23/07/08

Permalink 13:14 pm, Éric Grenier / , 110 mots  

Bienvenue aux Noirs


Une dépêche qui a suscité la colère du collègue Martineau à propos du gouvernement chinois qui aurait demandé aux tenanciers de bars de Pékin de refuser l'accès aux Noirs, s'avère fausse. Selon Rue89, il pourrait y avoir eu erreur de caractères, reprise par le quotidien South China Morning Post, de Hong Kong. L’ordre de la police pékinoise serait plutôt de ne pas servir «d’éléments noirs», ce qui signifierait trafiquants de drogue, triades, prostituées, etc. En Mandarin, le crime organisé se traduit en effet par «la société noire»… Ça me semblait aussi un peu gros comme affaire...

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22/07/08

Permalink 10:06 am, Éric Grenier / , 77 mots  

La faim du monde


Je ne sais pas qui a fait ce montage, je n'ai pas la source, mais il est fascinant. La quantité de nourriture et son coût hebdomadaire de familles d'origines diverses. Le visage de la crise alimentaire, comme on en avait déjà discuté ici. La finale fait un choc!

Les Manzo (Italie)
260,11 $



Les Melander (Allemagne)
500,07 $



Les Revis (États-Unis)
341,98 $



Les Casales (Mexique)
189,09 $



Les Sobczynscy (Pologne)
151,27 $



Les Ahmed (Égypte)
68,53 $



Les Ayme (Équateur)
31,55 $



Les Namgay (Bhoutan)
5,03 $



Les Aboubakar (Tchad)
1,23 $

21/07/08

Permalink 11:03 am, Éric Grenier / , 114 mots  

Bravo Québec!

Bravo Québec d'avoir fait taire les pisses-vinaigres. Presque 300 000 personnes dans une bourgade d’un peu plus d’un demi-million d’âmes, pour une visite non pas néocoloniale, mais légendaire et universelle (quoique je n’ai jamais été «Paul», je suis plus «John», dois-je avouer), c’est fort en ketchup.Je vous invite à écrire à ces hérauts de la petitesse du Québec à joual pour leur souligner à quel point ils ont manqué un bon show (à ce qui paraît, je n'y étais pas). Mais une finale avec Life in a day, ça devait être pas pire...Nos trois Patriotes:Luc ArchambaultDaniel TurpPierre CurziAh! Voici une séquence d'hier immortalisée sur YouTube:

18/07/08

Permalink 15:57 pm, Éric Grenier / , 76 mots  

La moitié du Québec en vacances


Il paraît que la moitié du Québec au travail tombe en vacances ce soir. Alors, bonnes vacances à tous! Quel temps fera-t-il pour eux? Les prévisions de Monsieur Cantin d'Environnement Canada. Un conseil: ne vous y fiez pas trop...

L'autres moitié, on reconnecte la semaine prochaine. Les miennes approchent, mais ce n'est pas cette fin de semaine... Au moins, on va profiter de routes moins encombrées matin et soir pour les prochains 15 jours!



Permalink 14:40 pm, Éric Grenier / , 227 mots  

Les bons citoyens, ennemis du prolétariat


Bon, demander aux citoyens de balayer le devant de leur porte est un geste de haute trahison à l'endroit des classes prolétaires... C'est ce que vient de convenir un arbitre dans une cause de grief opposant les Ville de Montréal au Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal. C'est, selon l'arbitre André Rousseau, une forme de sous-traitance à rabais contrevenant à la convention collective. Et cela menacerait les planchers d'emploi chez les cols bleus.

Ouin. Mettons. J'ai juste le goût de répondre: pis? À voir l'état de ma ville, de mon parc voisin, je me dis qu'il y a suffisamment de boulot pour tout le monde, y compris pour la bonne conscience citoyenne.

Le Syndicat des cols bleus agit comme si le geste de balayer un minuscule espace de trottoir était un acte réservé en vertu de la loi sur les ordres professionnels. Come'on! En passant les boys, tous les matins, en promenant le chien, je ramasse les déchets laissés la veille par les cochons du soir. Allez-vous me traîner devant la justice pour pratique illégale du col bleu?

Je veux bien prendre la défense du Syndicat des cols bleus, je veux bien être sensible à leurs revendications, mais il faudrait qu'il s'aide un peu pour ça. Dans le cas présent, il ne le fait pas du tout...


17/07/08

Permalink 14:39 pm, Éric Grenier / , 166 mots  

Accommodements: on peut congédier


Hum... que penser de ceci? Hydro-Québec était dans son bon droit de congédier une employée incapable de fournir une prestation de travail régulière pour cause de maladie. C'est ce que vient de conclure la Cour Suprême du Canada.

