Une lectrice réagit à l’entrevue avec l’auteur du site web La Déséducation, parue dans notre édition de janvier dernier du Magazine Jobboom. La madame est bien contente de l’entrevue, mais pas de son expérience de retour à l’école…
J’ai fait l’expérience d’un cégep comme adulte et je dois dire que je comprends maintenant le décrochage scolaire des jeunes. Les profs refusaient de répondre à certaines questions, avaient des propos désobligeants, et même une attitude de non respect pour le travail de certains élèves.
J’ai trouvé cela déplorable et je n’ai même pas fini la première session, tant j’en ai eu du dégoût. Si c’est cela la formation au Québec, je m’en passe. C’est un simple bourrage de crâne et c’est déplorable. Les profs ne cherchaient qu’à passer au plus vite leur matière. Drôle de façon d’enseigner… Sans compter qu’on exige un français impeccable, mais les profs ne donnent pas l’exemple en cette matière.Marcelle Toledano
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J’ai vécu à peu près la même situation. Quand je restais après les cours pour rattrapper mon retard avec le professeur, il me faisait clairement sentir qu’il n’était pas intéressé. C’était la première fois où je me sentais minable parce que je n’avais pas compris du premier coup. J’ai décroché pour ensuite rejoindre le privé, où l’on me respectait.
Bien sûr, ce n’était pas tous les professeurs du public qui agissaient ainsi.
Lorsqu’un enseignant n’est pas bien dans sa profession ou n’a pas le feu sacré, alors être étudiante ou étudiant avec une telle personne relève souvent de l’exploit.
Combien de fois des jeunes ont pu perdre une année scolaire en ayant tombé sur quelqu’un qui n’avait pas la fibre pour susciter un intérêt académique durant une dizaine de mois d’affilés.
D’un autre côté, un individu qui est en carence affective ou en carence de valorisation ne devrait pas compter sur la fréquentation d’un prof pour se nourrir. ll y a ce côté des choses aussi qu’il faille interpréter. Tout ne doit pas être catégorique dans ce portrait.
Gilles Pelletier, Québec
Les CEGEPs doivent être abolli, ca ne sert à rien, il faut un secondaire 6 et une école technique.
Le CEGEP est une perte de temps et d’argent.
Laissons les cours de poésie, de theâtre de roman et de philosophie à ceux que ca intéressent s’ils veulent payer de leur poches.
Les CEGEPs servaient à nous retenir à l’ecole parce que le marché du travail était saturé par les boomers, mais ca n’a pas sa raison d’être, d’ailleur les Anglais s’en passent très bien.
@JOBBOOM_1162126
Pour votre information, les CEGEP ont été mis en place au milieu des années 1960. Ce n’était donc surement pas pour laisser la place au boomers comme vous dites, parce qu’à cette époque les boomers étaient encore au secondaire. Parait que ça devait être une espèce d’école technique cohabitant avec une anti-chambre pour l’université en attendant que les Universités du Québec soient mis en place. La boule de cristal des fonctionnaires de l’époque prévoyait que 75% des étudiants s’y inscriraient en techniques, et l’autre 25% au programme général pour ensuite continuer à l’université. Faut croire que leur boule de cristal était embuée…
Pour le reste par contre, vous avez tout à fait raison. Le reste du pays s’en tire très bien avec un secondaire 6 (grade 13) et une année supplémentaire (ou 2) à l’université. Mais comme on dit içi: “Au Québec, c’est pas pareil!”
Comme je l’ai écrit dans d’autres blogues,les enseignants sont a peu près tous désabusés du système.Ils ne pensent plus qu’a leur retraite,leurs vacances.Sous payé et sous instruit pour plusieurs,n’étant pas capable d’écrire un français correct,comment voulez vous attirer l’attention des élèves en leur donnant le goût d’apprendre!!Donc,je comprend la frustration de la Madame. Au quebec on cherche la facilitée plustôt que faire les efforts nécessaires a une éducation de base. A qui la faute?? Nos grand penseurs. Il y a eu les années 50% et les 60%.Le niveau de compétence a suivi??????