Autre province, autre problème de juge

eric.grenier - 3 septembre 2010

Nous avons nos propres problèmes de juges, comme j’en parlais ici. Au Manitoba aussi, la magistrature fait les manchettes. Mais, vraiment, mais alors vraiment, pour d’autres raisons.

À quand une commission d’enquête sur les moeurs de la magistrature manitobaine?

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La téléréalité des avocats

eric.grenier - 2 septembre 2010

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Deux avocats de la Commission Bastarache en mission humanitaire pour la recherche de la Vérité.

Nous sommes au Magazine Jobboom à vous préparer, pour notre prochaine édition, un reportage sur le monde de la télé et celui de certaines professions. S’il y a en ce moment une émission de téléréalité «professionnelle» qui cartonne autant que celle des Chefs (sur les chefs), c’est la Commission Bastarache, un genre de Big Brother sur le monde amusant des avocats. Des avocats qui accusent d’autres avocats, représentés par des avocats, dans une émission arbitrée par des avocats et animée par un avocat. Et je dirais même, chaque fois que je vois les bettes de Jean Lapierre et Bernard Roy à la télé, analysée par des avocats. Comme écosystème, on a déjà vu plus diversifié.

Et ce qui en ressort, c’est une honte à la profession. Par exemple, de la manière dont la procureure du gouvernement Suzanne Côté a traité le témoin Bellemare en début de semaine, il n’y a plus qu’un pas à franchir – et qu’on ne peut éviter de franchir – pour l’accuser d’être en service commandé pour le compte du citoyen Charest, plutôt que de représenter l’État comme l’en-tête de son chèque hebdomadaire l’indique. Mme Côté aurait eu avantage à imiter son collègue du Barreau, et à s’en tenir à la défense de son employeur officiel, en ce qui la concerne, l’État.

Le chef libéral et premier ministre Charest a déjà de toute façon devant cette «cour» de sa propre création, son défenseur, en Me André Dugas. Et le citoyen Charest, en celui d’André Ryan. Bref, elle est tellement mêlée dans tous ses pinceaux qu’elle confond désormais l’intérêt de l’État (donc, de vous et moi) à celui du parti Libéral et à celui de Jean Charest, l’individu. Des intérêts qui ne sont pas solubles les uns dans les autres, il va sans dire.

Jean Charest affirme la main sur le cœur que cette commission vise à s’assurer de la bonne crédibilité du système de nomination des juges. Ce qu’on constate, c’est davantage une stratégie militaire d’encerclement, par laquelle le citoyen Charest s’accorde tous les chapeaux possibles et imaginables afin de multiplier les fronts dans sa guerre personnelle contre le citoyen Bellemare. Aux frais des contribuables (si au moins, il en sortait un peu de sa poche…).

Il y a aussi toutes ces manigances procédurières de tous les clans, dont celui de Bellemare, qui vont rendre interminables les audiences de cette commission. Elles sont tout le contraire d’une saine gestion de la justice. Certains rétorqueront que la justice avec un grand J, ça n’a pas de prix.

Pourtant, une saine gestion n’est pas incompatible avec la justice. D’ailleurs, de plus en plus de juges, libérés de leur fardeau de représentation, mettent au pas quotidiennement leurs anciens camarades avocats qui ont toujours tendance à multiplier les procédures, et par le fait même, les heures facturables, tant devant les tribunaux civil, administratif que criminel.

Dans ce cas-ci, on n’est même pas au tribunal, mais seulement dans une commission d’enquête. Il n’y a pas à décider si on doit envoyer un prévenu à la potence. Et pourtant, à entendre les objections et les requêtes, les questions inutiles et répétitives de tous et chacun, on se croirait à Nuremberg en 46. Avec pour résultat, que les millions – vos millions – s’envolent comme feuilles à l’automne. Sans aucun mécanisme de reddition de compte. Et ça va s’empirer, avec la reconnaissance du statut de participant à Bellemare : tous ses frais de représentation (certainement plusieurs milliers de dollars par semaine) seront désormais remboursables par les contribuables.

En anglais, il y a une très imagée expression pour décrire ce cirque : the porks’ barrel. On se goinfre à vos dépens, publiquement et avec un sans-gêne désolant. Édifiant.