Entre janvier 1994 et juillet 2001, l'employée a raté 960 jours de travail pour une lésion professionnelle, une relation conflictuelle avec un supérieur immédiat, plusieurs dépressions et deux tentatives de suicide. Hydro-Québec aurait tout fait pour accommoder (si, si, la fameuse notion juridique des «accommodations» raisonnables) la dame, mais elle était toujours dans l'impossibilité d'offrir un rendement minimum. On la congédie. Contestation jusqu'à la Cour Suprême.

Selon le syndicat qui la représentait, les employeurs auront désormais davantage de latitude pour congédier des employés. «La portée de l'obligation d'accommodement est diminuée, par rapport à la période de temps et aux critères d'évaluation de la contrainte excessive», déplore-t-il.

Et vous?



16/07/08

Permalink 20:57 pm, Éric Grenier / , 26 mots  

Récession, Ze film...

Ça va mal économiquement aux États-Unis, mais à la Maison-Blanche, on fait semblant que non. Ce qui a inspiré cette petite satire sous forme de fausse bande-annonce...
Permalink 09:55 am, Éric Grenier / , 220 mots  

Mort en service... pour rien? Encore?





Il y a eu le raid funeste chez Parasiris. Mais 2 ans auparavant, une autre opération policière des sbires lavallois s'était soldée par la mort d'une policière. Et comme dans le premier cas, les techniques d'intervention privilégiées par le Service de police de Laval sont pointées du doigt. Le 14 décembre 2005, Valérie Gignac et ses collègues se tenaient devant la porte de l'appartement d'un suspect, très agité. Il a fait feu au travers de la porte, touchant Mme Gignac à l'abdomen. La direction policière savait l'homme armé. Il avait été quelques jours plus tôt condamné pour harcèlement sur une autre policière.

La CSST a jugé que la direction policière a mal analysé la situation et que la technique d'intervention était inutilement dangereuse, soit l'ouverture forcée d'une porte en se plaçant devant. La CSST exige que les policiers de Laval soient formés sur les méthodes d'intervention en pareille matière et sur les techniques d'ouverture forcée des portes, et que ces enseignements soient revus tous les deux ans.

Selon la CSST, l'employeur s'est depuis conformé à cette exigence. Mais l'effort était-il suffisant? On peut en douter, avec la mort de l'agent Daniel Tessier, chez Parasiris. La CSST enquête d'ailleurs sur ce cas.

15/07/08

Permalink 10:11 am, Éric Grenier / , 166 mots  

Le feu au c...

Eh! Misère... Réapprendre à un pompier français qui a plus de 2000 heures de formation et 15 ans d'expérience comment à enfiler sa tenue de pompier... Juste parce que la seule formation reconnue au Québec pour exercer le métier est celle du Québec. Pourtant, le gars a appris son métier dans un pays moderne et développé, un pays nettement plus sophistiqué en matière de gestion de crises et de sinistres que le Québec, où la dernière grande catastrophe aura été le refoulement d'égout de la rue des Érables. Le jeune pompier français pourrait pourtant en apprendre pas mal à nos pompiers volontaires dont il y a parmi leurs spécialités l'épluchette de blé d'Inde du mois d'août, et le lave-o-thon de mai. La réaction des autorités. Un autre cas de «compétences culturelles»?Est-ce ça la mobilité de la main-d'oeuvre entre la France et le Québec vantée par Jean Charest?

14/07/08

Permalink 17:05 pm, Éric Grenier / , 153 mots  

Cseries, Pratt&Whitney, des emplois, encore des emplois


Il y a les mauvaises nouvelles... Et il y a les bonnes. Nonobstant le débat entourant la participation des gouvernements au financement de la CSeries par le biais de prêts remboursables sur les ventes, il faut classer l'annonce de Bombardier dans la catégorie des bonnes nouvelles. De même que celle de P&W, qui aussi, a ses propres nouveaux projets. D'ailleurs, dans mon blogue précédent, certains internautes s'interrogeaient à savoir si le moteur de P&W était dans le courant de la CSeries. Il semble que non.

Pendant ce temps, les écoles de formation en aéronautique ont du pain sur l'aile: depuis les années difficiles de l'aéronautique québécoise, au début de ce siècle, les étudiants doués boudent leurs classes, surtout en formation professionnelle, où les placent ne trouvent pas toutes preneur. Alors, elles vous attendent, patenteux de talents!


