Du travail, des emplois, des embauches…

- 2 février 2011

Demain, Jobboom lancera officiellement son guide Carrières d’avenir 2011, un livre que nous rééditons chaque année avec succès et qui traite des carrières les plus prometteuses au Québec pour les prochaines années. Du même coup, nous rendons publique notre enquête annuelle sur les perspectives d’emploi pour 2011.

Sans vouloir vendre le punch, je peux quand même vous affirmer que ce bilan fait état de très belles perspectives pour le marché du travail québécois cette année. En fait, 80 programmes de formation – tant au professionnel, qu’au collégial qu’à l’université – affichent des taux de placement de 100% ou presque. Il y en a même 28 qui ne suffisent tout simplement pas à la demande.

Nos données concordent parfaitement avec les récentes mises à jour d’Emploi-Québec quant aux prévisions pour les cinq prochaines années. Rien de moins que 740 000 emplois pourraient être à pourvoir, dont 240 000 uniquement grâce à la création de postes. Il s’agit à mon avis de prévisions conservatrices.

Elles trouvent aussi écho dans le sondage publié ce matin par l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés qui laisse entrevoir beaucoup d’optimisme chez les employeurs. Selon ce sondage, réalisé auprès de 485 membres de l’Ordre, dont la majorité travaille à l’embauche en entreprise, près de la moitié des répondants affirment que leur entreprise embauchera au cours de la prochaine année. Inversement, seulement 3% indiquent qu’au contraire, elle réduira ses effectifs. Selon l’Ordre, de telles données ne peuvent que pousser les salaires à la hausse, à un rythme supérieur au taux d’inflation.

Bref, le marché du travail québécois, qui a longtemps été une sorte de canard boiteux parmi les autres au Canada, poursuit son rattrapage entrepris à la fin des années 90, après des années de diversification économique. Tant en termes quantitatif que qualitatif, l’écart entre le Québec et le reste du Canada en matière d’emploi se rétrécit sans cesse, de sorte qu’aujourd’hui, et probablement tout au long de 2011 également, il fait désormais mieux être un travailleur québécois qu’ontarien. C’est pas rien.

Catégories: Nouvelles de notre monde

Abonnez-vous à cet article

17 commentaires

  1. elvince dit :

    J’espère que vous allez être moins dans le champs que les autres années. Parce que dire que l’informatique est une carrière d’avenir, c’est vraiment être dans le champs. Je vais donc rectifier d’avance une des erreurs que vous allez faire demain:

    Écoute, le jeune du secondaire, si tu penses aller en informatique, oublie ça. Y’a pas de place pour toi là-dedans. 90% de ceux qui travaillent dans ce domaine-là font 35 à 45 milles par année pour 60 heures/semaine. Ça fait 11-13 dollars de l’heure, aucun avantage social. Tu serais aussi bien d’être étalagiste chez wal-mart. Sans joke, chauffeur d’autobus pour la stcum, ça te tente pas? Sinon, plombier, c’est un bon job, y’a toujours quelqu’un dans la merde qui est prêt à te payer pour déboucher une toilette!

  2. hugostiglitz dit :

    Tous les gens avec qui je travaille, en informatique, gagne plus de $50000.00 par année. Et ils travaillent en moyenne… 37.5 heures par semaines. $25.00 de l’heure, c’est pas mauvais du tout.

    En bonus, ils travaillent tous dans un domaine qui les passionne. Pas certain que chauffer un autobus soit une passion…

    Je ne sais pas si c’est une carrière d’avenir, mais le constat d’Elvince est pas mal “dans le champ”.

  3. luckybeaulac dit :

    @elvince

    Vous trouverez certainement quelque chose de mieux ici:

    http://jobs.gc.ca

  4. alain887 dit :

    M.Elvince,l,informatique est sans aucun doute le marché de l’avenir,c’est a mon avis un domaine sans fin.Il faut sans doute mérité ses compétances,si l’on veut espérer un travail et un salaire intéressant!Je ne connais pas votre vécu,malheureusement,beaucoup trop de gens vise la tête,avant la base.Pour ce qu’il y a du jeune du secondaire,il ne connais rien encore de la vie,il doit faire ses expériences avant de prétendre a un travail et salaire décent.Le premier travail a faire dans la vie,commence par soi-même! Après coup,l’on en retirera un bénéfice énorme.Bonne chance.

