30/04/08

Permalink 06:06 am, Éric Grenier / , 208 mots  

Comment nous baisons les pétrolières





Un petit exercice mathématique qui m'a été inspiré par un lecteur de Rue89, le quotidien web français. En gros, ça démontre comment les pétrolières nous f....

Le hic, c'est que les informations de base de ce courrier de lecteur sont fausses. Lorsqu'on les corrige, ça donne des résultats surprenants!

Alors, en 2000, le baril de pétrole brut se transigeait à 30$ américains, (voici un vieil article en preuve). Le dollar américain valait à cette époque 1,50 dollar canadien.

Donc, le prix du baril était de 45$ canadiens en 2000.

Maintenant, le prix de l'essence. Il était de 70 cents (canadiens) à la pompe au Québec en janvier 2000, comme l'indique un document de la Régie de l'énergie.

En 2008, le dollar canadien est pratiquement à parité avec le dollar américain (sauf les fluctuations quotidiennes). Donc, le baril de pétrole de 120$ américains aujourd'hui coûte aussi 120$ canadiens.

Le prix de l'essence à la pompe: 1,34$, probablement au moins 1,40$ très très bientôt.

Donc, en résumé:
Le baril
De 45 à 120 $, cela représente une hausse de plus ou moins 160% en 8 ans.
Puis, à la pompe, de 70 cents à 1,40. Donc une hausse de 100%.

Bon, maintenant, pleurez sur le sort de ces pauvres pétrolières. Elles méritent notre pitié.


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29/04/08

Permalink 10:58 am, Éric Grenier / , 237 mots  

Le bus du boss


J'imagine mal des entreprises d'ici faire la même chose - elles croient souvent que leurs responsabilités à l'égard de leurs employés et de la société s'arrêtent à la paie - mais aux États-Unis, face à la montée des prix de l'essence, des patrons développent des systèmes de transport en commun internes! C'est ce que raconte le magazine Business Week.

Elles louent des autobus, et transportent leurs employés presque de la maison jusqu'au travail. Certains bus sont équipés en Wi-fi, ce qui permet à l'employé, plutôt que de pester contre le retard appréhendé, de débuter sa journée de travail.

Au Québec, aucune initiative de ce genre, même si certaines entreprises, comme Bombardier, misent beaucoup sur le covoiturage notamment, afin de réduire le nombre de salariés venant au bureau en VCS (véhicules conduits solitairement).

Bell Canada, qui a eu la pas trop brillante idée de construire son nouveau siège social à l'Ile des Sœurs - très difficilement accessible en voiture, et impossible d'atteindre en transport en commun - a obligé la STM de créer une nouvelle ligne d'autobus. Une augmentation de quelque 6 300 heures de service par année et quatre véhicules additionnels.

Nous avions déjà écrit un article sur le peu de cas que font les entreprises des difficultés que pourraient rencontrer les employés lorsqu'elles choisissent un nouvel emplacement.

28/04/08

Permalink 12:59 pm, Éric Grenier / , 267 mots  

Les élèves Québécois les meilleurs au Canada


J'ai l'air d'être contradictoire comme ça, en dénonçant d'une part cet infâme ministère de l'Éducation, et puis maintenant, en faisant les louanges du système scolaire québécois. Mais que voulez-vous, le monde est complexe, pour ne pas dire, compliqué, voire inextricable et confondant, sinon éberluant, indéchiffrable et entortillé. Bref, yé mêlant.

Toujours est-il que les élèves québécois trônent non seulement au sommet des évaluations nationales, mais ils le font haut la main! Pour utiliser une métaphore sportive, ils n'ont pas éliminé leurs adversaires en 7 matches, mais en 4!

Ainsi, dans un examen soumis à 30 000 élèves de 13 ans à travers le Canada, nos petits chenapants ont obtenu la première position en lecture avec score moyen significativement supérieur à celui de leurs homologues de l’ensemble du Canada. Sur un score moyen de 500 pour le Canada (ne me demandez pas à quoi réfère ce 500), le Québec a eu 526, l'Ontario 502, l'Alberta 491.

