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Indice Jobboom de décembre: le meilleur de l’année

- 7 décembre 2012

C’est décembre, le mois de Noël, alors les chercheurs d’emplois du Québec reçoivent un cadeau: le meilleur Indice Jobboom de l’année. En décembre, il atteignait la cote de 58,7, une hausse de presque 20 points par rapport à sa moyenne automnale, pour cette mesure de l’état de santé du marché de l’emploi.

Nouvelle image

Ce grand pas en avant est directement attribuable aux spectaculaires données de l’emploi de novembre. Selon Statistique Canada, le Québec a ajouté quelque 18 000 emplois en novembre. Mais le chiffre qui retient davantage l’attention, c’est l’ajout de 46 000 postes à temps plein, un phénomène contre-balancé par la disparition de 28 000 à temps partiel.

Le taux de chômage en novembre a peu régressé par contre, même s’il atteint un seuil de plusieurs mois à 7,7%. C’est que les Québécois ont senti le vent tourner sur le terrain, et nombre d’inactifs sur le marché du travail ont rejoint les rangs des actifs. Bref, en gros, c’est une excellente nouvelle.

L’Indice Jobboom permet de constater que l’optimisme en matière d’emploi prévaut dans plusieurs secteurs, ce qui traduit une certaine solidité. Ressources naturelles, services publics (Hydro, Bell, et Gaz Métro, par exemple), commerce, finances, services professionnels et scientifiques, ainsi que soins de santé figurent parmi les secteurs vigoureux. Le secteur des administrations publiques aussi affiche des gains appréciables, mais la machine qui permet de mesurer l’Indice Jobboom est aveugle aux signaux politiques. Et c’est là que l’homme, en l’occurrence moi, doit intervenir. Or, le budget Marceau, de même que les restrictions annoncées par le ministre des Finances fédéral, Jim Flaherty, laissent entrevoir peu d’occasions d’embauches dans le fonctionnariat provincial et fédéral. Donc, nous l’excluons des secteurs avec élan.

Cela dit, ne partons en peur. À 58,7, l’Indice Jobboom pour le Québec demeure en zone neutre (plutôt que négative), qualifiée de Passable seulement. De plus, même si le son des bretelles gouvernementales qui pètent fait vibrer toute la colline parlementaire à Québec, j’invite les propagandistes péquistes à un peu de retenue. La plupart des mesures économiques (pour le peu qu’il y en a) de ce gouvernement ne sont pas encore en vigueur. N’en tirons pas de conclusion pour le moment.

En Ontario, la situation de l’emploi progresse, puis régresse, puis progresse à nouveau d’un mois à l’autre. Cela donne une marche en surplace, ce que démontre un Indice Jobboom pour l’Ontario en très faible hausse, à 14,3, à peine 3 points de plus que le mois dernier.

L’Indice Jobboom est une prévision de la force de l’emploi pour le mois courant, calculée par rapport aux dix dernières années, et à partir des données de l’Enquête sur la population active, de Statistique Canada. Plus l’Indice est fort, c’est-à-dire près de 100 %, plus le marché de l’emploi est favorable. À moins de 50, il est «défavorable». Entre 50 et 75, c’est «passable». Entre 75 et 90, il est «favorable», alors qu’à plus de 90, il est «excellent».

La mafia a le dos large…

- 6 décembre 2012

et les contribuables les poches profondes.

Pourrait-on s’entendre sur un truc, s’il vous plait? Arrêter d’utiliser l’alibi de la corruption et de la mafia pour extorquer toujours plus d’argent des poches des contribuables.

Dernier exemple: ce matin, le sympathique chef syndical des policiers de Montréal, Yves Francoeur, défendait devant Paul Arcand à son émission matinale du 98,5 FM son opposition à l’abolition de la semaine de 3 jours pour certains quarts de travail. Un projet-pilote instauré en janvier dernier et qui aurait coûté en heures supplémentaires au SPVM quelque 2 millions de dollars. Face à ce coût, le corps policier ne veut plus poursuivre avec cet horaire au banc d’essai.

Son argument massue au policier? «On a donné des dizaines et des centaines de millions $ à la mafia, mais on dirait que le service au citoyen, ça, ce n’est pas grave.»

Ça devient un petit peu trop facile. Un partout au Québec depuis quelques mois, dès qu’un organisme, un syndicat, une entreprise, une association, une municipalité exige plus de fonds publics pour telle ou telle patente, on nous sert le plus sérieusement du monde cet argument: «Ouais, on a donné des millions à la mafia, on pourrait certainement investir dans notre patente…»

S’il est vrai que collectivement nous avons financé le garde-manger de quelques mafiosi par la grâce de la corruption et la collusion dans les marchés des contrats publics, ce n’est certainement pas une raison de flusher les deniers publics tous azimuts, aussi bonnes soient les causes. Si ton dernier argument est celui-là, c’est que tu n’as plus d’argument valable.

Vous connaissez le point Godwin? C’est le moment où un débat (n’importe lequel) se termine par des accusations de nazisme ou des comparaisons hitlériennes après avoir usé de tous les autres arguments. À partir de ce point, il n’y a plus de débat possible.

Il faudrait maintenant inventer un autre point de dérape argumentaire, appelons-le le point Pizzo. Quand tu n’arrives plus à convaincre la justesse du financement de ta cause, et que tu évoques le 3% à la mafia, c’est que tu viens d’atteindre le point Pizzo.