22/05/08

Permalink 11:02 am, Éric Grenier / , 380 mots  

Éco-accommodement?

Quelles sont les 10 installations industrielles les plus polluantes au Québec? Je vous vois regarder vers les raffineries de Montréal-Est ou d'Ultramar à Saint-Romuald. Mais vous n'y êtes pas. Les cimenteries? Non plus. Les papetières, comme celle de Kruger à Trois-Rivières? Vrai que ça pu les œufs pourris, mais non, elle figure au 16ième rang des usines les plus polluantes de la province.

D'abord, au 2ième rang, c'est la fonderie Horne de Rouyn-Noranda, en Abitibi. Elle rejette 113 millions de kilos dans l'atmosphère et dans l'eau. Ces données proviennent du Groupe investissement responsable, à partir des déclarations officielles à l'Inventaire national des rejets de polluants. Le classement peut être consulté dans le magazine environnemental Vision Durable (version papier seulement).

Le reste? Juste des alumineries! Avec en tête, celle de Shawinigan, d'Alcan, une vieillerie dont l'avenir est en jeu ces jours-ci. Ensemble, avec 593 millions de kilos de rejets polluants, ces 9 alumineries rejettent 2 fois et demie plus de polluants dans l'air que les 9 plus grosses installations d'extraction de pétrole de l'Alberta! Allô le Québec écologique vs l'Alberta destructrice de l'environnement!

Pour être juste cependant, il faut reconnaître que les alumineries ont fait des pas de géant. L'industrie a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 6,7 % entre 1990 et 2005, tout en augmentant sa production d'aluminium de 106 % pendant la même période. Par exemple, avec 4 fois plus d'employés, la moderne usine d'Alcan à Alma rejette 4 fois moins de polluants que la vieille de Shawinigan. Une performance remarquable. Les alumineries au Québec émettaient en moyenne 2,7 tonnes de GES pour chaque tonne d'aluminium produite en 2005, alors que cette moyenne était de près de 6 tonnes de GES par tonne d'aluminium en 1990. Elles ont aussi réduit l'intensité de leurs émissions de PFC (hydrocarbures perfluorés) de 76 % entre 1990 et 2005.

Cela dit, compte tenu des quantités considérables d'électricité qu'elles monopolisent, des subventions directes et indirectes considérables qu'elles reçoivent, et la faible création d'emplois qu'elles entraînent en rapport avec tout ce qui précède (336 000 $ de subventions par emploi!), les alumineries sont-elles ont choix de développement durable éclairé pour le Québec? Est-ce un mal nécessaire pour développer l'économie du Québec ou d'autres choix s'offrent?


Permalien 2 commentaires

21/05/08

Permalink 10:14 am, Éric Grenier / , 230 mots  

Ils l'ont l'affaire, lé z'Amaricains


Je profite de cette soudaine et renouvelée popularité des écrits de ce grand philosophe des Lumières qu'est Elvis Gratton, pour le citer à mon tour, en disant: Ils l'ont l'affaire les Amaricains.

C'est que, quand vient le temps de déconstruire un milieu urbain, les Américains n'ont pas leur pareil. En exemple, East St. Louis, banlieue proche de la métropole du Mid-West du même nom. Une cité industrielle, comme Saint-Henri à Montréal l'a été, ou Hochelaga-Maisonneuve, mais la comparaison s'arrête là. À côté de East St. Louis, ces deux quartiers montréalais ont presque des allures de Zurich ou de Santa Barbara.



East St. Louis, qui a déjà eu 85 000 habitants à la fin des années 50, en compte à peine 30 000 maintenant. L'endroit est si malfamé que même l'État de l'Illinois (il est situé sur la frontière avec le Missouri) l'a rayé officiellement de la carte officielle de l'État! Tellement ruinée, qu'en 1989, la municipalité a cessé de ramasser les déchets et a ordonné aux citoyens de brûler eux-mêmes leurs déchets!