En mathématique, rebelote! Le Québec obtient 517, l'Ontario 506 et l'Alberta 499.

Et en sciences, l'Alberta nous coiffe, avec 524, le Québec suit avec 511 et l'Ontario «score» 499.

Bref, le système scolaire québécois ne produit pas que des cancres. À souligner cependant, l'examen a été soumis l'an dernier à des jeunes qui n'ont à peu près pas vu la réforme scolaire en cours, sauf pour leurs dernières années du primaire. D'où, peut-être, l'importance de les protéger d'imbécilité comme celle citée plus haut...

Les résultats des Programme pancanadien d'évaluation du Conseil des ministres de l'Éducation.
Permalink 10:55 am, Éric Grenier / , 196 mots  

Réforme scolaire: un grand moment de l'Histoire





Que proposera-t-on comme ouvrages de référence aux élèves du premier et deuxième secondaire pour comprendre l'Antiquité? Astérix aux Jeux olympiques et Brad Pitt, dans Troie!

Selon eux, qui sont les habitants du néolithique (9000 ans av. J.-C.)? Ceux qui ont fait passer l'humain d’une économie de prédation (chasse, cueillette) à une économie de production (agriculture, élevage)? Mais non, rien de cela, ils ont juste été les pires assassins de la forêt!

On posera aussi aux élèves des questions d'une pertinence absolue: « Aurais-tu aimé être une femme vivant à Athènes ? »

Il s'agit là de quelques unes des perles du nouveau programme d'Histoire générale issues du cerveau en surchauffe de nos pédagoguettes du Ministère de l'Éducation.

Le journaliste Christian Rioux et la romancière jeunesse Magali Favre en font une recension à dresser les cheveux sur la tête dans L'Actualité.

Mais voici la perle des perles: la Déclaration universelle des droits de l’homme et le renouveau pédagogique québécois (la fameuse réforme des compétences transversales) sur le même pied parmi les expressions modernes de l’humanisme! Ayoye!

25/04/08

Permalink 09:20 am, Éric Grenier / , 314 mots  

Les patrons québécois sont incompétents


Vous vous souvenez du tollé qu'avait soulevé l'ex-premier ministre Lucien Bouchard, quand il avait soutenu que les Québécois ne travaillaient pas assez? Bref, qu'on était peut-être paresseux?

Selon une étude, aux résultats surprenants, si le Québec affiche une productivité inférieure au reste de l'Amérique du Nord, ce n'est pas la vigueur du salarié québécois qui est en cause, mais la compétence du patron québécois!

C'est un site concurrent - lesaffaires.com - qui soulève le lièvre aujourd'hui. Mais en fait, il s'agit d'une vieille nouvelle, datant du 20 février, qui semble avoir passé sous le radar.

Selon l'étude de Proaction Groupe Conseils, au terme de 18 000 heures d'observation réalisées sur trois ans dans 150 entreprises québécoises, les Québécois ne travailleraient réellement qu'une heure sur deux! La productivité des travailleurs québécois n'est que de 51 %. Cela signifie que seulement quatre des huit heures travaillées par les employés dans une journée sont à valeur ajoutée.

Pas qu'ils se manipulent le popotin. Plutôt, ils attendent une assignation, de l’information ou du matériel. Ils peuvent également faire du re-travail, de la non-qualité, ils manquent souvent de formation ou d’outils. Leur équipement est peu ou pas performant, ils n’ont pas de méthodes de travail optimales ou encore, leur cadence de travail est insuffisante, car on ne leur a pas communiqué d’objectifs. «La qualité des travailleurs québécois n’est pas en cause ce sont les habiletés des gestionnaires qui le sont», affirme Denis Lefebvre, expert en gestion de la productivité. Les deux tiers des superviseurs sont de niveau 1 (très faible) et 2 (faible).

Faque les boys, avant d'exiger plus de travail et plus de flexibilité à vos employés, commencez donc à faire le ménage dans vos propres plates-bandes...


