05/09/08Fiou! La fin du monde évitée
Non, mais, on n'imagine pas les menaces qui planent sur nous. Heureusement qu'il y a des professionnels de la science pour nous éviter ce qui est arrivé à Homer Simpson dans cet épisode.
Avantage Ontario
Officiellement, l'Ontario est en récession. Officiellement, le Québec n'est pas en récession. Donc, ça va mal en Ontario. Mais pas au Québec.
Peut-être, mais seuls les statisticiens peuvent en conclure ainsi. Parce que dans la réalité, sur le plancher des vaches, chevaux, chiens et chats, bref, dans le quotidien du monde en chair et en os, ça va beaucoup mieux en Ontario qu'au Québec. Les dernières statistiques sur l'emploi, sorties il y a quelques minutes, démontrent que le marché de l'emploi au Québec n'est pas en panne, il a carrément une gueule de récession. Alors qu'en Ontario, sans parler de période faste, mettons que ça va pas si pire, style petit train va loin. Alors, depuis 1 an: Chômage Québec: Août 2007: 6,9% Août 2008: 7,7% Chômage Ontario: août 2007: 6,6% août 2008: 6,3 % Taux d'emploi Québec août 2007: 61,1% août 2008: 60,5% Taux d'emploi Ontario: août 2007: 63,5% août 2008: 63,5% Taux d'activité Québec: août 2007: 65,7% août 2008: 65,3% Taux d'activité Ontario: août 2007: 67,9% août 2008: 67,7% Alors, qui est en récession? Le Québec ou les lunettes roses de Sam? 04/09/08Et les Expos, tant qu'à y être?!?![]() Vraiment désespérant la proposition du wannabe maire Benoit Labonté de recréer une Expo 67 pour 2020. Je n'ai rien contre les idées de grandeur, il en manque cruellement au Québec depuis une vingtaine d'années même, frileux et peureux que nous sommes devenus depuis le fiasco olympique et Mirabel. Revenons-en! Mais celle-ci, franchement, traduit un manque d'imagination consternant. Une autre manifestation de la nostalgie maladive de certains baby-boomers (quoique Labonté est aux limites de cette génération), qui ne trouvent rien de meilleur que de ressasser leurs plaisirs d'enfance. Faire une expo universelle pour remettre Montréal sur la map? Ça fait tellement 20e siècle comme réflexe. Une idée simple, pour esprit simple qui ne peut que donner des résultats simples. Les grands machins du genre, comme les Olympiques, s'il fut un temps où effectivement, permettaient à une ville, un lieu de se donner un élan, de la grandeur, de s'ouvrir au monde, de se développer, servent aujourd'hui à autre chose. Ils servent plutôt à témoigner qu'un lieu a atteint de la grandeur, qu'il a déjà de l'élan, qu'il est maintenant un coin important et inévitable du monde. Les olympiques de Barcelone, les expos universelles de Saragosse et de Séville n'ont pas donné naissance à cette Espagne moderne, prospère et grouillante. Ils ont eu lieu parce que l'Espagne ÉTAIT DÉJÀ moderne, prospère et grouillante. Idem pour les derniers Jeux à Beijing. La Chine n'avait pas besoin de ça pour devenir ce qu'elle est déjà. C'était juste une pétarade pour dire au monde entier: Regardez-nous comme on est bon! Montréal n'a pas besoin d'être connu du monde, elle l'est. Elle n'a pas à s'ouvrir sur le monde, elle l'est. Mais elle manque de souffle, de direction, et un peu de personnalité. C’est ce que Gilbert Rozon a tenu à déplorer au Devoir. La machine est belle, elle fonctionne pas pire, elle roule bien, elle a de beaux avantages, mais il manque un je-ne-sais-quoi pour lui faire profiter de son plein potentiel. De toute façon, plus besoin de ces patentes à gosse internationales. Sans elles, Seattle, San Francisco, et Boston sont devenues ce qu’elles sont. C’est-à-dire, ce que Montréal veut, et peut devenir. Comme le dit Rozon, un carrefour de création prospère et incontournable. Avec déjà des présences aussi fortes que le Cirque du Soleil, EA, Ubisoft, Bombardier, la Caisse, l’OSM, CGI, SNC-Lavalin, les chefs Picard et Laprise, etc., les Arcade Fire, The Stills et autres, il y a une bonne base sur laquelle construire. Alors, s.v.p. M. le wannabe maire, si jamais vous obtenez la grâce de succéder à Gérald Tremblay, investissez les sommes colossales d’une telle aventure ailleurs. Avez-vous fait le trajet les yeux ouverts du centre-ville à Dorval-Trudeau? Comme disait un spécialiste de l’image des villes, de passage dans votre ville, il croyait débarquer au Kazakhstan. On peut être mieux que le Kazakhstan. 03/09/08Sarah Palin est-elle un homme ou une femme?![]() Voilà, c'est fait, John McCain va devoir larguer sa colistière, Miss Alaskian Tropic elle-même, Sarah Palin. Un scandale sexuel, un autre, la touche de plus près. C'est que, voyez-vous on s'interroge dans le monde francophone sur son identité sexuelle: est-elle UN gouverneur, UNE gouverneur, ou UNE gouverneurE? Problème considérable chez nous au Magazine Jobboom, nous qui avons à traiter des sujets d'ordre professionnel, quand vient le temps de féminiser les noms de fonction ou de profession. Tous les grands ecclésiastiques des grandes Églises linguistiques du monde francophone ne s'entendent pas. Dans le blogue Sauce Piquante du quotidien français Le Monde, le débat fait rage, avec le Québec, champion de la féminisation outrancière, pris à témoin. Mon commentaire favori: Le bon sens serait de laisser l’usage s’implanter et de valider après quelques années le choix