Un témoignage ici d'un Français installé là-bas. Avec ses photos. D'autres photos comme celle-là, d'un autre photographe. Dans ce derniers cas, enlevez les enfants noirs, remplacez-les par des blancs, et vous aurez l'impression d'être à Grozny, plutôt qu'à l'ombre de la Porte de l'Ouest.



16/05/08

Permalink 11:15 am, Éric Grenier / , 308 mots  

La ferme!


Vous pensez qu'avec l'éthanol, les céréales aux prix records, votre steak qui coûte deux fois plus cher qu'il y a quelques années, votre lait que vous payez trop fois le prix qu'ailleurs dans le monde développé, nos agriculteurs doivent se vautrer dans le foin comme jamais?

DÉTROMPEZ-VOUS! Le système agricole québécois est en faillite. Le tiers des fermes québécoises sont déficitaires. Quatre sur dix rapportent moins de 100 000 $ de revenus par année. Chaque semaine, deux fermes québécoises cessent leurs activités. La dette moyenne des agriculteurs dépasse les 370 000 $. Et ce, malgré le programme d'assurance stabilisation qui leur a versé 5,5 milliards de dollars depuis 10 ans, des milliards provenant en majeure partie des poches des contribuables.

À ce rythme, l'agriculture québécoise telle qu'on la connaît va disparaître. Le rapport Pronovost à cet égard est éloquent.

La moitié des agriculteurs québécois sont sur le bord de craquer psychologiquement. Et l'Union des producteurs agricoles qui ne voit dans cette situation que matière à ajustements...

Pour en savoir plus, à lire dans la nouvelle édition du Magazine Jobboom, une autre enquête exclusive de notre journaliste primée Marie-Hélène Proulx.




Ah! Oui! Question comme ça: savez-vous qui est le ministre de l'Agriculture au Québec?

Lui


ou

Lui



Réponse:

Notre journaliste en a eu une belle démonstration quand elle a téléphoné au Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, et demandé à parler au responsable du dossier sur la détresse psychologique chez les agriculteurs. On l’a rappelée une dizaine de minutes plus tard pour lui dire ceci : «On m’informe que c’est l’Union des producteurs agricoles [UPA] qui est porteur [sic] du dossier.»


Alors, ne comptez pas trop sur nos politiciens...




15/05/08

Permalink 06:01 am, Éric Grenier / , 178 mots  

Le plus grand bâtiment du monde


La Russie vit avec effervescence son boom pétrolier. À telle enseigne que certains Russes ne savent plus quoi faire avec leur argent. Alors, pourquoi ne pas construire le plus gros bâtiment du monde à Moscou? Après tout, la mégalomanie est le loisir préféré des cheiks du pétrole...
C'est ce que s'apprêtent à faire des promoteurs, avec l'aide du cabinet d'architectes Fosters + Partners. Le projet Crystal Island est pour dire le moins, flabergastant.



27 millions de pieds carrés (l'équivalent de 9 complexes comme la Place Ville-Marie)
4 milliards de dollars pour la construction
500 mètres de hauteur (presque aussi haut que la Tour du CN)
3000 chambres d'hôtel
900 appartements
Un théâtre, des cinémas, une école internationale;
Et... 16 500 places de stationnement intérieures! Dire qu'à Montréal, quand l'UQAM a voulu ajouter quelques centaines de places de stationnement dans ses projets de l'îlot Berri, les écolos sont montés aux barricades...
Et annonce que le projet sera en accord avec les principes du développement durable. Depuis quand la mégalomanie est écologique?


14/05/08

Permalink 15:24 pm, Éric Grenier / , 11 mots  

Faire de l'argent avec Nortel

13/05/08

Permalink 15:03 pm, Éric Grenier / , 425 mots  

Trouvez un job à Mario Dumont


Super Mario doit-il commencer à songer à une réorientation de carrière? Les résultats catastrophiques des élections partielles d'hier ont permis à plusieurs détracteurs de l'Action démocratique du Québec de se délecter du cadavre appréhendé de l'ADQ. Mais, mais... Tous les indices de la disparition prochaine de ce parti né du mécontentement constitutionnel provoqué par Robert Bourassa ne sont pas encore réunis. Des donnés pour morts pour plus que ça courent encore les coulisses de l'Assemblée nationale et de la Chambre des Communes.