24/04/08

Permalink 13:27 pm, Éric Grenier / , 106 mots  

Jean-Luc Mongrain en mouton blanc


Silencieux jusqu'ici, Jean-Luc Mongrain était présent à la manifestation des employés congédiés de TQS. Je viens d'y aller faire un petit tour. Était-il là en appui? Oui, assez clairement, il a qualifié la fermeture de la salle des nouvelles de TQS comme une attaque contre la démocratie, et a rappelé que Remstar n'est toujours pas propriétaire de TQS.

Il portait pour l'occasion une cravate parsemée de... moutons blancs! Quelle présence d'esprit.

TQS, Crocs, Cari-All, Golden Brands... Ça commence à en faire pas mal, même assez pour m'inspirer une chronique. À suivre dans l'édition de mai prochain du Magazine Jobboom...
Permalink 10:29 am, Éric Grenier / , 529 mots  

Grabuge au centre-ville: la faute aux femmes


C'est fou ce qu'une insomnie peut être riche d'enseignements. La nuit dernière, donc, faute de pouvoir offrir mon corps et mon esprit à Morphée et ses bras moelleux, j'ai allumé la radio et syntonisé le 98,5 FM (la station Corus à Montréal, pour les internautes outre-métropole). Il y a une tribune téléphonique animée par un très vieux de la vieille de la radio, Jacques Fabi, qui je crois, a plus d'expérience derrière un micro que tous les autres animateurs de radio de la province réunis. Il a donc le tour de faire lever un débat.

Alors, le bon Jacques, traitait, parmi ses sujets ouverts à la discussion, de la pagaille de lundi soir... (je ne dis pas émeute, parce qu'une émeute, une vraie, c'est ça*). Pour lui, la raison était toute trouvée pour expliquer la déconvenue policière: la présence de femmes au sein de la police. Les femmes sont trop petites, pas assez fortes, trop peureuses, trop conciliatrices... Un peu plus, il les aurait aussi accusées de détourner l'attention des boys avec leurs courbes! En fait, je ne suis même pas sûr, il l'a peut-être dit, je ne le l'ai peut-être juste pas entendu.

Bref, s'il n'y avait pas de femmes dans la police, il n’y en aurait pas eu de grabuge lundi soir. Les boys sont rendus moumounes à cause d’elles. Et ses nombreux auditeurs de l'applaudir à tout rompre. Il y a eu un tarla, notamment, qui avait pour preuve, un ami d’un ami qui connaît un ami qui a un ami qui travaille dans la police, et qui a déjà eu une partenaire qui a eu peur de sortir de l’auto-patrouille un soir où ça a brassé… Voilà, mesdames et messieurs, n’en rajouter plus, la preuve est faite, dehors de la police les tites bonnes femmes. Ou si elles y demeurent, qu’elles soient affectées à la prévention de la violence dans les CPE…

Évidemment, pour couvrir toute la malhonnêteté d'une telle analyse de taverne (pour ne pas dire de caverne), on se bombe le torse, on se frappe dessus, et on grogne que nous, non madame les oreilles chastes, on n'est pas politiquement correct. On dit les vraies affaires... Le politiquement incorrect… Qu’on en dit des âneries en son nom!

D'abord, la question qui tue: qu'est-ce que t'en sais si lundi soir il y avait des femmes dans l'escouade antiémeute, chose? Puis, s'il y en avait, combien? Une, deux, trois? Et quelles femmes? Le genre capable d'envoyer tes six pieds de hauteur à l'horizontale en un demi-mouvement?

Puis, anyway, quoi rajouter sur ces préjugés grotesques? Tiens, une étude du Collège canadien de la police sur la présence des femmes dans les corps policiers dans le monde. Je sais que personne ne va la lire (ce résumé fait 51 pages), mais au moins, j'aurai apporté du contenu à mes arguments, pas de la pensée magique facile.


*Émeutes de South Central à Los Angeles en 1992 : 55 morts, 2 000 blessés, 10 000 arrestations, un milliard de dégâts en dollars de 1992.


