L’Indice Jobboom du marché de l’emploi enregistre une légère hausse de moins de 5 points en juin. À 42,6, il affiche son meilleur score depuis décembre dernier. Il demeure, par contre, encore largement sous la moyenne de 2011; l’an dernier, l’Indice Jobboom pour le Québec oscillait en général entre 64 et 77 points.
Reste que depuis décembre, le parcours accidenté de l’Indice est somme toute positif. En début d’année, à 26 points, il avait atteint son plancher historique depuis ses débuts en 2006.
La croissance de juin s’explique notamment par deux mois consécutifs de création nette d’emplois dans la province. Ce n’est pas une tendance, mais ça s’en approche, et l’Indice reflète bien cette situation. En mai, le Québec comptait quelque 14 000 emplois de plus qu’en avril, un mois qui avait connu une hausse respectable de 23 000 emplois.
Pourquoi ces statistiques ne permettent-elles pas à l’Indice de croître davantage? C’est qu’en avril, un grand nombre d’emplois à temps plein avaient été détruits, et remplacés par un plus grand nombre d’emplois à temps partiel. Ce qui ne traduit pas un marché de l’emploi très en santé. Cela dit, la création de 37 000 emplois à temps plein (estompée par la destruction de 23 000 emplois à temps partiel) en mai donne un meilleur signal, d’où cette légère progression de l’Indice.
Or, malgré cette hausse du nombre de postes à temps plein, le Québec est encore loin du peloton de tête à ce chapitre. Au cours des 12 derniers mois, le Québec se classe au 7e rang des provinces en matière des nouveaux emplois à temps plein. Il y a un mois, il se classait bon dernier.
Notons cependant la bonne tenue du secteur manufacturier – la colonne vertébrale de l’économie québécoise – qui, avec 3600 postes supplémentaires, enregistre en mai un second mois de croissance de suite.
En Ontario, la situation se détériore. Déjà près du plancher, l’Indice Jobboom pour cette province culbute à 11,7 en juin, six points de moins qu’en mai. Pendant ce mois, 19 000 emplois ont été perdus en Ontario. Parallèlement, les Ontariens ont fui le marché du travail: il y avait 23 000 personnes actives de moins, même si la population des 15 ans et plus croissait de 12 000 durant le même mois. En trois mots, ça va mal pour le premier ministre Dalton McGuinty, dont le gouvernement minoritaire est en état de survie clinique.
L’Indice Jobboom est une prévision de la force de l’emploi pour le mois courant, calculée par rapport aux dix dernières années. Plus l’Indice est fort, c’est-à -dire près de 100 %, plus le marché de l’emploi est favorable. À moins de 50, il est «défavorable». Entre 50 et 75, c’est «passable». Entre 75 et 90, il est «favorable», alors qu’à plus de 90, il est «excellent».
Catégories: Indice Jobboom, Nouvelles

Ça doit surement être la faute à Jean Charest si cet indice s’améliore…
@solon:
Si c’est comme vous dites, ça doit être grâce à lui qu’il s’est détérioré depuis 2008, alors qu’il avait atteint son record de 96 points. En fait, pour être honnête, à court terme, les gouvernements ont peu d’impact sur le marché de l’emploi.