01er Mai 2009Les pauvres patrons
Après avoir picossé les autoproclamer leaders prolétaires, par souci d'équité, je me dois de me faire la mouche du coche avec nos patrons et leurs porte-paroles.
Dans sa chronique publiée aujourd'hui sur Canoë, Nathalie Elgrably-Lévy, économiste sénior à Institut Économique de Montréal, dénonce ce qu'elle appelle «la politique de l'envie». Elle compare l'opposition d'aujourd'hui aux revenus indécents de certains dirigeants d'entreprises aux chasses aux sorcières du Moyen-Âge. Les comparaisons sont toujours boiteuses... Là où je la rejoins cependant, c'est dans de possibles lois qui réglementeraient les salaires des patrons. C'est ridicule. Seules les performances et la concurrence entre candidats doivent primer. Mais elle a tout faux lorsqu'elle affirme que «la rémunération de la quasi-totalité des dirigeants fait l’objet d’ententes privées entre deux parties consentantes.» Il est là le problème dans les grandes sociétés cotées à la bourse. Les parties sont justement, trop consentantes. Un copinage dans lequel bien des salaires sont déterminés non pas en fonction des talents, du travail et des résultats, mais en fonction d'amitiés réciproques, qui, d'un CA à l'autre, on se renvoie l'ascenseur. Au détriment des actionnaires, et des travailleurs. Pour elle, un salaire moyen de 12,8 millions de dollars n'est que le prix de la compétence de ces gens? Vraiment? Je vous invite à me lire dans cette chronique dans laquelle j'essai de démontrer que si les salaires n'étaient que le reflet de la compétence, bien cette compétence ne vaut pas cher la tonne. Puis, pauvres PDG, ils sont les nouveaux prolétaires face à ces «artisses» qui gagnent 10 fois, 20 fois, 1000 fois plus qu'eux. Elle cite en exemple Oprah. C'est juste que la richesse de la madame est le fruit des revenus que son unique personne rapporte. C'est pas la même chose du tout. Et puis, comment expliquer qu'on remercie le PDG de AbitibiBowater d'avoir mené sa société à la faillite en haussant son salaire de 100%, avec une prime de départ de 17,5 millions de dollars US? Pendant ce temps, la société papetière a déjà suspendu les 28 millions de dollars canayens en indemnités de fin d'emploi dont elle avait convenu en début d'année avec les centaines de travailleurs d'une usine à Terre-Neuve, fermée en mars. Quant on exige des sacrifices à ses employés, et qu'en retour, on se signe des petits pactes entre amis en haute direction, ce n'est pas faire preuve de jalousie de le dénoncer. C'est faire preuve d'éthique. Je vous reviens avec une chronique sur le sujet la semaine prochaine. Commentaires:Commentaire de: Hugues Tremblay
C'est une réalité. Dans la vie, on a tendance à recommander nos amis, des anciens collègues avec qui on a apprécié travailler et sur qui on sait que l'on peut compter. Quelques fois on fait des erreurs, mais le plus souvent, en choisissant quelqu'un que l'on connait, on prend la bonne décision. Plus souvent que dans les cas où on a choisit quelqu'un à partir d'un cv et dont on ne connait pas grand chose finalement. C'est vrai au à tout les niveaux de toutes les entreprises.