23/04/08

Permalink 11:48 am, Éric Grenier / , 73 mots  

EXCLUSIF: les nouveaux studios de TQS


Le Jobboomblog a obtenu en exclusivité, de sources généralement pas fiables, mais cette fois-ci dignes de mention d'honneur, des images tout autant exclusives, quoique moins de celles de Max quand il survole de son hélico un véritable nid de coucous sur la Sainte-Cath un soir d'abus de booze, des tout nouveau, tout beau, studios de TQS. Les voici:





Voici maintenant les images du nouveau siège social de TQS:


22/04/08

Permalink 10:08 am, Éric Grenier / , 290 mots  

Traverser l'Atlantique les réservoirs à sec...


Ce matin, je ne suis plus sûr d'aimer prendre l'avion, en tout cas, pas avec Continental Airlines... À 96 reprises l'an dernier, les Boeing 757 de Continental ont atterri à New York après avoir traversé l'Atlantique avec les jauges des réservoirs dans le rouge, nous apprend Le Figaro ce matin. Les équipages de Continental refuseraient à faire escale à Gander (Terre-Neuve), par exemple, pour faire le plein, un arrêt qui forcément coûte une petite beurrée. La direction de Continental, d'ailleurs, avertit ses équipages: ces pit stops pourraient réduire les bénéfices et éventuellement le financement de leurs retraites.




Le Boeing 757


Autrement dit, volez sur les vapeurs d'essence, sinon on va couper vos retraites. Et puis si par malchance - un vent contraire plus fort que prévu, un détour impromptu, la fermeture de l'aéroport inopinément - ne vous en faites pas, ça plane ces machins-là. Un capitaine québécois en a déjà fait la preuve... Mais ça peut aussi donner ça.





Outre l'aspect de sécurité incontestable de cette affaire, qui défie tout entendement, il y a aussi quelque chose d'odieux dans le fait d'inciter fortement des employés (dans le sens entendu par Vito Corleone) à mettre la vie en péril des passagers et de la population au sol. Ce qui permet ensuite à la direction de Continental de dire: ce sont nos pilotes qui décident... Est-ce ça ce qu'on appelle dans le milieu financier la «prise de risque»?

En tout cas, les économies ne vont pas dans le service à la clientèle. Dans ce cas-ci, ça pue rare!

Au moins, reconnaissons que Continental fait sa part pour réduire l'impact de l'aviation civile dans l'émission des gaz à effet de serre...

21/04/08

Permalink 10:30 am, Éric Grenier / , 213 mots  

Travailler en anglais à Montréal? Pas si simple...

Vous vous souvenez sans doute de l'excellente série d'articles de la jeune recrue du Journal de Montréal Noée Murchison qui, en décembre dernier, a réussi sans trop de problèmes à se trouver du boulot, malgré le rôle d'unilingue anglaise qu'elle jouait. Son reportage undercover a soulevé un certain débat linguistique à l'aube du temps des fêtes.

Maintenant, voici une autre expérience du même genre, cette fois-ci, le témoignage d'un vrai unilingue anglophone, en vraie recherche d'emploi, d'un vrai emploi, pas celui de vendeur dans une boutique de vêtements dans la période débile du temps des Fêtes. C'est dans le Mirror, un hebdo culturel propriété de Quebecor, comme le Journal.

Si dans les strates d'emplois les plus basses, il peut s'avérer plus facile d'être embauché in english only, dans les niveaux supérieurs, cependant, la tâche se complique.

Une nouvelle issue du toujours excellent site Kiosque Médias. dans sa dernière fournée, vous y découvrirez aussi un autre point de vue sur la soi-disante exploitation des employés dans les usines de la Chine. Il s'agit d'un compte-rendu du livre Les aventures d’un tee-shirt dans l’économie globalisée, publié l'an dernier.

18/04/08

Permalink 10:11 am, Éric Grenier / , 228 mots  

La fin du monde en 2036?




L'affaire est hors de mon mandat, mais trop importante pour demeurer sous silence. Après tout, il s'agit de la fin du monde! Que les p'tits comiques viennent ensuite me reprocher de ne pas m'occuper des affaires importantes...

La fin du monde, donc, qui aurait de bonnes chances de se réaliser en 2036, selon les calculs d'un p'tit savant allemand.