  5. pierre-luc3200 dit :

    Quels genre d’emplois? La plupart des entreprises vont mettre à mot couverts que les emplois offerts seront pour la plupart des postes qui demandent 5 a 10 ans d’expérience. Techniquement, pour ceux qui ne sont pas déjà expérimenté selon les critères de ces compagnies qui n’investissent jamais dans la formation de nouveaux employés, cela n’avance à rien. Ce sont d’autres emplois parmi les centaines qui sont disponibles présentement qui sont inaccessibles. Ils nous restera toujours les emplois d’agents, de commis et d’adjoint sans permanence qu’on offre aux finissants universitaire et à ceux qui ont moins de 5 ans d’expérience à un salaire de 15$/h pour des diplômés avec baccalauréat…Un marché plutôt déconnecté…

  6. tanne300 dit :

    La seule bonne nouvelle que je vois dans tout çà est que les employeurs vont devoir se battre pour recruter et garder leurs employés dans un avenir proche.

    Çà veut dire meilleur salaires, meilleurs horaires et meilleurs avantages sociaux.

    Ces employeurs qui font des profits énormes quand çà va bien et rient de leurs employés. Ces employeurs qui ne se gènent pas pour jeter des employés à la rue avec de ridicules compensations quand ils prétendent que çà va mal.

    Aux futurs employés, j’espère que vous ne vous gênerez pas pour exiger ce qu’il y a de mieux. Et ne garantissez jamais votre loyauté à l’employeur.

    Les employeurs vous traitent comme des ressources humaines donc des produits qu’on peut jeter après usage alors vous les employés, vous vous devez d’agir en mercenaire. Servez-vous d’eux comme ils se servent de vous et lorsqu’on vous offre mieux chez un compétiteur, n’hésitez pas! C’est ce qu’on appelle le retour du balancier. Ce n’est que pure justice.

  7. gilpellet dit :

    D’une certaine manière, les Québécois sont privilégiés de pouvoir choisir, dans notre marché du travail, une kyrielle de postes qui relèvent du public, para-public et/ou hospitalier. Ce sont à peu près tous des emplois relativement bien payés (avec l’argent de nos taxes et peut-être sous la menace de Syndicats gourmands) et pouvant offrir une belle sécurité d’emploi.
    Pour ce qui concerne le milieu industriel, le choix est plus restreint au Québec, mais au niveau de la PME, il y a plein de morceaux sur la brochette avec des salaires plus ou moins convenables et fort peu de sécurité d’emploi.

    En Ontario, l’industrie est florissante, les salaires sont plus que convenables, mais la sécurité d’emploi demeure quelque chose de fragile et on voit bien maintenant que sous ce chapitre, l’Ontario a été malmené ces dernières années surtout dans l’industrie de l’automobile.

    J’ai souvent écrit sur des blogues que notre économie au Québec en était une de virtuelle et d’artificielle parce qu’elle existe presqu’uniquement à cause du Gouvernement. Ensuite, regardons la composition de notre grande famille au Québec et quand on sait compter, on sait qu’avec notre petit nombre, il devient de plus en plus difficile de répartir les dettes et celles-ci gonflent et on se demande quand elles vont nous étouffer.

    Gilles Pelletier, Québec

  8. steph_m_ dit :

    @elvince
    En informatique, il y a de tout, du pire au meilleur. Des gens qui font 10$/hr jusqu’à 200-300K et +. Mais pour ceux qui aiment ça, c’est un domaine vraiment le fun. J’admets que ça peut être difficile de débuter là-dedans car les employeurs demandent presque toujours 2-3-4 ans d’expérience. J’ai moi même eu bcp de difficultés à entrer en informatique. Mais maintenant je fais un très bon salaire, avec avantages sociaux, etc et je travaille 40 hrs / sem comme tout le monde.
    Quand on est déterminé à faire quelque chose, d’habitude ça finit par fonctionner.

  9. JOBBOOM_1162126 dit :

    Je travail en informatique depuis 15 ans, ce domaine est comme tout autre domaine, le salaire depend de la compagnie pour laquelle tu travail.
    Je dirais que ce sont des salaire acceptable mais il ne faut pas oublier que ce sont des “JOBS” facilement exportable et dont les compagnies aiment bien se debarasser pour les envoyer soit vers les cies de consultants (salaire moindre, pas de fond de pension), soit vers les indes et la Corée.
    Alors je ne dirais pas que ce domaine fait partie des emplois de l’avenir.

    C.P.

  10. jobboom_1166368 dit :

    L’informatique n’est pas une carrière c’est du n’importequoi. Qui peut vraiment me dire ce qu’est l’informatique? L’informatique ce n’est pas une science ni un métier.

    C’est surtout un secteur que les grandes compagnies exploitent en créant des besoins (nouvaux logiciels de bases de données, systèmes d’exploitations, nouveaux langages de programmation, nouveaux gadgets).

