien (la photo, pas la frette).



Maintenant, la question à 300 000 $ cash dans une valise: comment vont-ils faire pour se sortir de là? Doh!

Éric Grenier est chroniqueur et rédacteur en chef du Magazine Jobboom.
eric.grenier@jobboom.com
514-871-0222, poste 2287.
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