Or, pour être admis dans les cercles des hauts dirrigeants d'entreprise, il faut, en général, gravir les échelons, les côtoyer ses gens, participer aux activités sociales qu'ils affectionnent, etc. Et pour ce faire, il faut mettre de l'énergie. C'est gens sont en mode réseautage 24h sur 24! Et le pire, c'est que si on met l'énergie nécessaire, ce n'est pas garanti que le résultat sera là. C'est comme les joueurs de hockey. Pour chaque joueur de hockey dans la LNH, combien y en a-t-il qui ont mis les efforts nécessaires mais à qui il manque un petit qqchose, qui ne se feront jamais recruter? Donc, on fait un choix. Je choisi mes objectifs de vie, de travail, etc. J'ai pas le goût d'aller passer mes vacances en compagnie d'un client. J'ai pas le goût de passer mes soirées dans des cocktail charitables et si j'y suis, j'ai pas le goût de serrer les mains à tout le monde. Mon job, ne me permettra jamais de faire des millions de $, mais, pour ce que ça me demande, le salaire est bon et je ne me sent pas lésé. Si on accepte de travailler pour X$ par année, il ne faut pas envier les conditions d'un autre. Deuxièmement, les dirrigeants d'entreprises sont payés pour prendre des risques. Certains les calculent mieux que d'autres, mais c'est quand même ça le job. Or, un dirrigeant qui n'a pas de clause parachute n'osera jamais prendre de risque. Pourquoi le ferait-il? S'il prend un risque et qu'il se trompe, il perd sa job. S'il n'en prend pas, l'entreprise ne progresse pas...ou même périclite. Il faut donc que les conditions d'embauche lui permette de prendre ces risques sans avoir à se demander ce qui lui arrivera demain matin. Commentaire de: Gilles Tremblay
C'est davantage des contacts qu'on "achète" avec ces grands connétables que de la compétence. En fait, bien souvent, les patrons ont horreur de la production (trop technique), c'est pourquoi ils préfèrent la direction: dire aux autres quoi faire, assembler les compétences (que souvent ils n'ont pas eux-mêmes; trop compliqué et long à développer) pour réaliser le produit final. Plus le boss est "bon", moins il y a de dossiers sur son bureau. Tout se fait par la parole, le moins possible d'écrits, et encore moins de calculs. La paperasse et le technique sont délégués.
Il faut aussi aimer les réunions, les discussions, l'entregens, le pouvoir et l'argent. Il faut aussi avoir un ego à toute épreuve pour continuer, même quand on a foiré le dernier coup. Et il faut de la stratégie, car il y a toujours quelques patrons en devenir qui essaie de leur piquer leur poste, d'où les primes d'embauche et de séparations. Ah, oui. Il parait aussi qu'ils ont du leadership....des fois. Commentaire de: Réjean Asselin
Madame Elgrably n'a aucune crédibilité a mes yeux . Elle est le porte- parole du Conseil du Patronat comme tout ceux et celles qui travaillent a cette Institut Pathétique de Montréal !
La majorité des présidents de grosses entreprises qui partent avec un magot démesurée sont en fait limogés pour incompétence mais cela est toujours fait de façon hypocrite par l'entreprise elle même. De façon hypocrite et insultante pour les nombreux travailleurs qui perdent leur emploi a cause de ces incompétents . L'entreprise privé atteint des sommets de gestes irresponsables et injustifiables depuis des décennies , mais nos chantre de la libre-entreprise préfèrent s'en prendre aux gens sur le BS et aux syndicats . Regardons de près tout les scandales reliés a des petits affairistes autant a la ville de Montréal qu'au gouvernement du Québec . Il n'y a pas beaucoup de gens sur le BS et de personnes syndiqués dans le lot ! Commentaire de: Jocelyn Ouellet
Bonjour,
Comme l'explique bien Hugues Trembaly dans son commentaire, être patron c'est un travail de longue haleine avant de pouvoir entrer dans la haute gamique... Mais une fois que vous y êtes installé et que vous pouvez contrôler tous les conseils d'administration avec vos petits amis c'est le gros party!!! Les patrons entrent alors en orbite, ils vivent au-dessus du commun des mortels et sont indélogeables qu'ils soient efficaces ou non... John Weaver cité par Eric Grenier en est un excellent exemple. Lors de l'acquisition de Donohue par Abitibi-Consolidated, c'est Weaver qui a réussi a prendre la direction au grand dam de Péladeau qui aurait bien voulu que ce soit Michel Desbiens l'ancien PDG de Donohue. Péladeau, l'heureux homme, a alors retiré toutes ses billes de l'entreprise anticipant avec raison ce qui allait arriver... On peut trouver chère la prime de départ de Weaver, mais à mon avis on devrait surtout lui reprocher d'avoir été faite 8 ans trop tard... Commentaire de: Jean-Claude St-Yves
Le monde des patrons a plusieurs facettes, dépendament de quelle boite il s'agit. Mais ce qui nous occupe sont les grosses boîtes.
