Beaucoup plus de travailleurs autonomes

- 29 mars 2010

Le travail autonome au Canada a connu une forte croissance pendant les 12 premiers mois de la récession, rapporte Statistique Canada dans une étude publiée aujourd’hui. Entre octobre 2008 et octobre 2009, le travail autonome au Canada a augmenté de plus de 115 000, ou de 4,3 %. Parallèlement, l’emploi rémunéré a diminué de 480 000, ou de 3,3 %.

Est-ce à dire que le taux de chômage cache un nombre important de sans-emploi transformé en petit entrepreneur par la force de la perte de leur emploi? Pas vraiment répond l’organisme fédéral. En fait, une grosse partie des nouveaux chômeurs de la récession viennent du secteur manufacturier, ils sont souvent des hommes et dans la force de l’âge.

Alors que chez les nouveaux travailleurs autonomes, on note une forte présence des femmes, des plus de 55 ans et de travailleurs issus du secteur des services. «Ensuite, bien que la plupart des employés licenciés obtiennent de nouveau un emploi en relativement peu de temps, écrit Statistique Canada dans son communiqué, seule une faible proportion d’entre eux (NDLR: des travailleurs qui ont perdu leur emploi en 2009) deviennent des travailleurs autonomes dans les mois qui suivent la perte d’un emploi rémunéré. (…) Les travailleurs licenciés représenteraient un peu plus du tiers de ceux qui sont devenus des travailleurs autonomes au cours de la période.»

Autre fait spectaculaire digne de mention: près de la moitié des nouveaux travailleurs autonomes – 56 000 – proviennent du Québec. Rien pour le moment ne permet d’expliquer ce phénomène local. Cela peut cependant cacher une bonne nouvelle: le Québec qui traîne toujours de la patte en matière d’entrepreuriat (c’est un des mythes solides à propos du Québec, celui d’une patrie entreprenante, championne de l’entreprise familiale, alors que les Québécois créent, toutes proportions gardées, moins d’entreprises que les autres Canadiens), est peut-être en train de changer de cap.

Catégories: Générale

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1 commentaire

  1. bob dit :

    Eh oui. Ne pas s’Ă©tonner des casseroles qui retentissent.

    En outre, le deuxième problème gravissime, c’est que des psychologues diplĂ´mĂ©s finissent par vendre des chaussures, pour des cacahuètes, bousculant dans la case chĂ´meurs chroniques dĂ©finitifs des gens qui pourraient occuper ces emplois.

    Résultat : révolte violente annoncée + délinquance de ceux qui sont définitivement exclus.

    Le problème des “journalistes” c’est qu’ils ont tellement peur eux-mĂŞmes de perdre leur job, qu’ils n’osent mĂŞme pas parler de leurs conditions de travail et de rĂ©munĂ©ration. Le mensonge mĂ©diatique se trouve essentiellement lĂ  : la crise de l’emploi est gigantesque, mais tout le monde prĂ©fère regarder ailleurs.

    La psychologue, le traducteur ou l’informaticien, qui avaient un travail autrefois rĂ©munĂ©rĂ© dĂ©cemment, se retrouve Ă  ramper pour avoir n’import quel emploi.

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