08/02/08

Permalink 15:09 pm, Éric Grenier / , 658 mots  

Le Canada, un bilingue de pays idéal


Extrait d'un communiqué reçu cet après-midi. Je n'ai rien à ajouter...

A l'attention du directeur de l'information et du responsable des affectations:

Le rêve d'un Canada bilingue en déclin?
Les élèves francophones et français langue seconde du secondaire, de
Whitehorse à Charlottetown, se réunissent au Forum national des jeunes
ambassadeurs, organisé par Le français pour l'avenir pour partager
leurs opinions.

TORONTO, le 8 fév. /CNW/ - Plusieurs facteurs menacent l'image idéale du
Canada comme société bilingue. Selon le recensement de Statistique Canada,
seulement 13 pour cent des élèves de français langue seconde en dehors du
Québec, âgés de 15 à 19 ans, ont déclaré être bilingues en 2006, par rapport à
16,3 pour cent en 1996. Encore plus alarmants que ce recul, beaucoup des
élèves perdent leur bilinguisme dès qu'ils quittent l'école secondaire.
"Nos systèmes éducatifs font un bon travail dans le développement du
noyau des élèves bilingues, mais malheureusement la plupart des diplômés, une
fois terminée l'école secondaire, n'ont aucun sens comment continuer à
aiguiser leurs compétences du français tout au long de leur vie," explique
Anne Kothawala, présidente de Le français pour l'avenir.
Les élèves francophones hors Québec ont même de nombreux défis non
seulement pour maintenir leur langue, mais aussi leur culture, surtout en
vivant dans les provinces majoritairement anglophones. Alors, afin d'aider à
trouver des solutions et remédier cette situation, les élèves du secondaire,
bilingues, participeront du 9 au 12 février 2008, au Forum national des jeunes
ambassadeurs, organisé par Le Français pour l'avenir, au Collège universitaire
Glendon, l'Université York, à Toronto. Ensemble, ces élèves discuteront et
examineront les causes de ce déclin tout en proposant leurs perspectives.
Au cours des quatre jours de leur visite à Toronto, les ambassadeurs
seront conseillés à mieux comprendre leurs responsabilités en tant
qu'ambassadeurs, sur l'élaboration de futures politiques sur le bilinguisme,
la réalité de l'évolution culturelle et linguistique, la démographie, et leur
rôle dans la promotion de la dualité linguistique. Ils vont également
découvrir les avantages offerts dans les collèges et les universités de langue
française, le marché du travail, le talent qu'ils possèdent en étant
bilingues, mais aussi comment ouvrir les portes du reste du monde. John
Ralston Saul, écrivain célèbre de renommé international, fera un discours à la
séance plénière le 9 février. Saul est un des fondateurs de Le français pour
l'avenir.
"Nous organisons ce Forum pour les motiver, les revigorer, créer en eux
un engouement, afin qu'ils puissent faire la promotion du bilinguisme dans
leur collectivité locale. Ils écrivent des lettres à leurs rédacteurs en chef
de journaux locaux, et ils font des présentations dans de divers événements et
aussi, ils en parlent à leurs amis," a ajouté Mme Kothawala, qui est également
présidente et PDG de l'Association canadienne des journaux.

Le français pour l'avenir a été créé après le référendum du Québec en
1995 afin de promouvoir la dualité linguistique au Canada. Un des objectifs de
Le français pour l'avenir est de mettre en valeur les avantages sociaux et
professionnels en forgeant des liens linguistiques et culturels parmi les
élèves du secondaire qui suivent des cours de français langue première et de
français langue seconde.

Le français pour l'avenir, en partenariat avec L'Apathie C'est Plate et
l'Université d'Ottawa, a aussi organisé le concours national de rédaction pour
les élèves du secondaire pour examiner pourquoi les jeunes Canadiens ne votent
pas. Les gagnants dans les deux catégories, français langue seconde et
français langue première, seront décernés des bourses de 20 000 $ à
l'Université d'Ottawa. La date limite pour la soumission des rédactions est le
18 Mars. Tous les textes doivent être rédigés en français.

Permalien 5 commentaires

Commentaires:

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Commentaire de:  Carole Chouinard
"Tous les textes doivent être rédigés en français"...

Sauf celui-là?
Permalien 2008-02-08 15:46:30
Commentaire de:  El Vince
C'est une très bonne idée de faire cette conférence à Toronto, uisque Toronto est une ville bilingue: Anglais et chinois y sont parlés couramment.
Permalien 2008-02-08 16:01:53
Commentaire de:  Jean Narrache
FWI : Toronto != Wongcouver.

JNH
Permalien 2008-02-08 16:42:01
Commentaire de:  Jacques Montcalm
Le bilinguisme est et demeurera toujours une question individuelle et personnelle. Personne ne pourra jamais forcer quelqu'un à apprendre une autre langue si cette personne n'en a pas besoin. Par contre, une personne sera capable d'apprendre librement 4-5-6 langues si elle croit que ces dernières lui seront utiles.

Le choix d'une langue seconde se fait toujours en fonction d'un besoin. Un jeune homme apprendra quelques mots d'espagnol s'il veut impressionner une fille qui le parle à l'école... Un entrepreneur apprendra quelques mots de russe s'il veut développer un marché en Russie. C'est d'ailleurs pourquoi le gens de Toronto et Vancouver apprennent le chinois et le mandarin plus que partout ailleurs au Canada... au lieu de perdre du temps à bitcher contre le bilinguisme canadien comme le font si bien les unilingues francophones du Québec, ils regardent en avant et se préparent à faire des affaires dans la langue qui leur sera utile.

Personnellement, si j'était anglo de Vancouver ou Toronto, j'aimerais mieux ne pas comprendre le Français si c'est pour comprendre les âneries qui se disent sur leur compte par certains idiots.
Permalien 2008-02-11 09:00:56
Commentaire de:  pierre legault
A Jacque Montcalm

Je suis parfaitement bilingue et je suis totalement en désaccord avec le bilinguisme officielle. Seul chose que le bilinguisme fait c'est de plus angliciser le Québec. Car beaucoup de chose sont bilingue et une grande partie des francophones parle l'anglais, les anglophones ou les gens qui parle pas le francais font pas d'effort a apprendre le francais car il peut presque tout faire en anglais et ces les francophones qui se font empecher a faire les choses en francais. Je suis un franco-ontarien d'origine et j'ai déménager au Québec pour vivre en français car tout les régions francophone d'Ontario tu peut faire moin en moins de chose en francais car la population francophone baisse, la population anglophone monte et les francophones se laisse se faire assimiler en plus et en plus et j'ai vite réalisé que la situation au Québec est pas mal dans la meme situation. Mais je suis en accord avec toi avec si je se serais un anglophone de Toronto ou de Vancouver je me foutrais du francais. Je suis en accord a apprendre d'autre langue mais pas au prix de faire assimiler tous les francophones. Aussi en passant le Québec est le territoire le plus bilingue et trilingue dans tous les Amériques.
Permalien 2008-02-17 10:52:20

Éric Grenier est chroniqueur et rédacteur en chef du Magazine Jobboom.
eric.grenier@jobboom.com
514-871-0222, poste 2287.
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