11/07/08

Permalink 10:31 am, Éric Grenier / , 201 mots  

Emploi: les lunettes roses de Sam


S'il n'existait pas, faudrait l'inventer. Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, est d'un optimisme à faire des envieux. Les dernières données sur l'emploi au Québec ont beau être décevantes, incapables de soutenir quelque comparaison que se soit avec le reste du Canada, ça ne l'empêche pas d'affirmer que le marché du travail québécois tient bon. Tient bon à quoi? À son état sous sédatif?

Pourtant, depuis un an, la croissance de l'emploi au Québec est trois fois plus faible que dans l'ensemble du Canada. Pire, l'Ontario, le meilleur étalon de comparaison puisque son économie ressemble beaucoup à celle du Québec, et fait face aux mêmes défis, a réussi à faire trois fois mieux que celle du Québec au cours des 12 derniers mois. Le taux d'emploi diminue, le taux d'activité aussi, contrairement à l'Ontario. Le Québec a la croissance de la population active la plus faible de tout le pays. À 0,9 % de croissance depuis juin 2007. La seconde pire performance est celle de la Nouvelle-Écosse - à 1,6 % tout de même, presque le double. Et ça va bien, dit le ministre.

Tant mieux pour lui. Pour nous, c'est une autre histoire.
Permalink 09:11 am, Éric Grenier / , 218 mots  

Maudite techno: défoulez-vous!



C'est le jour I du I-Téléphone de la Pomme. Une folie que j'arrive mal à m'expliquer, hormis qu'il a bénéficié d'une méchante pub gratuite de la part de l'ensemble des médias canadiens.

Cette sortie du IPhone m'amène sur le sujet de la techno au travail. Maudite techno, supposée nous rendre la vie plus facile, et le travail plus productif. Or, il n'en est rien. Nous sommes tous, à des degrés divers, des techno-nuls. On change les systèmes d'opération et les logiciels aux 2 jours, on installe de nouveaux bidules inutiles sans vous demander la permission. Comme l'écrivait le collègue Frisko, du jour au lendemain, il devient impossible d’ouvrir des fichiers qui s’affichaient sans problème la veille encore. Sans avertissement, une mise à jour rend caduque la moitié de nos logiciels. Ou un pare-feu nous protège non seulement contre les intrusions, mais contre nos propres manipulations...

Au Magazine Jobboom, on s’est payé une séance de défoulement avec ce dossier sur la techno-nullité. Ça ne se peut pas qu'on soit tous des cas de Code 18...

Et vous, la techno, vous rend-elle complètement marteau? À votre tour de vous défouler. Et les meilleurs commentaires seront retenus pour publication dans la prochaine édition du Magazine.



10/07/08

Permalink 11:31 am, Éric Grenier / , 71 mots  

De l'or? On déménage la ville!


Il y a de l'or sous la ville, il faut l'exploiter à ciel ouvert. Que fait-on? On déménage la ville! Aux frais de la compagnie minière. C'est assez spectaculaire, et ça se passe à Malartic, en Abitibi. Le reportage vidéo de Radio-Canada.

Et puis, un peu plus au nord, Hydro-Québec cherche des travailleurs prêts à encaisser une paye net de 1700$ par semaine. Et trouve difficilement. C'est trop loin...

09/07/08

Permalink 10:21 am, Éric Grenier / , 207 mots  

Subventionner Bombardier?

Plus que 5 dodos et on saura enfin où Bombardier assemblera sa nouvelle série C d'avions moyens porteurs. À Mirabel? Au Kansas? Une chose sûre: là où Bombardier s'installera, le pont d'or lui aura été déroulé par les gouvernements.La question à 1 milliard de piastres et qui tue: les gouvernements doivent-ils soutenir Bombardier? Boeing, Airbus, McDonell-Douglas, Embraer et maintenant les Chinois, tous les constructeurs d'avions dans le monde reçoivent des milliards des gouvernements: des contrats, des crédits d'impôts, des prêts ou des garanties de prêts. Québec et Ottawa doivent-ils allonger entre 500 millions et un milliard de dollars à Bombardier pour qu'elle développe sa série C? Est-ce du chantage?En discussion avec un gars de l'Institut économique de Montréal l'autre jour, je faisais valoir le point mentionné plus haut à propos de l'aide des gouvernements. Il me répond qu'il ne faut pas se jeter en bas du pont si les autres le font. Donc, lui rétorquais-je, on laisse ça disparaître avec ses 50 000 emplois?Sa réponse: ben oui, on aura autre chose, c'est tout.Qu'en pensez-vous? Un peu simple comme raisonnement, non?En attendant les réponses, une pub BombardierPuis, des nouvelles du Kansas...Et aussi, des protestations...