Une société qui est sous la loi de la protection contre ses créanciers, donc au bord de la faillite, qui ne paie plus ses fournisseurs se permet de payer 17.1 millions de $$$ à un ancien cadre que Bombardier avait rendu multi-millionnaire en plus de lui payer une pension à vie de plus de 700,000$ par an qui s'est retiré en fin de 2008. Le Bon Gouvernement du Québec lui consent un prêt qui ne sera jamais remboursé pour lui permettre de continuer à opérer. Ce parvenu d'ancien dirigeant incompétent vient à lui seul de l'accaparer de près de 18% du dit prêt de 100 millions de $$$. C'était dans le protocole d'entente de 2008 comme dirait un haut-fonctionnaire tiré à 22 épingles dorées 24 carats! En l'an 2000, les riches que l'on peut qualifier de patron possédaient la quasi-moitié de la richesse mondiale. De plus, ils envahissent de plusen plus notre vie quotidienne par les bidules que leurs sociétés nous vendent. Mais avec la crise, la bulle a explosée et le château de cartes s'est effrondré, enrichissant d'avantage ces arrivistes, parvenus à une richesse éhontée par une cupidité sans scrupule. On voit présentement une compagnie pharmaceutique s'enrichir à l'échelle planétaire grâce au vaccin Tamiflu, totalement impuissant contre la grippe A H1N1 qu'elle a peine à produire tellement la demande est énorme, ce vaccin étant périmé. Pendant ce temps, les gens aussi apeurés que sourds n'écoutent pas les scientistes qui disent que le vaccin contre cette grippe ne sera disponible que dans 4 à 6 mois. C'est Donald Rumsfeld qui est heureux de voir son grand succès avec le vaccin Tamiflu, innefficace, dispendieux et périmé et n'en finit plus de compter ses sous qui entrent dans ses coffres au container. Les médias, pendant ce temps chantonnent aux 15 minutes les statistiques des atteinds et des décès comme au temps de la grippe aviaire créée par le même laboratoire pharmaceutique qui a créé le virus de la grippe porcine rebaptisée A H1N1. L'Égypte, tellement dupée dans cette saga, a fait abattre tous les porcs sur son territoire alors que cet animal n'a absolument rien à voir avec ce virus! Quel beau monde celui de la cupidité qui contrôle presque la moitié du Monde des Affaires! Commentaire de: Jean-Claude St-Yves
Une chose bien simple que je me demande: C'est absurde, mais pourquoi si Wal-Mart baisse ses prix tous les jours, rien n'est encore gratuit dans ses magasins?
Commentaire de: François Cormier
@Jean-Claude St-Yves,
Parceque Wal-Mart ne baisse pas ses prix. Commentaire de: Jean-Claude St-Yves
@ François Cormier,
Vous avez raison, Wal-Mart est un petit comique. L'été dernier je cherchais un téléviseur pour un ami. Je suis allé chez Wal-Mart et j'ai trouvé un téléviseur de 27" à 199.95.00$. À l'entrée du département on annonçait un téléviseur à 169.99$, 27". Je n'ai jamais trouvé celui à 169.99$. Si je comprends bien la stratégie de Wal-Mart, ils attirent le client dans la rangée et il se dit que finalement sans trouver l'aubaine qu'il cherchait, il n'aura pas mieux ailleurs. Mais s'il savait comme il se trompe! Je suis allé dans un autre magasin dans un autre Centre d'Achats et figurez-vous que j'ai trouvé un téléviseur 27" justement à ce prix de 169.99$ avec les mêmes fonction que celui à 199.95$. J'ai donc acheté le téléviseur pour mon ami qui en dispose encore aujourd'hui et il fonctionne très bien. Alors pour les gens qui pensent faire des économies chez Wal-Mart, ça rigole moins! Laisser un commentaire:
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