N'empêche, cette perspective pose une question intéressante: que ferait un Mario en dehors de l'ADQ? Ce gars-là n'a rien fait d'autre dans sa vie active, ou presque, que de la politique. Sitôt sorti de la puberté (ou presque!), il devenait chef d'un parti.

Quel job lui conviendrait le mieux, vu son expérience d'un vrai job, c'est-à-dire avec un boss, des collègues, des horaires réguliers, un service des ressources humaines sur le dos, la tite maudite carte magnétique de bureau qu'il faut toujours traînée, les codes vestimentaires, l'heure du lunch de midi à midi trente, les réunions syndicales, les partys de bureau, les bouchons de circulation le matin, les espaces de parking inexistants autour du bureau, et cétéra, et cétéra, et cétéra?

Pour vous aider à lui donner des idées de réorientation de carrière, voici son CV:
Baccalauréat en économie, Université Concordia, Montréal (1993)
Président de la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec (1991-1992)
Coprésident du Réseau des libéraux pour le NON sur l'entente de Charlottetown lors du référendum de 1992
Président fondateur du Forum Option-Jeunesse (1993)
Membre du Groupe Réflexion-Québec (1993)
Président fondateur de l'Action démocratique du Québec (1994)
Chef de l'Action démocratique du Québec (depuis 1994)


Aussi (tiré de la bio de Radio-Canada)
Il aura aussi passé toutes ses années de jeunesse à travailler à la ferme durant l'été. Il a d'ailleurs acheté la ferme paternelle en 1997. Laurent Pellerin, (ex) président de l'Union des producteurs agricoles, déclare en parlant de Mario Dumont : « C'est sûrement le seul candidat (parmi les chefs de parti) qui est capable de traire une vache ».

Alors, faites vos conseillers en orientation professionnelle!

PS: je soupçonne le responsable du serveur de l'Assemblée nationale d'être un petit malin... Cette photo de Mario et la page qui lui est consacrée porte le nom de dumm1...

12/05/08

Permalink 16:51 pm, Éric Grenier / , 23 mots  

Discrimination inacceptable!


Quel beau cas de discrimination inacceptable en cette époque d'équité! C'est un scandale! Je réclame une loi le plus vite possible...
Permalink 09:46 am, Éric Grenier / , 30 mots  

Un pompier valeureux


Voilà un pompier qui nous change de l'image généralement projetée par les facéties syndicales d'autres pompiers de Montréal. Ça fait du bien de lire ça.

10/05/08

Permalink 06:26 am, Éric Grenier / , 86 mots  

Un toit sur le stade?


Afin de s'assurer du succès des Olympiques, le gouvernement chinois est prêt à tout, y compris à jouer la Mère nature. Il espère ainsi empêcher la pluie de tomber sur le Stade Olympique durant les Jeux.



Il dispose même d'un Bureau de Modification du climat, qui emploie... 53 000 personnes! C'est six fois le payroll d'Hydro-Québec!

Un blogueur de Freakonomics s'interroge s'il avait été plus simple pour les Chinois de simplement construire un toit sur le stade...

Parole de Québécois: Noooooooooon!!!!!!!

09/05/08

Permalink 10:26 am, Éric Grenier / , 159 mots  

L'emploi en panne au Québec


Va falloir que le ministre de l’Emploi Sam Hamad change la cassette de son lecteur, parce que la croissance de l'emploi au Québec est en panne. La tendance se remarque maintenant depuis plus d'un an. Pire, toutes les provinces semblent faire mieux. Même l'Ontario, dont on dit qu'elle est en récession. Et pourtant, ses statistiques, comparées à celles du Québec, ont de quoi attiser notre envie.