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La revanche de la génération X

eric.grenier - 1 septembre 2010

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La page couverture de l’édition d’août-septembre du Magazine Jobboom

Le dossier du Magazine Jobboom sur la génération X suscite de nombreuses réactions, notamment chez Jean-François Lisée. C’est qu’il s’agit de la première analyse de ce que sont devenus les membres de cette génération, dont on disait dans les années 90 qu’elle était sacrifiée. Sacrifiée par l’omniprésence de leurs aînés – les boomers – et par une succession de crises économiques. En particulier au Québec, où la récession de 1990-92 a laissé des traces jusqu’à l’aube de ce millénaire.

Qu’avons-nous découvert? Que la génération X en était une à «floraison tardive», pour reprendre la jolie image de Frédéric Têtu, prof de philosophie au cégep. Certes, ils ont connu un départ dans la vie adulte pas mal plus ardu que celui de la génération précédente. Mais persévérants, ils ont vaincu les obstacles un à un, et sont aujourd’hui, en meilleure posture professionnelle que les boomers quand ils avaient le même âge. Avec quelques bémols connus, tels des avantages sociaux, notamment les régimes de retraite, moins généreux à leur égard.

Cela dit, plusieurs boomers et plusieurs jeunes Y risquent de se reconnaître dans le portrait des X que nous avons dessiné. Surtout les plus jeunes des premiers, et les plus vieux des seconds. Comme plusieurs X ne s’y reconnaitront pas. Aussi, notre définition de la génération peut différer de la vôtre – nous l’avons limitée à la période de 1965-1975. Parmi toutes les définitions, fallait en choisir qu’une seule pour notre démonstration. Ça ne change rien au portrait global, du reste.

Bonne lecture et réagissez. Et n’oubliez pas notre page Facebook. Devenez fan!

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Le courriel provoque le réchauffement climatique

eric.grenier - 26 août 2010

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Une photo de chat dans un courriel, source inépuisable de pollution

Pour une pause, c’en était toute une! En effet, le Jobboomblog a connu de sérieux pépins mécaniques en début d’été, ce qui l’a laissé sur le bord du chemin pour une longue période. En fait, depuis ce temps-là, nonobstant quelques hoquets en juin. Mais le revoici en pleine santé, et prêt pour la rentrée et une longue vie.

Pour recommencer, une petite devinette: qu’est-ce que le dernier courriel que vous venez d’envoyer a à voir avec le réchauffement climatique?

Réponse: il y contribue. Et sérieusement en plus. Selon l’expert en stockage de données informatiques Matthew Yeager, envoyer un courriel avec un document attaché de 4,7 meg, c’est comme faire chauffer sa bouilloire électrique 17 fois.

Évidemment au Québec, la comparaison ne fait aucun sens, puisque notre électricité provient essentiellement de l’hydroélectricité. Mais aux États-Unis, où la majeure partie du courant provient de centrales au mazout, au charbon ou au gaz naturel, chaque watt utilisé force l’émission d’une bonne quantité de gaz à effet de serre. Et comme les serveurs informatiques sont de véritables ogres en électricité, et que les gros documents ont tendance à les faire pédaler plus vite, on comprend que chaque photo du minou qu’on conserve dans nos reply, c’est comme conduire un p’tit Hummer. Une chose bien inutile. Éliminez-le (le document, pas le minou) donc.

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He’s back! Et un peu de BP…

eric.grenier - 14 juillet 2010

Le He en question, bien c’est moi! Après une absence d’un mois et demi des suites d’un traitement médical anodin, mais qui m’a quand même mis hors combat pour toute cette période (et encore, ce n’est pas terminé, puisque je suis interdit de baignade pour une période encore indéterminée, ce qui est dramatique pour un gars qui dans son enfance, rentrait dans le lac le 24 juin, pour n’en ressortir que le 30 août suivant), me revoilà à la barre du Jobboomblog.

Comme dans toute épreuve, j’ai appris certaines choses essentielles de la Vie avec un gros V. Par exemple, que le système de santé au Québec marche! En fait, depuis plusieurs mois, avec les aventures de la paternité et ce léger incident de parcours, j’ai eu pas mal à me frotter au réseau de la Santé. En gros, tout ce qui j’y ai vu c’est compétence, rapidité, efficacité, dévouement, disponibilité, accessibilité. Sur ce dernier point, il y un bémol, puisque mon retour au boulot aurait pu avoir été plus hâtif si j’avais eu accès dès le premier jour - plutôt que deux semaines après – à une technologie, mais soyons magnanime. Car, si j’avais eu cette intervention quelques années plus tôt, la technologie n’aurait tout simplement pas existé, et je serais aujourd’hui et pour les trois prochains mois sur le carreau.

