29/01/08

Permalink 06:00 am, Éric Grenier / , 149 mots  

Faudrait choisir


L’Association des pompiers de Montréal dénonce la proposition de la Ville d'accorder à ses cadres la possibilité de cumuler des augmentations de salaire pouvant atteindre dans les meilleurs cas jusqu'à 6,5 % par année en primes de rendement. Alors, qu’eux les pompiers, comme l'ensemble des employés syndiqués de la Ville, doivent se contenter de 2%.

Faut choisir:

1-Soit qu'on travaille dans un cadre syndical où tout le monde est rémunéré de la même manière, peu importe qu'on se masse la partie inférieure du bas du dos ou qu'on se tue à l'ouvrage, peu importe si notre «département» sous-performe d'aplomb et où l'emploi est assuré.

2-Soit qu'on travaille dans un cadre non syndiqué, où on est récompensé pour en avoir donné plus que le minimum exigé, et où on peut perdre son emploi au gré des changements d'humeur de la direction.


Permalien 10 commentaires

Commentaires:

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Commentaire de:  Albert Champagne
Je suis d'accord avec vous à 100%. Il suffit d'y réfléchir deux secondes. Très difficile pour les chefs syndicaux.
Permalien 2008-01-29 07:59:12
Commentaire de:  Docteur Poitras
Ne pourrait-il pas y avoir un syndicat des patrons ?

De plus, rien n'empêche d'être à la fois POUR la sécurité d'emploi et POUR la rémunération à la performance.

Un n'exclut pas l'autre.

Je ne pense pas que les employés doivent être congédiables à outrance.

Je ne pense pas non plus qu'ils doivent tous être super bien payés même s'il se grattent le derrière comme vous dites.

On peux-tu être équilibrés ?
Permalien 2008-01-29 10:49:49
Commentaire de:  boom boom
Vous etes dans le champ M.Grenier,dans la fonction publique,les cadres sont aussi protégés que les syndiqués et y en a un maudit paquet qui se pognent le cul (moins poli que vous mais ca veut dire la meme chose) allez voir les échelles salariales chez les cadres de la fonction publique et leur charge de travail et vous allez voir qu'il n'y a pas matiere a de si grosses augmentations.Si on veut faire le ménage et remettre de l'ordre dans la fonction publique il faut le faire a tous les niveaux.
Permalien 2008-01-29 13:40:21
Commentaire de:  en toutcas
Ça c'est une bonne question : "Ne pourrait-il pas y avoir un syndicat des patrons ?". Ça ma toujours chicotté, pourquoi les cadres ce syndique pas?

La réponse est que le code du travail du Québec leur interdit explicitement :

"Est-ce que toute personne peut se prévaloir du droit d’association prévu au Code du travail ?

Non. Il faut être un salarié au sens du Code pour être protégé par le droit d’association prévu au Code."

C'est drôle, mais si les gérants ce syndique, ils commettent un crime, je vais me coucher moins niaiseux a soir, voici la liste d'exception :

"Il existe certaines exceptions mentionnées dans le Code, notamment les gérants, contremaîtres, cadres et autres représentants de l’employeur auprès des salariés."

Et naturellement, les fonctionnaires fédéraux sont exclus. Les fonctionnaires provinciaux peuvent pas être légalement renvoyé a moins de commettre un acte criminel, et même là ça dépend de l'acte criminel.

La gauche est malade... Vraiment vraiment malade.

Alors Docteur Poitras, ça l'air que OUI, selon le code du travail du Québec, l'un exclus l'autre.
Permalien 2008-01-29 14:59:10
Commentaire de:  Joe T
Ça ma toujours chicotté, pourquoi les cadres ce syndique pas?

La réponse es simple. ils on un contrat de travail avec des clauses qui les avantages ci on doit les congédient.

Ils doivent aussi garder le secret professionnel pour les façon de faire pour mettre un employée ou un syndicat dehors ou ses représentants.

Finalement cé toujours le Boss qui a le dernier mots , même avec un syndicat il a le dernier mot . Le droit de gérances .

