Ça a peut-être un lien avec la crise étudiante, très indirectement cela dit. C’est qu’au Canada anglais on regarde ce qui se passe, et on ne s’empêche pas de faire le lien entre ce qu’exigent les étudiants, et ce que les Albertains nous envoient en liquidité grâce à leur luxuriante économie. Ce qui permet à certains commentateurs, comme celle-ci, d’y aller d’une rhétorique douteuse: les Québécois seraient les Grecs du Canada (et par conséquent, les Albertains, les Allemands du Canada).
Cela dit, et comme suite à ce récent billet sur la péréquation canadienne, une enquête d’Industrie Canada révèle ceci: la production monstre de pétrole dans l’Ouest dans les sables bitumineux est l’unique cause de la montée du dollar canadien dans les marchés mondiaux de change. Cette hausse subite serait responsable de la disparition du tiers des emplois manufacturiers en Ontario et au Québec. Dans notre cas, depuis 2000, le nombre d’emplois manufacturiers a diminué de 150 000. Donc, la production de pétrole albertain a coûté aux Québécois au moins 50 000 emplois.
Allons-y d’un petit calcul maison: 50 000 contribuables de plus, qui paieraient 10 000$ en impôts et taxes à l’État québécois, c’est 500 millions de dollars de plus dans les coffres du gouvernement. Et nous ne calculons pas les impôts et taxes des entreprises disparues.
Autre lien amanché avec la crise étudiante : comme on exige la «juste part» aux étudiants, il est important de noter que le principe de pollueur-payeur n’existe pas pour la production de pétrole au Canada, même s’il est de notoriété scientifique que l’exploitation des sables bitumineux a un coût considérable sur le plan environnemental. En plus, comme nous venons de le constater, d’avoir un coût économique important pour les travailleurs du centre du pays.
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Un gros merci de remettre les pendules à l’heure du Québec et pas de l’Alberta, y a vraiment un décalage.
On sacre notre camp pis on adopte le dollar US opc.
@elvince:
Sérieusement, c’était la proposition de la FTQ, il y a quelques années (l’adoption du dollar US).
Ok, sans nécessairement faire l’avocat du diable, est-ce qu’on a regardé les gains en emploi dans le secteur de l’importation ou autres secteur qui achète principalement de l’étrangé. Dollars fort = importation pas cher ??? La comparaison entre les 2 est-il dans le positif dans le négatif ? c’est beau de dire qu’un secteur va mal dans dans l’ensemble?
À Julien,
Bien beau dire que ce que nous payons nous reviens moins cher à acheter, mais ce que l’on achète, c’est pour vendre principalement. Moins il y a d’acheteurs potentiels car ils ont de faibles revenus à présent, moins les achats se feront. Ce n’est pas mieux.
@julien
à ce que j’en comprends, l’évaluation d’Industrie Canada en tient compte. donc, on parle de perte nette, en faisant la différence entre les emplois créés dans certaines industries ou entreprises dont l’achat de matériel ou de matières à l’étranger profite d’un dollar faible, et ceux perdus, à l’inverse.
@eric.grenier: Je sais que ça va pousser des hauts cris, mais dans un scénario de Québec indépendant, ce devrait être le dollar US qui serait adopté. Nos échanges commerciaux avec le ROC sont pas mal moins grands que ceux avec les USA. En fait, si je me souviens bien, la seule Pensylvannie représente un partenaire aussi important que tout le ROC.
@elvince, en tout cas, je sais qu’on est traditionnellement en déficit commercial avec l’Ontario, ce qui n’est pas le cas avec les USA.
Pourquoi faut-il absolument être un employé pour gagner sa vie ? N’y aurait-il pas de façons plus dignes ?
Pourquoi faudrait-il toujours vendre aux marchés extérieurs ? Pourquoi ne pas produire et vendre pour nous-mêmes ?
Finalement, pourquoi toujours croître infiniment l’économie et la population sur une planète limitée. N’y aurait-il pas des façons de se contenter aussi ?
En voulant toujours croître et toujours posséder plus, on finit par perdre ce qui est le plus cher, c’est à dire s’appartenir en propre et l’espace vital.
Les sables bitumineux polluent l’atmosphère et l’économie.
La vente du pétrole brut aux USA gonfle artificiellement la valeur du dollar.
Depuis que le dollar est élevé, les emplois régressent au Québec…mais pas seulement au Québec. Les hommes d’affaires de l’Ontario en ressentent de plus en plus les effets et commencent à protester vigoureusement contre cette situation.
L’entreprise manufacturière canadienne pour demeurer fortement compétitive, demande un dollar qui a une valeur de ,90c ou moins quand comparé au dollar américain. Ce qui n’est pas le cas. Alors aussi bien l’Ontario que le Québec écopent de cette valeur gonflée par cette seule exportation de pétrole brut non raffiné.
Et les gouvernements provinciaux impliqués n’y peuvent absolument rien.