Après plusieurs années de net rattrapage, depuis au moins 2000, où le marché de l'emploi au Québec a fait des gains substantiels par rapport au reste du pays, que se passe-t-il? Le gouvernement doit-il prend au sérieux le recul des derniers mois? Le prend-il, mais n'ose-t-il pas l'avouer publiquement? Sa stratégie de non intervention, de réduction de l’État, des deux trois dernières années est-elle un échec pour les travailleurs québécois?

Pour les statistiques complètes d'avril 2008 sur l'emploi.


08/05/08

Permalink 10:40 am, Éric Grenier / , 191 mots  

Les cols bleus s'annoncent


Les cols bleus de Montréal, leur syndicat plus précisémment, s'attaquent à leur image défavorable qu'ils subissent auprès de la population. Une grosse campagne coûteuse - 20 $ par membre en cotisations supplémentaires - afin de nous dire ce message: c'est pas vrai qu'on se pogne le cul, on travaille plutôt comme des malades pour votre ti bonheur.

S'il est vrai qu'une des récriminations du peuple ingrat à l'égard des valeureux prolétaires du râteau est leur soi-disante oisivité, il y en bien d'autres cependant, comme celle du syndicalisme de caverne que pratique leur exécutif syndical. Il y a aussi leur appétit sans borne en matière de conditions de travail, qui ne tient jamais compte de l'état des finances publiques et surtout de la capacité de payer du peuple ingrat, un peuple de bourgeois, quoique nettement plus défavorisé dans la majorité des cas que n'importe quel col bleu. Mais que voulez-vous, la Cause est plus importante.

Ah! Voulez-vous savoir ce que pensent de vous les cols bleus de Montréal, ingrats citoyens? Un excellent reportage de l'émission de Patrick Masbourian à Radio-Canada.

07/05/08

Permalink 11:50 am, Éric Grenier / , 273 mots  

Les Nouvelles de l'Étrange

EDIT: Suite à un bogue majeur, le Jobboomblog est demeuré inaccessible pour une bonne partie de la journée hier (mardi). Puisque tout semble être revenu à la normale cet avant-midi, je repasse mon dernier post. Bonne journée!
Éric Grenier


Voici vos Nouvelles de l'Étrange...




D'abord, le gouvernement américain songe à ouvrir la zone verte de Bagdad au développement.



Il espère y faire construire des centres d'achat et des condos, comme à Blainville ou à Sainte-Foy! Ça vous tente? On est peut-être un peu déconnecté de la réalité, au Pentagone?

Remarquez, à voir le bilan des violences à Bagdad, et ceux de Chicago ou Philadelphie, on se dit, que finalement, on serait peut-être plus en sécurité sur le bord du Tigre que de la Delaware ou du lac Michigan... Il y a deux semaines de ça, 6 meurtres en une fin de semaine à Phili, pour un total de 101 depuis le début de l'année. La semaine avant, à Chicago, 9 meurtres et 29 tentatives de meurtre en deux nuits. Et clin d'oeil à Richard, à Montréal, 10 meurtres à ce jour. À ce rythme, il pourrait y en avoir moins de 30 au bout de l'année, contre 75 à 90 dans les années 80 et 90...

Et puis, Bush sort l'artillerie légère et dépêche sa femme à la rescousse des victimes du typhon Nargis en Birmanie. Les millions de victimes vont pouvoir se partager un gros chèque de 250 000 piastres. C'est 125 000 de moins de ce que dépenseront les cols bleus de Montréal pour redorer leur image de syndiqués!




La manchette désolante du jour.

Voici maintenant la nouvelle qui provoque des convulsions.

L'hallucinante du jour.

05/05/08

Permalink 13:24 pm, Éric Grenier / , 52 mots  

Blague du lundi


C'est prouvé scientifiquement, le lundi est la journée la plus difficile au travail. Une raison de ne pas vous assommer avec des sujets hard comme celui de vendredi. Allons-y pour une joke de travail, envoyée par quelqu'un que j'aime beaucoup, mais dont son identité ne vous regarde pas une miette.