Nico Marquardt, 13 ans, affirmait avoir corrigé les calculs du Near Earth Object Program de la Nasa. Selon lui, l'astéroïde Apophis aurait une chance sur 450 de frapper notre bonne vieille terre en 2036, plutôt que de une sur 45 000 comme l'évalue la NASA. L'affaire a fait tout un tabac, grâce à la «caution» scientifique de la NASA. La Nasa aurait dit que le jeune homme avait raison. Un article d'un quotidien allemand, puis des dépêches françaises et anglaises de l'AFP donnent à l'histoire une couverture mondiale, y compris ici.

Comme l'indique le web quotidien français Rue 89, l'affaire, finalement, a juste pas d'allure.

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que les amateurs de théories du complot vont dire que la NASA nous ment, que l'astéroïde est un vaisseau spatial bourré d'extraterrestres, avec qui George W. Bush et Stephen Harper ont convenu d'un pacte visant la destruction de la planète. Avec des sauf-conduits pour eux, leurs familles, et leurs amis...



17/04/08

Permalink 12:13 pm, Éric Grenier / , 315 mots  

Comment la haute finance mange du peuple ou la laide histoire de Crocs




Désolé pour le long titre, mais j'y ai bien droit à l'occasion. C’est qu'avec la fermeture de Crocs à Québec (malgré des profits en hausse - voir mon addenda à la fin), les mises à pied au Toronto Star (malgré des profits en hausse), le comportement très colonial de Rio Tinto avec la présence d'Alcan au Québec (sans parler du comportement de colonisé du gouvernement Charest là-dedans), ça commence à faire pas mal de trucs, qui, au-delà de la simple explication de la cupidité (ce qui est vrai), nous rendent le monde de la haute finance plutôt antipathique (vous comprendrez que je fais dans l'euphémisme extrême, là). Il y a des choses qui méritent longues explications.

Une enquête exhaustive de notre journaliste Dominique Forget à la Une de ce mois-ci du Magazine Jobboom, décortique 7 élucubrations des boursicoteurs et autres joueurs compulsifs qui peuvent mettre en péril votre emploi, et ruiner des entrepreneurs de talents.

Comme le dit Michel Nadeau, ex numéro 2 de la Caisse de dépôt , dans l'article, «ces gens-là n'ont pas de cœur.»

Addenda: Même si l'entreprise affirme encaisser une perte, dans les faits, c'est faux. En février, Crocs a dévoilé des profits en hausse de 84% pour le quatrième trimestre de 2007. Et au troisième trimestre, ils avaient doublé à 56 millions alors que ses revenus étaient en hausse de 130% à 256 millions. Selon ce que j'ai pu lire dans les documents de la société, n'eut été d'une «charge exceptionnelle», Crocs aurait enregistré des profits de 13 cents l'action pour le premier trimestre de 2008. Mais à cause de cette charge, elle encaissera plutôt des pertes de 5 cents l'action.

Et quelle est cette charge? La fermeture de l'usine de Québec... Il y a des matins comme ça, qu'on se lève avec une envie irrépressible de révolution, sinon de guerre civile.


16/04/08

Permalink 10:56 am, Éric Grenier / , 225 mots  

Médecins étrangers et facultés de médecine - The sequel


Un professionnel de la santé (un blogueur anonyme qui tient le blogue Sous le sarrau) réplique à notre débat à propos de l'accès aux postes en résidence pour les médecins étrangers, afin qu'ils puissent parfaire leurs connaissances médicales. Un contribution intelligente. Mais qui lui a valu cette réponse de ma part:

Mais reconnaissez l’ironie de la chose quand le porte-parole officiel des facultés ne serait même pas capable de communiquer avec 85 % des patients québécois… Me semble que la capacité de communiquer avec ses patients est l’une des compétences culturelles recherchées… Par ailleurs, on ne répond pas encore à la fameuse question : où vont-ils les acquérir ces compétences? Doit-on exiger à des médecins de 40, 45 et 50 ans, qui ont une famille à faire vivre, des biens à assumer, de vivre pendant 2-3 ans comme un petit étudiant de 22 ans qui habite chez papa-maman, afin de retourner sur les bancs d’école, et de réapprendre une matière qu’il maîtrise à 80%?