    Qui est visé par ce marché? Ce sont les développeurs, les geeks, les compagnies qui finissent par croire qu’ils ont besoin de tel ou tel nouvelle technologie pour performer.

    À la limite c’est une OCCUPATION qui peut être rémunérable temporairement. Vous connaissez le métier de soudeur? Non Soudeur n’est pas un métier mais bien une occupation aux yeux de la CCQ. Mais les soudeurs eux travaillent avec de outils qui ne changent pas du jour au l’en-demain. Les structures qu’ils assemblent sont réels et ont des impacts solides, permanents une fois le travail terminé. Mais pas en informatique car

    Mon argument est celui-ci: L’informatique est un ensemble d’outils qui peut aider à maximiser les tâches à effectuer dans une profession (ou de recherche/analyse scientifique) c’est tout. L’illusion de maîtriser ou le besoin d’apprendre le fonctionnement d’outils ne devrait pas être la motivation dans le but de se trouver un travail décent. Autrement, il en résulte des emplois volatiles et une d’insécurité.

    Je pense que il est plus avantageux de développer un intérêt pour une vraie profession qui produit quelquechose de réel, d’étudier dans un champ reconnu et solide (plombier, avocat, ingénieur, pharmacologie, comptabilité, architecture, robotique, commerce alimentaire, commerce de détail…). Et l’informatique dans tout cela? Dans tous les secteurs il est possible et recommandable que les travailleurs développent leur talents en informatique pour les aider dans leur “vraie” profession.

    Dans les années 80-90 travailler comme programmeur en C++ c’était vraiment une job mais plus maintenant. Presque tous les logiciels sont déjà inventés sinon il y a les langages de scripting qui peuvent aider à adapter facilement des logiciels aux nouveaux bessoins. Alors le meilleur conseil que je peux donner aux jeunes qui se cherchent c’est: Orientez vos études vers une profession et gardez votre curiosité pour… l’iformatique.

    Évitez le écoles/études de jeux viédo. Le secteur est saturé et ce ne sont que ceux qui étaient là au début qui ont les bonnes jobs, le secteur est instable et pas très bien structuré. Et notez que plus la technologie avance plus il sera facile pour n’importequi de s’improviser développeur de jeux vidéos dépassant le niveau de qualité de ce qui se fait maintenant.

    Conclusion. Trouvez vous un “vrai” secteur d’études solide, un champ de travail concret. Vous pourrez ensuite optimiser le rendement avec des outils informatique car vous maîtriserez votre profession avant tout.

    breel

  11. JOBBOOM_1162126 dit :

    @Breel

    N’exagerons rien, il ne faudrait tout de même pas confondre la profession d’informaticien avec les jouets Microsoft.
    Les systèmes informatiques des Banques et des compagnies d’assurance ne roulent pas sur des feuilles Excel.

    L’informatique c’est plus que des jeux videos et des outils de statistiques.

    C.P.

  12. jobboom_1166368 dit :

    @C.P.
    Tu parles peut-être de main frames AS400 et COBOL, SAP… qui sont dans le back end mais interfacés quand même en front sur Windows sur Excel et Access. Ben oui y’en a des “informaticiens” qui utilisent ces solutions de concert. Cela occasionne souvent des problèmes et transforme les systèmes en spaghetti (que seuls les anciens peuvent décortiquer). On n’a qu’à regarder les stored procedures non documentés, des centaines de lignes de code.

    Mais dans ce spaghetti et tout le kit et y’en a aussi qui essaient de créer leur propres logiciels maison avec hum… VB, heu non VB.NET hum Java, ok C#, hey pourquoi pas changer de système , on y va pour Linux opensource. Yà le cloud computing aussi. Enfin du compte l’informatique c’est du n’importequoi dans un univers mélangé, saturé en équillibre instable qui dépend de la mode.

    Pour ce qui est des banques et des compagnies d’assurances, c’est normal qu’ils prennent du temps avant d’upgrader. Il est plus sage et sécure d’utiliser les anciennes technologies, les vieux “informaticiens” qui travaillent dans ces compagnies ont grandi avec les systèmes et connaissent le spaghetti (et y contribuent) depuis longtemps (pour sécuriser leur travail). En fait leur travail se résume à effectuer des action procédurales, (clique là, clique ici, copie ça là après avoir téléphonné ce gars là, a tel moment du mois pcq c’est comme ça).