02/05/08

Permalink 12:03 pm, Éric Grenier / , 134 mots  

Les pauvres

Les pauvres gens ont du vieux linge sale
Les pauvres, ça s’habille ben mal
Les pauvres se font toujours avoir
Sont donc pas d’affaires !


Plume Latraverse, avec sa chanson Les pauvres, est un prophète, ma foi! La preuve, en 25 ans, les pauvres se sont considérablement appauvris, tandis que les riches, accumulent! Mêmes qu'ils se multiplient! La proportion de hauts salariés a doublé depuis 25 ans. Le revenu des travailleurs moins bien payés a diminué de 20 % en 25 ans.

Du côté des mieux nantis, la proportion de travailleurs touchant un revenu supérieur à 100 000 $ a presque doublé en un quart de siècle et leur revenu s’est accru de 16 %.

L'étude de Statistique Canada. Le dossier du Journal de Montréal

Faque , en cet honneur, la toune de Plume.

01/05/08

Permalink 15:03 pm, Éric Grenier / , 769 mots  

Faut-il geler le salaire minimum?


1er mai, fête des travailleurs de par le monde, et du salaire minimum au Québec. C'est en effet aujourd'hui qu'entre en vigueur la hausse du salaire minimum de 50 cents, l'une des plus spectaculaire des dernières années.

La question qui ne tue pas, mais qui dérange: doit-on geler le salaire minimum? Selon certaines études, un salaire minimum élevé créé du chômage. Pour d'autres, c'est faux. Pour certains, un salaire minimum bas est une forme de subvention déguisée aux employeurs.

Pour votre réflexion, des extraits d'un texte paru dans le Magazine en 2006:

Si le salaire minimum est plus élevé, «tous les petits salariés en profitent parce que certains employeurs offrent systématiquement plus que le minimum», explique Stéphane Renaud, de l’École des relations industrielles de l’Université de Montréal. (...)

Mais, d’un autre côté, ajoute Benoît Dostie, professeur d’économie à HEC Montréal, une hausse du salaire minimum accroîtra nécessairement le chômage. (...)

Cette sensibilité des entreprises de services au taux du salaire minimum serait attribuable au fait que les coûts de main-d’œuvre y représentent une plus grande proportion des frais que dans d’autres secteurs économiques. Selon Statistique Canada, au Québec, la rémunération compte pour 80 % des coûts dans l’hébergement et la restauration et 75 % dans le commerce de détail, contre 59 % dans l’ensemble des industries.

Toutefois, ce ne sont pas tous les spécialistes qui, lorsqu’ils se penchent sur la question, constatent un taux de chômage accru à la suite d’une hausse du salaire minimum. «Le débat porte plutôt sur l’ampleur de la perte d’emploi : elle serait moins importante qu’on le croyait, dit Benoît Dostie. En outre, ces pertes n’arrivent pas tout de suite : au lendemain d’une hausse, les restaurateurs auront besoin d’autant d’employés parce qu’ils auront autant de frites à faire. Mais, à plus long terme, pour réduire leurs coûts de main-d’œuvre, ils investiront peut-être dans une friteuse automatique.»

Mais n’est-ce pas censé être bénéfique pour l’économie si les entreprises modernisent leurs équipements en achetant, par exemple, une friteuse automatique? «Les innovations technologiques et la productivité accrue qu’elles entraînent créent de la croissance économique et donc, à long terme, plus d’emplois», analyse Stéphane Renaud. Selon lui, un salaire minimum plus généreux donne un coup de fouet à l’économie, et le chômage qu’il engendre est temporaire. À court terme, toutefois, «il faut prendre en compte la capacité de payer des employeurs et, au bout du compte, celle du consommateur», estime François Meunier, de l’Association des restaurateurs. «Si on ne met personne à pied, une hausse du salaire minimum se répercutera sur le prix des produits… et personne ne veut payer son club sandwich 50 $!» (...)