Du reste, Sous le sarrau est un carnet (voilà que je mets à parler radio-canadien...)fort intéressant. Plusieurs des questions qu'on n'ose jamais poser à propos du système de santé de peur de connaître la réponse, eh bien, il y répond! Prenez votre courage à deux mains... Ça vaut la peine!
Permalink 10:19 am, Éric Grenier / , 165 mots  

Sacré Japon!




On en parle abondamment ici (comme cette fois-là, et cette autre fois), l'inquiétude que provoque le vieillissement de la population et le risque de pénurie de main-d'œuvre qu'il entraînera. C'est pour cette raison que les gouvernements cherchent à inciter de plus en plus de futurs retraités à demeurer sur le marché du travail, et qu'ils augmentent les niveaux d'immigration.

Le Japon, dont la population est encore plus vieille que la nôtre, dont le vieillissement est encore plus prononcé, et par le fait même, la réduction de la population active encore plus spectaculaire, fait face aux mêmes problèmes... avec des solutions différentes. L'accroissement de la main-d'œuvre, pour eux, c'est une vieille solution des siècles passés. Non, s'il est pour manquer de bras et de têtes pour faire la job, passons le flambeau aux robots! C'est bien cela, remplacer les humains par des robots...

Plus japonais que ça comme solution, tu te fais hara-kiri!

14/04/08

Permalink 17:09 pm, Éric Grenier / , 30 mots  

Les sandales Crocs: c'est fini à Québec




Voici comment on s'énervait pour ce succès québécois. Voici ce qui lui arrive maintenant.

À noter, l'entreprise a été achetée par des investisseurs américains en 2004.
Permalink 16:49 pm, Éric Grenier / , 42 mots  

Appel (bis) aux amis du Magazine Jobboom


C'est juste un petit rappel de ce post pour rappeler à ceux qui voudraient voter en faveur du Magazine Jobboom dans le cadre des Grands Prix 2008 des Magazines du Québec. Il ne reste plus que 4 jours pour enregistrer votre préférence.




11/04/08

Permalink 14:01 pm, Éric Grenier / , 201 mots  

L'incohérence des facultés de médecine


Encore cette année, un nombre important de médecins formés à l'étranger restent sur le carreau, faute de trouver une place en résidence dans les hôpitaux universitaires. Parce qu'il manque de place? Non, 102 postes en résidences demeurent vacants! Cette année, 76 médecins n'ont pas été acceptés en résidence, contre 64 qui l'ont été.

La réplique des facultés de médecine: ces médecins sont, techniquement, très compétents. C'est sûr, ils ont tous réussi le très exigent examen du Collège des médecins! Mais il leur manque des compétences «culturelles».

Dites-moi, où vont-ils les acquérir ces compétences culturelles, si ce n’est à l’hôpital? En faisant du taxi? En torchant les toilettes du Ritz? En recevant un chèque du BS?

L’ironie de l'affaire: le président des doyens des facultés de médecine, Richard Levin, a expliqué à la radio de Radio-Canada, donc à une journaliste francophone, d'une station de radio francophone, pour un bulletin de nouvelles en français, ce concept de compétences culturelles, en ANGLAIS!!!

Doit-il être recalé selon ses propres exigences «culturelles»? I see say the blind man...

10/04/08

Permalink 12:26 pm, Éric Grenier / , 234 mots  

Les horaires variables tuent les hamsters


Les horaires variables provoquent des sérieuses lésions aux organes vitaux, qui peuvent s'avérer mortelles, chez les hamsters.

Cette découverte de chercheurs de l'Université de Toronto renforce l'hypothèse selon laquelle les horaires de travail instables, les nuits courtes et le décalage horaire ont des incidences sur le rythme circadien, notre fameuse horloge biologique. Et le dérèglement circadien, selon ces chercheurs, met à mal notre cœur et nos reins, rien de moins!