préférentiel des locuteurs. Mais c’est trop simple. Il faut réglementer et légiférer, soit au nom de l’esthétique ou de la tradition, soit au nom de l’égalité et du modernisme. Voilà, c'est dit. Mais certains reprocheront à cette suggestion d'être trop d'inspiration anglo-saxonne. Donc, ce commentaire, serait, par extension, un anglicisme... (La photo date de 1984, quand elle a été Miss Wasilla.) Nous prend-on pour des pieuvres?Chaque chose en son temps et les moutons seront bien gardés (ou quelque chose du genre…), veut le dicton. Or, cette sagesse n’est plus in. Elle est complètement out. Elle a été remplacée par un concept aux abords plus modernes : le multitâche. Comme il n’y a plus de temps pour rien, tout doit être fait simultanément. Ils se pensent finfinauds, les premiers gestionnaires à avoir utilisé le terme multitâche pour décrire une façon de travailler qui consiste à tout faire en même temps, croyant l’avoir inventé. Une pratique qu’ils ont depuis imposée à tous les employés. Un peu comme Al Gore qui jure avoir inventé Internet. Le multitâche, ce n’est qu’une variante humanoïde des premières technologies informatiques. Il est né il y a presque un demi-siècle avec l’arrivée des ordinateurs et désignait la capacité des machines à effectuer plusieurs opérations à la fois. Là où ces gestionnaires ont pris de l’avance sur la technologie, c’est en greffant à l’humain une faculté dévolue normalement à des machines. En voulant faire exister le cyborg, ce rêve fou d’incorporer l’ordinateur à l’humain, avant même qu’il soit inventé. Vous connaissez sûrement l’ancêtre du cyborg : Steve Austin, l’Homme de six millions de dollars! Mais on en est encore loin, à peine arrive-t-on à faire une greffe de cheveux qui tienne la route. N’empêche, les employeurs exigent maintenant que nous soyons capables à la fois de parler au téléphone, d’écrire un courriel, de répondre verbalement au supérieur glandant debout derrière nous, de signer une procuration, d’avaler notre soupe tonkinoise, de consulter le serveur à la recherche du document perdu, d’assister à une réunion, de trier nos déchets, de suivre une formation continue baladodiffusée et de participer à la collecte de sang de la compagnie. Le tout, dans la même seconde infinie. Si le multitâche a su s’imposer si largement, c’est parce que, comme le veut un autre dicton, le temps, c’est de l’argent. Et il n’y a plus que l’argent qui compte. Exit les choses bien faites, les produits bien ficelés, les services bien rendus. Ce qu’il faut, c’est encaisser le plus possible. Dans un univers où le temps est limité, le multitâche est donc tout indiqué. Erreur grave. Car une étude financée par Hewlett-Packard et dirigée par l’Institut de psychiatrie de l’Université de Londres en 2005 arrivait à la conclusion que le multitâche rend crétin. Les travailleurs distraits par les courriels et les appels téléphoniques affichaient un QI deux fois plus amoindri que les fumeurs de pot. Bref, si vous voulez du travail bien fait, embauchez Polo des Frères à Ch’val plutôt que le geek à lunettes dépendant affectif de ses gadgets technos. Pire que de nous abrutir, le multitâche nous rend fous : les employés les plus exposés aux multitâches éprouvaient à peu de chose près les mêmes symptômes que dans les cas graves de trouble déficitaire de l’attention (TDH), a constaté le Dr Edward Halloway, un psychiatre renommé aux États-Unis dans le traitement de cette maladie. Stress, accès de colère et d’agressivité, impulsivité et désorganisation sont autant de jolies choses attribuables au TDH et, maintenant, au multitâche… Cette folie nous mène tout droit à la catastrophe, à la fois sociale et économique, jure Maggie Jackson, chroniqueuse Carrière au Boston Globe, dans un ouvrage récent, Distracted: The erosion of attention and the coming dark age (Distrait : l’érosion de l’attention et l’arrivée prochaine d’un âge des ténèbres). Alors que notre civilisation se dirige pleinement vers une économie du savoir, l’incapacité des individus à se concentrer sur une seule tâche à la fois érodera nos chances de réussite dans un monde complexe, en constante évolution. Déconcentrés par les tâches simultanées, nous n’avons plus la capacité de penser. De toute façon, le multitâche n’a rien de productif : un «travailleur du savoir» moyen est distrait par un changement de tâches toutes les trois minutes. Et ça lui prend une demi-heure pour reprendre là où il avait laissé. C’est du moins ce qu’a constaté Gloria Mark, une importante chercheuse dans le domaine de l’intégration des technologies de l’information aux milieux de travail de l’Université de Californie. C’est Lord Chesterfield, un vieux sage du XVIIIe siècle, qui serait heureux de l’entendre, lui qui a écrit dans ses correspondances avec son fils : «La capacité de garder son attention de manière ininterrompue est une preuve sûre d’intelligence supérieure; la précipitation et l’agitation sont les signes incontestables d’un esprit faible et frivole.» (Chronique L'heure supplémentaire, Magazine Jobboom août 2008) 02/09/08Message au futur premier ministreÇa, c'est un premier ministre! De Agence France-Presse (Moscou) Des photos de l'événement.
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