Selon plusieurs experts consultés, cet idéal passe par des programmes de soutien du revenu comme les allocations familiales ou le remboursement de la TPS. Justement, le gouvernement du Québec a instauré en janvier 2005 la Prime au travail : une aide financière pour les travailleurs (...)

Benoît Dostie applaudit la mesure. «C’est à l’ensemble des contribuables d’aider les travailleurs pauvres, et non seulement aux employeurs», dit-il. Pour Vivian Labrie, porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, au contraire, la Prime au travail n’est rien de moins qu’une subvention déguisée qui permet aux entreprises de continuer à sous-payer leurs employés. «Cette mesure déresponsabilise les compagnies, qui ont un rôle à jouer pour combattre la pauvreté, et cela nuit aux finances publiques.»

Une étude du UC Berkeley Labor Center, un institut de recherche sur le travail rattaché à l’Université de Californie, lui donne raison. Celle-ci montre qu’en Californie, offrir un salaire minimum de 8 $ l’heure aux travailleurs – plutôt que les 6,75 $ en vigueur dans cet État – réduirait de 2,7 milliards les aides allouées par le gouvernement pour les soins de santé ou la garde des enfants. En d’autres mots, les contribuables paient ces milliards parce que les entreprises ne le font pas.

«Que ce soit le consommateur qui achète son produit plus cher parce qu’on a augmenté le salaire minimum ou le contribuable qui paie la Prime au travail avec ses taxes, l’argent sort toujours de la même poche», constate Benoît Dostie.

La nôtre.


Des liens:
Commission des normes du travail
L'organisme Au bas de l'échelle
L'opinion de l'Institut économique de Montréal



Permalink 12:08 pm, Éric Grenier / , 239 mots  

Grands honneurs pour le Magazine Jobboom

Je vous l'avais annoncé, et voilà les résultats: le Magazine Jobboom a remporté deux distinctions prestigieuses aux Grands prix du Magazine, les «Oscars» de l'industrie du magazine au Québec.

D'abord, notre journaliste Marie-Hélène Proulx a obtenu le prix du meilleur reportage de l'année, avec son étonnante enquête sur les assistés sociaux, Pris au piège, publié en août 2007. Elle a également reçu une mention pour son reportage sur l'industrie funéraire, Pompes à fric, publié en octobre dernier.

De plus, notre page couverture de juin 2007 a été reconnue meilleure page couverture. Sexe inc. (photo ci-bas) avait été mise en nomination avec 9 autres pages couvertures, après qu'un jury l'ait sélectionnée parmi une cinquantaine de possibilités. Ensuite, on invitait le public à voter pendant deux semaines. Cette page est le résultat du mariage de la créativité débordante de notre ancienne directrice artistique, Mélanie Dubuc, et de l’œil magique de notre photographe Marie-Claude Hamel.

Alors, ce matin, vous avez un rédacteur en chef et jobboomblogueur pas mal fier de son monde. L'équipe du Magazine Jobboom, Marie-Hélène, Corinne Fréchette-Lessard, Pierre Frisko, Louise Émond, Stéphane Plante, Nathalie Renauld, Marie-Claude Hamel, Patrice Bériault, nos nombreux journalistes pigistes, et notre grande manitoune, Patricia Richard, travaillent d'arrache-pied, avec des moyens parfois du bord, à produire un périodique unique en son genre de haute qualité.


Éric Grenier est chroniqueur et rédacteur en chef du Magazine Jobboom.
eric.grenier@jobboom.com
514-871-0222, poste 2287.
Cliquez ici pour voir sa bio!

MAGAZINE JOBBOOM

Pour consulter les contenus du Magazine courant
Cliquez ici »

JOBBOOM CONSEILS

Pour consulter le grand site de contenus Jobboom
Cliquez ici »
Dénoncer les petits irritants

SECTIONS


Mai 2008
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
<<  <   >  >>
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  

FILS RSS/ATOM

RECHERCHER