Déjà, des études épidémiologiques démontrent une incidence plus importante du cancer chez les travailleurs de nuit. Ce qui aurait pu s'expliquer par un mode de vie moins «santé» chez les oiseaux de nuit, prend avec cette étude une nouvelle tournure.

Dans ce vieil article du Magazine Jobboom, on abordait déjà le problème de l'arrimage entre les rythmes circadiens différents et le fameux horaire du 9 à 5. Ainsi, environ 30 % de la population ont un rythme circadien qui ne correspond pas du tout à l'horaire du 9 à 5. Ces personnes connaissent entre autres, des troubles du sommeil et des déficits de sommeil. Autrement dit, à la lumière de cette étude, cela pourrait augmenter le risque de dégradation de certains organes vitaux.

Allez, je vous laisse pour aujourd'hui, je m'en va me chercher une poutine, trois rôteux et un méga coke. Ce soir, c’est les ailes de poulet buffalo et de la broue.

09/04/08

Permalink 11:43 am, Éric Grenier / , 210 mots  

Les Aptonymes sont parmi nous. Les avez-vous vus?


Si, si! Les aptonymes sont parmi nous. Ils sont partout autour de vous, et vous en voyez presque tous les jours, sans le savoir. Cependant, ça n'a rien à voir avec cette nouvelle, qui démontre l'excellent service après-vente qu'offrait l'ancien ministre de la Défense John McCallum aux citoyens.

Non, un aptonyme ne doit pas être confondu avec un éloïme. C'est, selon Monsieur Wiki, «un néologisme québécois récent qui correspond au nom de famille d'une personne qui est étroitement liée à son métier ou à ses occupations.» Comme un boulanger qui s'appellerait Jacques Boulanger. Un homéopathe nommé M. Ledoux. Ou Pierre Labranche, émondeur.

Il y a plusieurs années, nous avions produit au Magazine Jobboom, un reportage sur le sujet, l'un des plus populaires à l'époque. Visiblement, les lecteurs avaient apprécié.

Nous voulons récidiver, avec une nouvelle ronde d'aptonymes. Et pour ça, j'ai besoin de vous, amis internautes! En connaissez-vous? Affichez ici vos aptonymes préférés! Ils devront être toutefois bien réels.

Aussi, innovons un peu: trouvons des contraires des aptonymes, qu'on appellera des inaptonymes. Comme, par exemple, un agriculteur nommé M. Urbain, ou un activiste végétalien qui porterait le nom de Boucher.

J'attends vos propositions!

08/04/08

Permalink 11:01 am, Éric Grenier / , 212 mots  

Il n'y a plus de miracle beauceron


Les moins jeunes d'entre nous se souviennent sûrement que, dans les années 80 et 90, les médias nous rabattaient constamment les oreilles avec le miracle beauceron, ces irréductibles Beaucerons capables de se réinventer et de se créer une prospérité sans l'aide massive de l'État, comme c'est le cas au Saguenay et sur la Côte-Nord.

Dans une série de textes forts intéressants, le collègue Yvon Laprade du Journal de Montréal, nous annonce la fin du miracle. La transformation du secteur manufacturier, qui frappe tout le Canada et les États-Unis, frappe plus durement la Beauce (Chaudière-Appalaches comme l'ont renommée bizarrement les fonctionnaires de Québec dans les années 80), qui avait axé sa création d'emplois autour du secteur manufacturier. Malheureusement aujourd'hui, autour de secteurs à faible valeur ajoutée, comme le textile et le plastique.

Pour une région habitée de gens orgueilleux comme le sont les Beaucerons, ça fait mal.

Cela dit, avec cet orgueil généralement bien placé qui caractérise les Beaucerons, on peut parier qu'ils nous montreront une fois de plus, et dans pas très long, une autre manière de se réinventer.

3000 emplois perdus
Ça fait mal
Stressant pour ceux qui restent...

07/04/08

Permalink 10:47 am, Éric Grenier / , 252 mots  

Appel aux amis du Jobboomblog...