Question de reprendre le collier avec légèreté, abordons le cas de la marée noire du Golfe du Mexique et de BP. Grâce à la vidéo suivante, on comprend enfin comment la multinationale a géré la catastrophe. Via notre page Facebook à laquelle je vous invite à devenir fan.

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Travailleurs mutants

christine.lanthier - 18 juin 2010

Le portrait du travailleur québécois a changé considérablement au cours des huit dernières années. Si vous imaginez toujours un homme âgé entre 25 et 44 ans, l’Annuaire québécois des statistiques du travail 2010 a des nouvelles pour vous.

Ainsi, en 2009, les femmes sont devenues majoritaires dans l’emploi salarié, avec 50,1 % des postes. Une première depuis que l’on a commencé à compiler des statistiques à ce sujet, en 1976. Si elles demeurent légèrement minoritaires dans la population active (47,4%) – qui comprend les chercheurs d’emploi et les personnes occupées – et dans l’ensemble de la population en emploi (48,2 %) – qui inclut les travailleurs autonomes –, l’écart qui les sépare des hommes ne cesse de se rétrécir depuis 2001.

Les 55 ans et plus font pour leur part de grands progrès depuis 2001. De tous les groupes d’âge, c’est parmi eux que se trouve la plus forte augmentation de l’emploi, soit 76,1 % ! À titre comparatif, l’emploi n’a progressé que de 3 % chez les 15-24 ans, de 19,8 % chez les 45-54 ans et a même diminué de 2 % chez les 25-44 ans, qui forment traditionnellement le gros des personnes en emploi.

Par ailleurs, les travailleurs québécois sont de plus en plus scolarisés. Entre 2001 et 2009, la part des diplômés universitaires dans la population active a augmenté de 26,6 % tandis que celle des personnes sans diplôme a reculé de 15,2 %. Entre les deux, les diplômés postsecondaires ont vu leur proportion s’accroître de 19,3 % et ceux du secondaire, de 3,2 %.

Bon à savoir quand on cherche à recruter.

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Nettoyer les marées noires peut nuire à la santé

christine.lanthier - 15 juin 2010

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Parlez-en à Merle Savage, qui a participé aux opérations de nettoyage à la suite du naufrage de l’Exxon Valdez en 1989. En entrevue à Fast Company, elle affirme n’avoir reçu ni formation ni équipement protecteur à l’époque. Elle s’était attelée à la tâche sans savoir que respirer des vapeurs de pétrole brut pouvait être néfaste.

Ayant d’abord souffert d’étourdissements et de nausées, elle a cru qu’il s’agissait d’une grippe. Puis, les problèmes de santé plus sérieux se sont mis à déferler : cirrhose du foie (bien qu’elle ne boive pas), arthrite rhumatoïde, diarrhée constante et problèmes respiratoires. C’est en rencontrant une toxicologue spécialisée en pollution pétrolière qu’elle a fait le lien avec son état de santé et sa participation aux efforts de nettoyage.

En mai dernier, quatre pêcheurs louisianais recrutés par BP pour nettoyer la nappe de pétrole dans le golfe du Mexique se sont plaints de symptômes similaires à ceux qu’avait initialement ressentis Mme Savage (nausées, maux de tête, étourdissements et difficultés respiratoires). Ces travailleurs avaient reçu une formation, mais pas d’équipement protecteur ne serait-ce que des gants.

L’ironie, c’est que les pêcheurs locaux ont besoin de travailler pour BP depuis que la fuite de pétrole causée par l’explosion de la plate-forme Deep Water a contaminé les sites de pêche…

Selon un représentant de la Louisiana Shrimp Association, la pétrolière aurait refusé de leur fournir des appareils de protection des voies respiratoires sous prétexte que cet accoutrement communiquerait une image trop alarmante de la situation s’il venait à être montré aux nouvelles télévisées. BP aurait même menacé de congédiement les travailleurs qui s’aviseraient d’en porter.

Quoi qu’il en soit, c’est avec une étonnante désinvolture que le PDG de BP a attribué les malaises éprouvés à une intoxication alimentaire… Une hypothèse rapidement invalidée par un spécialiste des maladies alimentaires consulté par CNN. De son côté, un autre porte-parole de l’entreprise a affirmé que les analyses de la qualité de l’air effectuées par la pétrolière sur les sites de nettoyage n’indiquent pas que des appareils respiratoires soient requis.