    Mais qu’en est’il des jeunes? Ceux qui entrent dans le marché? Comment faire pour se trouver un travail? Ils auront comme option des jobs temporaires contrats dont les firmes de placements en profitent. Cela prendrait trop de temps de former des nouveaux “informaticiens” et de leur expliquer les noeuds du spagat qui s’est accumulé avec le temps. Alors on les met soit sur le support technique ou sur dess projets temporaires pour e-s-s-a-y-e-r des nouvelles technologies et vérifier si cela vaut la peine de migrer des anciennes applications ou procédures. Souvent ça marche pas, et l’entreprise reste pogné avec ses anciennes méthodes (si c’est pas brisé touche y pas).

    C.P. tu as raison. L’informatique c’est plus qiue des jeux vidéos et des outils statistiques. C’est une aggrégation de spaghetti qui s’accumule, c’est une marché impalpable, précaire. Je ne parle pas de ceux qui programment des robots ou du firmware. Je fait référence aux offres d’emploi, de pages programmeur WEB, de programmeur tout court, intégrateur, analyste…

    Regardons ce qui se passe au niveau du WEB, personne ne s’entend pour vraiment uniformiser les technologies. W3C emet des recommandations pour HTML que IE ne suit pas car il fait à sa tête. C’est seulement maintenant avec IE 9 qui s’aprête à sortir qu’il alume avec HTML5. Mais encore Steve Jobs refuse Flash sur les Ipad les gens savent plus ou se tourner. Tout pour diviser et confondre. Enfin du compte la profession d’informaticien c’est de suivre les tendances technologiques des compagnies?

    Je pense pas…

  13. jobboom_1166368 dit :

    Perspectives professionnelles – PRÈS DE 740 000 EMPLOIS DISPONIBLES AU QUÉBEC D’ICI 2014.

    Selon:
    http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Janvier2011/28/c6071.html

    Regardez le tableau titré “Exemples de métiers et professions présentant des perspectives très favorables ou favorables dans l’ensemble du Québec, par niveau de compétence”.

    Ok. Pour une seconde et dernière fois. J’espère que ces statistiques sont vraiment représentatifs du marché de l’emploi … à venir.

    Ce qui est encourageant, c’est que je ne vois pas la profession “informatique” dans ces analyses. Alors faites votre choix d’études et de carrière. C’est le temps.

    breel

  14. sebouf dit :

    @Breel

    Bla bla bla… vous sonnez comme un gars qui faisait de l’informatique dans les années 80 et qui snobe l’informatique moderne parce qu’il n’a pas su s’adapter aux changements.

  15. jobboom_1166368 dit :

    @Sebouf

    Une chance que t’es la. Engagez-vous qu’ils disaient à ce moment là… c’était moderne. Qui décide des changements? Ça vaut tu vraiment la peine de changer? Ça coûte combien de changer? Combien de fois tu t’es adapté aux changements? Oups rollback…

    breel

  16. JOBBOOM_1162126 dit :

    @Breel
    On s’entend là dessus, si t’es jeune mise sur autre chose que l’informatique.
    Je ne pense pas que les gens fassent affaire avec des plombiers des Indes demain matin, on ne peut pas en dire autant de l’informatique.

    C.P.

  17. sebouf dit :

    Oui oui… moi aussi j’aime que le domaine soit understaffed, ça donne plus de choix aux employés.

    Mais là me semble qu’on verse dans le mépris. C’est sûr qu’on a plus besoin d’être en crack comme dans les années 80. Avant, les informaticiens étaient des scientifiques, maintenant ils deviennent des ouvriers.

    Or, je sais pas de quoi ça va avoir l’air dans 20 ans d’ici, mais ce que j’ai constaté à date, c’est que l’informatique a cette particularité que les besoins évoluent tout le temps. Pensez récemment aux applications pour smarts phones par exemple. On créer constamment de nouveau besoins depuis les années 90.

    C’est différent d’une chaîne de montage où on fabrique toujours le même produit de façon toujours plus efficace. En info quand on finit par devenir efficace pour faire un truc, souvent le truc en question est déjà passé de mode. Alors oui, c’est le bordel et être capable d’évoluer là-dedans fait partie des qualités d’un bon informaticien.

    Quant au outsourcing, la menace est là depuis des années déjà. Ça ne date pas d’hier et faut vivre avec. Mais jusqu’ici, de façon générale le marché est en expansion constante si on exclut la bulle de l’an 2000.

    Dernièrement, c’est vrai qu’un québécois ne fera pas affaire avec un plombier en Indes. Mais l’informatique est une industrie non seulement de service, mais aussi de production et ça c’est important pour la croissance d’une économie. Pour avoir de la croissance, il faut offrir des produits et des services exportables et l’informatique est un domaine qui permet de le faire. Ça explique les investissements du gouvernement.

Laisser un commentaire

 caractères disponibles