10/01/08Ah! Le con...![]() Voilà ce qui arrive lorsque les réflexes électoralistes s'immiscent dans la gestion des affaires publiques. Malgré toutes les assurances qu'il a répétées ad nauseam, le ministre des Ressources naturelles Claude Béchard était dans le champ, loin dans le champ, très loin dans le champ. Aveuglé par son désir insatiable de réélection, l'homme des basses œuvres du gouvernement Charest y tenait tellement à sa réélection qu'il a réussi à convaincre ses collègues du Conseil des ministres qu'il fallait accorder de gré à gré le contrat de renouvellement des voitures du métro de Montréal à Bombardier. Une décision à l'encontre de toute prudence élémentaire dans ce genre de dossier. Il ne fallait pas seulement être pas mal sûr que le gouvernement était dans son plein droit d'agir ainsi. Il fallait en être sûr et certain, hors de tout doute. Mais par besoin de minoucher les électeurs de sa région, où se trouve l'usine de Bombardier qui assemblerait les nouveaux wagons, le ministre s'est contenté de la première option. Résultat: un an plus tard, il faudra aller, de toute façon, en appel d'offres. Au coût maintenant de millions de dollars pour les contribuables québécois, et les usagers du métro de Montréal, qui devront casquer pour les frais encourus par le retard provoqué par la décision de la Cour, mercredi, en faveur du concurrent de Bombardier, Alstom. Devrait-on comptabiliser tous ces millions dans les dépenses électorales du ministre? Après le désastre du Mont-Orford dont Béchard est responsable, Jean Charest a le devoir de faire un examen de conscience: malgré tout le volontarisme dont fait preuve Béchard, il ne s'avère pas aussi talentueux ministre. C'est même tout le contraire. Les banquettes du fond lui iraient pas mal mieux.
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