29/02/08Anglicisons-nous ou catalanisons-nous!Ah! Ah! Faminiprix! L'un des deux auteurs de la lettre publiée dans Le Devoir hier et à partir de laquelle vous avez débattu hier sur la question de la langue est un pseudonyme. Le Devoir s'en excuse de cette façon: Le texte provocateur Angliciser le Québec, publié hier en cette page, a fait réagir nos lecteurs, c'est le moins qu'on puisse dire. Il nous incombe de préciser toutefois que l'un des deux signataires de ce texte s'est présenté malgré nous sous un pseudonyme, ce qui est tout à fait contraire à notre pratique. L'auteur Roberto Campeón est donc en réalité Simon Carreau, étudiant à la maîtrise en sociologie à l'UQAM. Le second signataire demeure Emanuel Dion-Goudreau, il a étudié l'urbanisme à l'Université de Montréal puis, à la maîtrise, à l'Université de Paris XII. Maintenant, s'il y a une langue encore plus singulière dans le monde, c'est bien le catalan. Or, la Catalogne - cet état autonome d'Espagne qui rêve d'avoir au moins la moitié des pouvoirs qu'a le Québec -vit la même chose que le Québec: terre d'immigration à cause de son économie vigoureuse, elle a le problème et le défi de «catalaniser» les nouveaux venus. Pas facile, d'autant plus que la Catalogne a eu à peine 10 ans pour s'adapter au phénomène de l'immigration de masse, contre plus de 50 ans pour le Québec. Un dossier du Monde à lire absolument. Soyons grivoisC'est vendredi, vous avez travaillé très fort (en particulier hier), alors, vous méritez tous une récompense, c'est-à-dire, une joke cochonne! ![]() La voici, et merci au collègue Mike pour me l'avoir transmise... Vous vous êtes certainement déjà demandé ce que voulait dire, se donner à 100% au travail? Et comment font ceux (ou celles) qui se vantent de se donner à PLUS de 100% ? 28/02/08La guerre est perdue... Anglicisons-nous!À lire, ce papier d'opinion paru dans Le Devoir de ce matin. Font-ils dans l'ironie extrême ou sont-ils sérieux? Pour régler la question linguistique une fois pour toutes, il faut une anglicisation portée par un réseau scolaire anglophone unique accueillant tous les jeunes Québécois. Un extrait: En s'affranchissant d'une langue qui confine au repli, les Québécois pourraient enfin s'épanouir pleinement et se voir participer activement à l'essor du monde anglo-saxon, qui concentre depuis longtemps les plus grands scientifiques, intellectuels et artistes de la planète. Ayoye! Reste que ça pose la question suivante: les Écossais et les Irlandais ont-ils perdu leur particularité nationale en s'anglicisant? Ouf... je sens qu'il va faire chaud ici tantôt... Maman, j'ai raté l'avion...
Bon, maintenant que l'hystérie Hossa est passée, on va pouvoir parler d'autres choses. Si j'ai gardé le silence ces derniers jours, c'est qu'il y avait tellement de bavardage autour du final countdown des échanges de la Nationale Hockey Ligue, qu'on n’entendait plus rien d'autre. J'aurais blogué dans le désert! Saviez-vous qu'il y a eu un budget fédéral, hier? Hein?
