08 Mai 2009Éthique: de mal en pis
Je sais que Mongrain en parlait dans son blogue en vue de son émission d'aujourd'hui, mais les histoires d'éthique se bousculent à un rythme effréné. Dernière en lice: le cas Weaver, à AbitibiBowater. Alors que l'entreprise n'avait même plus assez de liquidité pour payer son bill de câble (j'exagère, mais pour les besoins de la démonstration), la direction de l'entreprise s'est dépêchée il y a quelques semaines afin de vider ce qui restait dans la petite caisse pour «féliciter» son PDG John Weaver de l'avoir poussée à la faillite avec une prime de 17,5 millions $.
B-R-A-V-O Ce n'est pas illégal, ça ne contrevient à aucune règle écrite, mais grand dieu que c'est non éthique et immoral. On parle, comme Mongrain, beaucoup des manquements éthiques du secteur public, et pour une raison: ils sont impossibles à cacher, tout est public. Facile, alors, de déterrer ces histoires pour les journalistes. Dans l'entreprise privée, par contre, c'est plus difficile, mais pour chaque Weaver, combien d'autres cas de manque d'éthique semblables? Que faire alors? Plus de réglementation? Pas sûr, il y en déjà un char et une barge, de règles, et pourtant, on trouve toujours le moyen d'en contourner l'esprit. En primeur alors, comme réponse à la question, ma chronique qui sera publiée dans le Magazine Jobboom la semaine prochaine. Elle a été écrite il y a 2 semaines. Ère éthique Commentaires:Commentaire de: antoine pierpont
Vous avez tout à fait raison de dénoncer la multiplication de ces manquements à l'éthique, à un respect minimal de l'autre et de l'argent des autres.
Il y a toutefois un fait qui me gêne, malgré les fraudes inimaginables commises par les "gens d'affaires", le secteur ""privé"" (à coups de centaines de millions , voire de milliards de $ ...ex: Madoff ) et bien ce sont les hommes politiques et le public qui écopent davantage au niveau de la confiance..... Comme vous le soulignez aussi le bien commun a cédé la place à la recherche du profit personnel avant tout... ("greedy"", cupidité) à mon avis tout cette cupidité et recherche du bien personnel avant le bien commun, des droits individuels avant les droits collectifs... va de pair avec le triomphe de la Charte des droits qui fait passer le droit de l'individu avant celui de la collectivité... qui fait passer le multiculturalisme avant la culture nationale... le nouvel arrivant à tous les droits... pas question que la collectivité qui l'accueille lui demande de s'intégrer, de respecter une langue commune, de respecter le statut accordé aux femmes dans cette nation.... etc... il y a un "esprit du temps" où l'individu à tous les droits et le "collectif" tous les torts... tentez de construire une société avec cela.... Commentaire de: clement goulet
antoine a raison avec son commentaire; BRAVO.
La charte est interprété pour manipuler la grande majorité du peuple au détriment de quelques individus; complètement illogique. Je crois qu'à la création de cette charte, on pensait que ce serait le contraire. Cette charte (créature de Trudeau) devrait être aboli ou modifié car on s'en va sur le diable avec ca. Nos politiciens, de par l'essence même de leur job, doivent être honnêtes et intègres à 100%. A voir leurs agissements et leurs manques d'éthique; ils ne sont pas mieux que les autres humains, pire parfois. C'en est pathétique. Commentaire de: Gilles Tremblay
Excellente réflexion sur la multiplication des manques à l'éthique.
Au delà des vols purs et simples perpétrés aux plus hauts niveaux, des magouillages dans l'attribution des contrats, et des règles gouvernementales tellement flexibles qu'on s’interroge à savoir si elles en sont, voilà qu'on se demande s’il ne s'agirait pas que de la pointe de l'asperge, comme dirait l'autre. La réflexion est justifiée, il n’y a pas à en douter. Mais n’allons pas trop vite en besogne; ce dont il est question depuis quelques semaines, c’est de l’éthique au plus haut niveau de la société. Pas des commis d’entrepôt ou des livreurs de pizza. Ceux qui dirigent ont davantage de responsabilités car, étant sous les feux de la rampe, ils projettent l’image de la société dans laquelle nous vivons. Et on ne me fera pas avaler l'idée qu'ils ont besoin d'un commisaire à l'éthique pour savoir reconnaitre une activité illégale ou immorale. Ne sont-ils pas les plus brillants de notre société? En tout ca, ils s'en vantent régulièrement... Si les simples citoyens ont l’impression de se faire organiser par les élus, les dirigeants d’entreprise et la haute fonction publique, difficile d’espérer qu’ils demeurent intègres à leur tour. C'est curieux, mais ça me rappelle la fable de Jean de LaFontaine « Les animaux malades de la peste ». Reste à espérer que, comme dans la fable, ce n'est pas l'âne qui va payer pour tous les autres. En tout cas, j'imagine que tout le monde a droit à la rédemption..... Commentaire de: Jean Delisle
Il y a 33 ans le PQ est venu au pouvoir alors que l'honnêteté et l`intégrité des Libéraux de l'époque étaient fortement mises en doute surtout à cause du patronage qui était la norme de l'époque. Le PQ avait fait le ménage dans tout ce gratin de patroneux sous le thème «gouvernement responsable».
Tant qu'aux libéraux fédéraux ils ont été jusqu'à frauder le gouvernement et la population en rajoutant par dessus le scandale des commandites. Faut-il s'étonner que la même «norme libérale» de «roger bon temps» soit appliqué dans les FIER, à la ville de Montréal et dans les syndicats ? Pas du tout. Plus ça va, plus c'est pareil. Laisser un commentaire:
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