08/07/08

Permalink 15:27 pm, Éric Grenier / , 72 mots  

Uniformes canadiens: c'est laid en ta...

Déjà que le Comité olympique canadien est bien heureux d'avoir fait fabriquer les uniformes que porteront nos athlètes à Pékin à l'étranger, en plus, il semble particulièrement fier de défier le bon goût. Manquerait plus du shaggy et le médaillon en or, et on croirait nos athlètes directement sortis d'un film XXX des années 70. It's a shame... Wal-Mart est-il le commanditaire subliminal du COC?
Permalink 11:31 am, Éric Grenier / , 255 mots  

Avis de climatisation accablante





Les tropiques débarquent au Québec aujourd'hui. Cet après-midi, il fera 33 à Montréal, 30 à Québec et Gatineau, et 9 à Umiujaq. Pourtant, fait frette ici, comme dans bien des bureaux à travers la nation, le pays ou la province (faites votre choix). La clim' roule à 100 à l'heure, ce qui n'est pas idéal pour l'économie d'énergie. Ni pour les frileux (surtout des filles), alors que les chauds et chaudes lapines se plaignent d'un refroidissement insuffisant.

Pourquoi? Les filles s'habillent moins, et elles sont moins denses musculairement parlant. Or, les muscles provoquent le tiers de la chaleur du corps. De plus, les vêtus de complets-cravate suffoquent, leur en faut donc toujours plus, de la clim. Dans certaines villes, des entreprises laissent tomber l’été la consigne vestimentaire de la cravate, question d'économiser sur l'air conditionné.

Étrangement, les gens tendent à être plus productifs par chaude température que par froide, selon une étude de l'université Cornell, dont on en rapporte des résultats dans le New York Times. À 30c, les travailleurs tapaient le clavier deux fois plus rapidement qu'à 20c.

Pendant ce temps, les gars de la construction - en particulier les couvreurs et ceux qui étendent du bitume sur les routes - n'ont droit qu'à des consignes de la CSST pour éviter les coups de chaleur. Les chevaux des calèches montréalaises ont droit à un congé dès que la température dépasse 30c. De plus, en tout temps, leur journée de travail ne peut dépasser 9 heures. Maudit bon syndicat, qu'ils ont!



07/07/08

Permalink 10:46 am, Éric Grenier / , 106 mots  

La chicane est pognée


Bon, la chicane est pognée entre la gauche syndicale québécoise et la gauche caviar anglo-canadienne. Le Syndicat des Métallos dénonce le NPD, son chef Jack Layton et son lieutenant au Québec, Thomas Mulcair, pour leur appui au bannissement de toutes les formes d'amiante, y compris le chrysotile. Ce qui fait perdre des emplois dans une région durement touchée sur le plan de l'emploi, et des membres au syndicat. Les Métallos entendent dénoncer cet «opportunisme politique pour plaire à ces électeurs anglophones».

Ben coudonc. Comme disais l'Autre: p'tit lundi... De toute façon, fait trop chaud pour s'exciter.





04/07/08

Permalink 12:04 pm, Éric Grenier / , 610 mots  

Ouash! Des algues!

The blob is coming!!! Aux abris!!



En effet les amis, du soleil, de la chaleur et des politiciens en vacances, voilà tout ce qu'il fallait pour permettre à l'algue bleue, la cousine de Vas-y, de réapparaître à la Une des journaux.

Et scandale: le ministère de l'Environnement (MDDEP) est au centre d'une immense conspiration pour vous cacher la vérité. Mais, vous, et les journalistes estivaux, savez que la vérité flotte quelque part... L'invasion a déjà débuté, les hordes de cyanobactéries déferlent discrètement, et par un petit matin brumeux de la fin juillet, il sera trop tard: nous aurons été conquis....

Contrairement à ce qu'affirme mon collègue Fortier, ce n'est pas par intérêts politique et économique que le ministère de l'Environnement cache la liste des lacs où des cyanobactéries ont été décelées. C'est parce que cette information doit être manipulée par des adultes avertis, pas par des journalistes incapables de faire la différence entre une épinette et un sapin, une mouche noire et une mouche à chevreuil, un omble de fontaine et un crapet (je ne vise pas Marco en écrivant cela).