J'ai gardé le silence aussi, parce que le retour de mon week-end chez le Governator a pris... 36 heures! Va pour des retards de 36 heures quand la météo s'en mêle (ce qui était le cas), va moins quand tu passes ces 36 heures dans divers aéroports du continent dans un silence radio complet et total (excusez-moi pour le pléonasme, mais il est nécessaire) de ta compagnie aérienne dont le mandat, et le contrat, est de te ramener. Presque deux jours sans qu'on daigne s'occuper de toi, le client. T'informer. T'indiquer la marche à suivre. Te dire où te renseigner pour tel ou tel détail, comme, par exemple, ils sont rendus où mes bagages? Ça va mal quand ta compagnie aérienne ne sait même pas que le vol sur lequel elle t'a réservé des sièges est en retard de 4 heures. Et que tu as raté ta correspondance pour cause. Et ça va encore plus mal quand, en plus, elle s’en fiche. Quand une fois j'ai réussi à trouver un employé de la compagnie aérienne dans un quelconque aéroport, et que j'ai voulu lui demander des informations, sa réponse a été la suivante: «Sit down, I'm working here...» Et cette compagnie est? Vous devinez pas? Voyez plus bas... ... ... ... ... ... ... ... ; 21/02/08Des affaires de danseuses, de Mexicains, et d'économistes ratésMalgré le nombre grandissant de femmes dans leurs rangs, les hommes d’affaires continuent d’amener leurs clients dans les bars de danseuses nues. Certains employeurs paient chèrement le prix de cette pratique qui déplaît à plusieurs. La journaliste Corinne Fréchette-Lessard du Magazine Jobboom s'est penchée sur une habitude qui a la couenne dure dans l'édition de février! Aussi, la journaliste Denise Proulx a constaté lors d’un récent voyage au Minnesota à quel point les politiques d’immigration des États-Unis favorisent les employeurs peu scrupuleux. Et ma chronique, où je brasse un peu nos économistes. Juste un ti peu... 20/02/08Amour et travail: une enquête Magazine JobboomJalousie. Bonheur. Trahison. Abandon. Extase. Larmes... Non, il ne s’agit pas des thèmes d’un quelconque feuilleton, mais plutôt des réalités d’un couple difficile à maintenir en vie : celui de l’amour et du travail! C’est que les Québécois aiment davantage leur job que leur douce moitié et consacrent de plus en plus d’heures au travail. Pendant ce temps, les heures vouées aux câlins dans la douillette matrimoniale fondent comme chocolat au soleil. Parallèlement, les taux de divorce et de séparation sont en hausse constante depuis 30 ans. Est-ce la faute au boulot? En tout cas, les travailleurs souvent trop crevés pour conter fleurette à leur partenaire à la maison, se montrent nettement plus actifs au bureau, à l’usine ou au chantier. La journaliste Dominique Forget nous fait le récit d’une relation sulfureuse et conflictuelle entre l’amour et le travail, avec la collaboration de Frédéric Denoncourt. En prime, des conseils pour flirter au bureau. Regard sur les dangereuses liaisons entre l’amour et le travail dans la dernière livraison du Magazine Jobboom. 19/02/08Rapport Castonguay... ZzzzzzzzzIl paraît que c'est le sujet de toutes les angoisses au Québec. La première priorité numéro Un des Québécois, l'enjeu par lequel des élections se gagnent ou se perdent. Notre foutu réseau de la santé! Pourquoi, mais vraiment pourquoi, moi, quand il y a publication de rapports, d'enquêtes, la diffusion de nouvelles sur notre fameux réseau de la santé, aussi révolutionnaires, choquants ou flabergastants soient-ils, qui défraient les manchettes et transforment le docile Québécois moyen en furieux debater dans les tribunes téléphoniques, moi, j'arrive à peine à émettre un «bof....»? Que je tourne de page? Que je clique ailleurs? Que je change de poste? Même si je sais qu'avec un rapport comme celui-ci, le Québec sera tout à l'envers pour au moins trois jours, (ce qui adonne plutôt bien, parce que je serai absent du Québec ces trois jours-là, et quand je reviendrai, vous parlerez plutôt de la tempête qui se sera abattue sur vous samedi prochain), la seule réaction que ça provoque dans mon dedans de moi-même, c'est l'ennui mortel des mornes plaines? Suis-je québécois? Peut-être plutôt martien? La santé? Zzzzzzzz ; 15/02/08C'est la fin de semaine!J'ai été un peu heavy pour un post de vendredi, ce matin, alors, je fais amende honorable. Rions un peu avec la gang de The Onion et de je ne sais pas trop qui. Le gouvernement irakien veut légiférer le port de la ceinture explosive. (Dans ce dernier cas, transposez-le dans un vrai débat sur le contrôle des armes à feu... Surréaliste!) Des cercles concentrés émanent du bleu. Et lâcher l'acide et l'ecstasy, essayez ça plutôt. Woooooooooooo Pourquoi je me fendrais le c... pour l'Alberta ;Payer mon essence plus chère? Pourquoi pas. Des péages sur les autoroutes? Il y a pire que ça dans la vie. Troquer mon hors-bord pour une rame? Si c'est ce qu'il faut. Réduire ma consommation d'électricité pour en fournir davantage aux Américains? Je suis capable! Mais pourquoi, au grand dieu, pourquoi, je me fendrais le cul en 4 pour permettre à l'Alberta d'enterrer tous mes efforts? Pourquoi je me ferais suer avec le Défi 1 tonne, quand l'Alberta est en train de transformer le Canada en une grande souillerie. D'abord, ce rapport accablant sur la production des sables bitumineux. Qui confirme les révélations diffusées dans le reportage de Guy Gendron à l'émission Zone libre, de Radio-Canada, un reportage primé du prix Judith-Jasmin, la plus haute distinction en journalisme au Canada français. Vous pensez qu'on a réglé le problème des algues bleues? Oui si ce n'était que de nous. Mais non, à cause de l'Alberta. D'ailleurs, ce reportage de Louis-Gilles Francoeur, du Devoir, m'explique enfin une des grandes questions de l'été dernier: pourquoi les lacs des Laurentides ont été plus touchés par les algues bleues que les autres? Il n'y a pas d'agriculture, certains, comme le lac Tremblant, ont un bassin versant à 98% dans le parc national du Mont-Tremblant. Pourquoi? À cause des pluies acides qui nous proviennent de l'Alberta! Et ne venez pas me faire la morale qu'on profite tous économiquement et financièrement de l'Alberta. Le petit peu d'argent qu'il y a dans mes poches qui proviennent des sables bitumineux albertains, c'est de la petite monnaie. En passant, pour vous amuser, un vidéo cynique de Petro-Can sur comment l'exploitation des sables bitumineux, c'est beau, c'est vert, même les ti-zoizeaux gazouillent! 12/02/08GM coule, et ouvre les vannes...