Qui a l'argent ? cé le Boss .
Qui décide ? Cé le Boss .
Qui ferme ? cé le Boss
Qui ouvre ? Cé le Boss

Ci falais syndiqué les Cadres , les syndicats aurais surement le dernier mot sur le Boss , les échanges entre cadre et salarié serais comme joué dans le dos du Boss.
Donc les cadres n'on pas le choix de ce mettre a genoux devant le Boss , ci non cé dehors j'en engage un autre .

Les greve finirais jamais qui ferais le travail en cas de greve? surement pas un cadre syndiqué .




Permalien 2008-01-29 20:05:35
Commentaire de:  Denis Philosophe
Effectivement dans la plupart des cas c'est option 1 ou option 2. Faut pas oublié que les syndiqués sont rémunérés lorsqu'ils font du travail supplémentaire ce qui est rarement le cas chez les cadres.

À moins que l'on soit syndiqué chez Hydro. À ce moment là, on a tous les avantages d'être syndiqué plus le droit à une prime de rendement qui peut aller je crois jusqu'à 4.5% du salaire de base de l'employé;corrigez-moi si je me trompe ?
Dans ces cas là on appelle ça avoir le beurre et l'argent du beurre !
Permalien 2008-01-29 20:10:03
Commentaire de:  Docteur Poitras
@En Toutcas,

Rien n'empêche les patrons de démissionner simultanément et ainsi créer le même effet qu'une grève.

Rien ne les empêchent de se réunir entre eux, de convenir d'un moyen de pression et de menacer de tous démissionner en bloc.

Ils ont remis leur démission, donc ils ne sont plus employés. Ce n'est donc pas une grève. L'état ne peut plus rien faire.

À moins bien sûr qu'ils soient à contrat ou à mandat alors ils doivent respecter les clauses.

Mais rien n'empêche ceux non-liés par un contrat de démissionner.

Réembaucher une armée de cadres c'est pire que passer à travers une grève.
Permalien 2008-02-01 08:26:23
Commentaire de:  Docteur Poitras
@Joe T,

"qui ferais le travail en cas de greve?"

Le Boss !

C'est toujours lui qui travaille de toute façon, tous les autres se pognent le cul quand il n'est pas là.
Permalien 2008-02-01 08:28:52
Commentaire de:  claude chabot
quand une personne fait son travail, au mieux de ses aptitudes et de son gros bon sens,il n`a pas à etre plus remunerer,car il est deja paye pour son implication a son employeur.ce qui est deplorable c`est que les gens se sur-estiment, se comparent et croient parfois à tort, qu`ils valent mieux que tout les autres.quand un groupe constate qu`une personne a un rendement moindre que l ensemble,nous pouvons nous reunir et poser les questions qui vont de soi,et ensemble apporter des solutions,et si les solutions apportes, sont bonnes et que le rendement n`y est pas et bien nous epurons le plancher.une augmentation de salaire , quand le salaire depasse de plus que du double du salaire minimum,ne garantiras pas d`autant le meme pourcentage d`efforts supplementaire. on est travaillant ou on l`est pas.un boni au rendement à tous ou à personne.quand TOUSsont de bonne foi,c`est le succes, je crois.
Permalien 2008-02-01 12:34:56
Commentaire de:  en toutcas
@ Docteur Poitras

J'ai jamais lu, dans tout ma vie, une chose aussi absurde que "démissionner en bloc c'est comme une grève!".

Le fait est que c'est illégal pour les gestionnaires de se syndiquer parce que la gauche a réalisé que les syndicats sont mauvais, et que la société s'éffondrerais si on n'empêchais pas certaine personne de ce syndiquer.

Ça toujours été un des indices les plus évidents que l'idéologie derrière la gauche économique est fausse. C'est impossible pour une société d'avoir un droit de syndicalisation universelle et survivre.
Permalien 2008-02-01 13:42:09

Éric Grenier est chroniqueur et rédacteur en chef du Magazine Jobboom.
eric.grenier@jobboom.com
514-871-0222, poste 2287.
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