L'été dernier, les médias ont créé des psychoses de toutes pièces parce qu'une algue bleue avait été rapportée au lac. Par souci de transparence, le MDDEP émettait l'été dernier la liste des lacs ou des algues ont été observées. Un truc purement scientifique qui n'était en rien un avis sur quoi que ce soit. C'est un peu comme si la police publiait la liste des routes où on a noté une augmentation de la circulation ces dernières semaines. Pas de quoi fouetter Hubert Reeves ou Jean Lemire.

Entre mai et novembre 2007, 174 lacs se sont retrouvés un moment ou un autre sur cette liste. Certains y ont été quelques jours, d’autres, tout l’été. Là-dessus, seulement 15 ont fait l'objet d'interdictions soit de s’y abreuver (8), de s’y baigner (4) ou d’y naviguer (3). Les autres, comme le lac Taureau au nord de Lanaudière, on n'y avait décelé qu'une petite fleur ici et là, touchant une superficie de quelques centimètres carrés sur un lac de 95 km carrés de superficie. Qui avait probablement disparu la semaine suivante.

De toute façon, des plans d’eau sans cyanobactéries, ça n’existe pas. Un lac sans cette bibitte c’est un lac sans eau. Elle est naturellement présente dans notre environnement. Puis, des cyanobactéries, il y en a plein de variétés, comme la crème glacée : certaines sont santé, d’autres pas, des bonnes et des mauvaises.

Mais les médias, en l’absence de quelque culture scientifique, en ont fait le drame de l’été, de quoi faire passer Katrina pour un pow wow.

Bref, je suis convaincu qu’au MDDEP, on s’est dit que, tant qu’à diffuser de l’information en toute bonne foi, qui se transforme en désinformation une fois entre les mains d’affectateurs de salles de nouvelles, aussi bien ne rien n’émettre. Au final, le but recherché, soit informer la population, est raté.

Je vous invite TRÈS FORTEMENT à lire le billet de Raymond Lemieux, rédacteur en chef de l’excellent magazine Québec Science, paru dans l’édition de mai. Je vous jure que vous ne regarderez plus vos Smarties de la même façon…

Sur ce, levez votre derrière du sofa, enfilez votre maillot, agrippez votre serviette et vos gougounes et courez au lac! Le week-end s’annonce l’un des meilleurs pour ça.

03/07/08

Permalink 09:51 am, Éric Grenier / , 124 mots  

Agents de Garda, un job stressant

Braquage hors de l'ordinaire, hier, à Montréal, alors que des gangsters ont attendu patiemment au presbytère l'arrivée du camion blindé de la firme Garda. C'est le 7e ou 8e événement du genre en un an contre les agents de Garda. En plus de l'inusité incident impliquant un ancien policier célèbre de Montréal, à l'emploi de Garda maintenant.Pour la compagnie, tout va bien, madame la marquise. C'est un incident isolé, comme les autres, en particulier comme celui de Saint-Sauveur cet hiver, où c'était Miami Vice up north!Pour le syndicat représentant les agents de Garda, c'est assez. Ça l'était en tout cas après le hold up raté de Saint-Sauveur. Ça doit l'être encore plus.

02/07/08

Permalink 13:01 pm, Éric Grenier / , 228 mots  

Cuba capitaliste!

La Revolucion de l'ami Fidel poursuit sa route, mais sur une nouvelle trajectoire: un marché du travail libéralisé, fonctionnant quelque peu comme celui des pays capitalistes. Ainsi, l'une des marques les plus notoires de la Révolution cubaine, l'égalité - ou presque - des salaires, qu'on soit policier, cadre de haut niveau ou journalier, est abolie. D'ici la mi-août, les entreprises cubaines ont reçu ordre du ministre du Travail, après un décret adopté par le nouveau président Raul Castro, de revoir leurs échelles salariales en fonction de critères étrangers au castrisme: plus de salaire aux plus productifs, aux plus stratégiques, et moins à ceux qui occupent un emploi à faible valeur économique ou sociale, ou qui se pogne le beigne.Cuba, bientôt capitaliste? Faut pas rêver. Marx ne s'opposerait pas à cette nouvelle mesure, puisqu'il voyait dans le socialisme, que chacun reçoit selon son travail. De plus, le système actuel, a reconnu le régime, a favorisé la corruption et la médiocrité. Le gouvernement a perdu le contrôle sur les réflexes de la débrouille des Cubains, qui ont vu leur pouvoir d'achat réduit de moitié depuis la chute de l'empire soviétique. Alors, pourquoi travailler plus, pour rien de plus, quand le marché noir permet en fin de s’acheter du poulet ou du savon?

Éric Grenier est chroniqueur et rédacteur en chef du Magazine Jobboom.
eric.grenier@jobboom.com
514-871-0222, poste 2287.
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