C'est loin d'être une habitude chez moi, mais je me permets de faire une petite plogue concernant le Magazine Jobboom... Dans le cadre des Grands Prix 2008 des Magazines du Québec, les plus prestigieuses récompenses dans l'industrie du magazine francophone au Canada, notre fameuse page couverture du mois de juin 2007, Sexe inc., est en nomination dans la catégorie meilleure «page couverture» de l'année.





Comme elle est soumise au vote populaire, lequel déterminera le grand gagnant, j'encourage donc les amis du Jobboomblog et du Magazine à aller voter! Les «bureaux de vote» fermeront le 18 avril. Dévoilement du gagnant: le 30 avril.

Je sais que cette Une a causé un certain émoi dans quelques chaumières et milieux pour son côté frondeur et cru. C'est, je crois, en partie pour cette raison qu'elle a été retenue parmi les finalistes, en plus de ses qualités graphiques indéniables. Comme l'a écrit notre ancienne rédactrice en chef Annick Poitras: «Faire autrement n’aurait pas été notre genre : le Magazine Jobboom ne fait pas dans la dentelle. Il appelle un chat, un chat. Il a donc été conséquent avec lui-même et, plus important encore, il a fait son devoir.»

Par ailleurs, toujours dans le cadre des Grands Prix 2008 des Magazines du Québec, deux reportages de notre journaliste Marie-Hélène Proulx, ses enquêtes sur l'aide sociale et sur l'industrie de la mort, ont été sélectionnés. Encore là, les grands honneurs seront remis le 30 avril.

03/04/08

Permalink 12:20 pm, Éric Grenier / , 399 mots  

Coups de gueule...

Bonjour groupe! Après une pause de quelques jours ouvrables pour cause de surplus d'ouvrage, me voilà de retour sur le Jobboomblog!

Et pour reprendre le collier, rien de mieux qu'un bon coup de gueule! Une première taloche est destinée à l'Agence du revenu du Canada, qui refuse de considérer les travailleurs licenciés de l'usine de panneaux Louisiana-Pacific à Saint-Michel-des-Saints, dans le nord de Lanaudière, comme des salariés! Avec comme résultat, leur disqualification pour l'assurance-emploi! Pas fort, compte tenu des surplus faramineux qu'engrange encore et toujours le régime d'assurance-emploi. Les gars et les filles font l'effort de se recycler, l'employeur fait l'effort de les garder à son emploi le temps de la formation pour que personne ne se trouve à la rue (ou dépendant de l'État) durant cette période de transition, et voilà qu'un fonctionnaire fait dans l'abus de pouvoir discrétionnaire. D'ailleurs, il a fort à parier que le fonctionnaire fait une interprétation abusive des règles pour en arriver à un tel constat.

Cette histoire ressemble à une autre, celle-ci entourant les ex-travailleurs de la Gaspesia, à qui le gouvernement fédéral leur réclamait des milliers de dollars en remboursement pour prestations versées en trop... Il aura fallu une vive bataille juridique pour démontrer que le gouvernement fédéral était dans le champ. Heureusement que ces travailleurs avaient l'appui de leur syndicat, et de ses moyens de défense juridique, sans quoi, comme c'est souvent le cas, la bataille entre simples citoyens et grosse machine gouvernementale aurait été à sens unique. La lutte a duré 8 ans!

Second coup de torchon, aux pompiers. Outre cette histoire de signature forgée qui n'a aucun sens, ce que je retiens le plus c'est le contenu de la lettre d'entente litigieuse: les pompiers n’ont pas à faire de prévention (visites à domicile, plans d’intervention, etc.), quand le mercure passe sous la barre de 0 degré Celsius, ou que la température dépasse 30 degrés, avec facteur humidex. Selon la Ville de Montréal, les pompiers auraient refusé en 2006 d’établir un plan d’intervention en cas d’incendie au Centre Bell, parce que la température était au-dessous de zéro.

Non, mais, tu parles d'une gang de petite nature! 30 avec humidex, ça veut dire en moyenne autour de 25, 26 degrés. Et zéro... Est-ce pour le minimum ou pour le maximum?

Éric Grenier est chroniqueur et rédacteur en chef du Magazine Jobboom.
eric.grenier@jobboom.com
514-871-0222, poste 2287.
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