Bien que les autorités américaines ne soient pas en mesure d’établir la cause exacte de ces malaises, elles ont avisé BP qu’elle sera tenue responsable des conséquences du désastre sur la santé des travailleurs.

À suivre.

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Le travail créatif préoccupe davantage

christine.lanthier - 10 juin 2010

Bien des gens rêvent plus ou moins sérieusement d’exercer un travail de création, que ce soit pour exprimer leurs talents artistiques ou encore pour le côté glamour.

Une étude publiée ce printemps par des sociologues de l’Université de Toronto pourrait toutefois en amener certains à reconsidérer ces aspirations.

Les conclusions :

Les travailleurs dont l’activité comporte un haut degré de créativité sont plus susceptibles d’être débordés et de devoir rester en contact avec le boulot en dehors des heures ouvrables, que ce soit par courriel, par messagerie texte ou par téléphone.

En conséquence, ils ont davantage de difficulté à concilier travail et famille.

Ces individus sont aussi davantage enclins à penser au travail lorsqu’ils n’y sont pas. Mais, fait intéressant, plusieurs affirment que ces pensées ne les stressent pas. C’est que, estiment les chercheurs, les gens qui exercent un métier créatif aiment que leur esprit soit occupé par le travail puisque ce dernier leur apporte un fort sentiment d’accomplissement.

Morale de l’histoire : pour vivre de la création, il faut être un peu bourreau de travail…

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Accueil mitigé pour les employés temporaires

christine.lanthier - 9 juin 2010

Deux études américaines citées dans Human Resource Executive Online viennent confirmer ce dont on se doutait déjà : les employés temporaires qui débarquent dans les organisations reçoivent souvent un accueil froid de la part du personnel régulier.

Selon l’enquête de la School of Industrial and Labor Relations de l’Université Cornell, l’arrivée de ces employés, recrutés par l’entremise d’agences de placement, alimente le sentiment d’insécurité chez les permanents, en plus de faire baisser leur satisfaction au travail. Pour atténuer cet effet, les chercheurs estiment que les employeurs qui ont recours à de la main-d’œuvre temporaire doivent communiquer clairement aux employés permanents que leurs postes ne sont pas menacés.

L’autre étude sur le même sujet, de l’Université de l’Arizona celle-ci, met plutôt en lumière le fait que les employés temporaires doivent être formés au travail spécifique de l’entreprise où ils aboutissent, tâche qui incombe en général aux employés permanents. Ces derniers voient alors leur charge de travail augmenter, alors qu’en principe, l’aide externe devrait alléger leur fardeau. Il s’en suit souvent un sentiment d’insatisfaction lié à la non-reconnaissance de cette charge supplémentaire.

Récemment, j’interviewais Michel Vézina, professeur au Département de médecine sociale et préventive à l’Université Laval et médecin-conseil à l’Institut national de santé publique du Québec, pour préparer une chronique sur le soutien social au travail. Il a évoqué au passage les problèmes qui peuvent survenir quand on mélange les employés de statuts différents.

Selon lui, les employés temporaires, disons les préposés aux bénéficiaires dans les CHSLD, sont souvent laissés à eux-mêmes puisque les permanents ne voient pas l’intérêt de les former. Les permanents se disent : cette personne peut repartir demain ou dans une semaine. Pourquoi prendrais-je le temps de tout lui expliquer? Résultat : les employés d’agence n’aident pas autant qu’ils le pourraient puisqu’ils ont une connaissance limitée du milieu.

Que faire alors ? Selon les chercheurs de Cornell, les employeurs devraient veiller à garder les deux groupes séparés. Ceux de l’Université de l’Arizona estiment au contraire qu’il faut organiser des événements où permanents et temporaires peuvent socialiser, afin de renforcer les liens. L’article de Human Resource Executive Online suggère aussi que les agences peuvent s’acquitter de la formation en collaboration avec les entreprises.

Chose certaine, avec la multiplication du recours aux employés d’agences de placement, il serait hasardeux de laisser aller les choses.

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Jobboom en Afrique du Sud

eric.grenier - 9 juin 2010

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La Coupe du monde de soccer, qui débute ce vendredi, devrait créer 435 000 emplois en Afrique du Sud. Mais la classe défavorisée craint de rester sur la ligne de touche.

Un reportage au pays de Mandela, de Simon Coutu et Valérie Duhaime en exclusivité Web sur le site de Jobboom.

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