Voici une autre manifestation de ce que j'appelais il y a deux ans dans l'une de mes chroniques, La grande correction, et qui a été par la suite l'inspiration pour cette grande enquête publiée à la Une du Magazine Jobboom en octobre 2006.
General Motors donc, qui offre à ses 74 000 employés d'abandonner le navire avant son grand naufrage, sur des radeaux de sauvetage en or. GM espère qu'au moins 20 000 d'entre eux se prévaleront de l'offre. C'est presque le double du payroll d'Hydro-Québec! On se demande ensuite comment GM va faire pour continuer à fabriquer des autos avec 20 000 employés en moins. La réponse: GM va remplacer ces employés par d'autres, beaucoup plus jeunes, et beaucoup moins coûteux. Visiblement, quand les politiciens du Québec allaient rendre visite aux dirigeants de GM à Détroit pour les convaincre d'investir au Québec, ils ont fait chou blanc. Mais ils ont certainement réussi à leur vendre la méthode Québec pour lutte contre les déficits... 08/02/08Le Canada, un bilingue de pays idéalExtrait d'un communiqué reçu cet après-midi. Je n'ai rien à ajouter... A l'attention du directeur de l'information et du responsable des affectations: 05/02/08Pénurie d'exorcistes ;Vous savez qu'au Magazine Jobboom nous sommes toujours à l'affût des secteurs d'emploi en pénurie de candidats. Tiens, justement, CNN nous annonce que le Vatican a un besoin grandissant d'exorcistes! Les prêtres d'aujourd'hui manqueraient de culture satanique et ne seraient bons qu'à envoyer leurs fidèles aux prises avec le Démon chez le psy! Alors, si l'avis vous intéresse... 01/02/08Que feriez-vous avec 170 milliards? ;Exxon Mobile, une petite entreprise familiale qui fait le bien partout où elle passe, vient d'enregistrer un profit record... 45 milliards de dollars!!! Ça équivaut à environ 50 ans de profits pour Hydro-Québec, c'est plus que le PIB de 140 pays, on pourrait construire 160 000 condos de luxe avec une telle somme, et revivre l'expérience olympique à Montréal 40 fois, ou faire signer Alexander Ovechkin pour 400 ans. L'Oncle Bill pourrait même se payer Yahoo cash! Le tout, en 12 petits mois... En 5 ans (depuis 2005 inclusivement) la compagnie a encaissé des profits de presque 170 milliards de dollars. On fait quoi maintenant avec 170 milliards? En passant, en 2006, les sociétés pétrolières devaient aux gouvernements du monde entier plus de 50 milliards en impôts impayés, dans une arnaque que les fiscalistes appellent «l'impôt reporté». ; Le corporatisme syndicalPourquoi les syndicats sont en faveur de la création et du maintien des programmes sociaux gouvernementaux? Pour pouvoir se décharger de leur responsabilité sociale sur le dos du gouvernement – et de l’ensemble des contribuables de ce fait, majoritairement non syndiqués. L’ex-kamarade Pat en donne un exemple dans sa chronique d’aujourd’hui. Je suis de mauvaise foi ce matin, je le reconnais, mais ça fait du bien de l’exprimer. Quoique, parfois, les organisations syndicales donnent vraiment l’impression d’être devenues des ogres corporatifs. Avec tout ce qu’il y a de plus laid dans le corporatisme : doctrinaire, intéressé, opaque, secret, exclusif.
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