16/09/08Les artisses...Comme le disait si bien Louis Morissette à propos des dénonciations d'artistes contre l'abolition de certains programmes d'aide à la culture lors des Gémeaux dimanche dernier, «une fois, c’est correct, mais 12... Disons qu’on avait compris.» Chaque fois, ça m'a fait changer de poste, puis finalement, je suis demeuré à TQS où sévissait pour mon plus grand plaisir La tour infernale, un classique du cinéma-catastrophe. ![]() Y a-t-il un chrétien dans son salon au Québec qui ignorait que ces compressions budgétaires (qui serviraient à financer la tournée de la flamme olympique au Canada en 2010 selon le collègue Cassivi de La Presse), peinaient nos artistes? Fallait-il ennuyer une soirée comme celle-là, pour une décision peut-être déplorable, mais quand même pas cruciale? On ne parle quand même pas de l'abolition du service français de Radio-Canada, même pas de la fin des programmes de crédits d'impôt pour la production en cinéma et en télévision. Cela dit, dans un si petit marché que le Québec francophone, vrai que seules les lois du marché ne sont pas suffisantes. Un chanteur américain très talentueux, dont le style de musique inspirera toute une génération de nouvelles vedettes, mais qui ne «pogne pas» auprès du grand public (on peut penser à Brian Eno, par exemple, sans qui U2 ne serait pas U2) ne vendra que 200 000, peut-être 500 000 disques. Mais il sera quand même riche. Au Québec, une méga star vend 100 000 disques. D'où, dans une certaine mesure, le besoin d'un soutien de l'État. À lire, notre dossier Paresseux les artistes, paru dans le Magazine Jobboom de août 2005.
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