Compétence politique

- 26 septembre 2012

Girard
Nicolas Girard, fort heureux ce matin d’avoir perdu ses élections. Il recevra au moins 70 000$ de plus qu’à titre de député, mais il devra payer plus d’impôts, maintenant qu’il fait partie des Riches du Québec.

On a beau être habitué, il demeure tout de même particulièrement étrange que la principale compétence exigée pour occuper des postes de haute direction dans les organismes gouvernementaux, à plus forte raison dans les sociétés d’État, soit l’allégeance politique, suivie d’une autre: être un loser.

Une fois de plus, comme dans toutes les installations de nouveaux gouvernements au Canada, tant au fédéral (allô Josée Verner! La vie est belle au Sénat?) qu’au provincial, une suite de nominations d’éconduits des élections s’enclenche au Québec, avec notamment celle de Nicolas Girard à l’Agence métropolitaine de transport à titre de pdg.

Dans un monde normal, l’accession à un tel poste de direction d’une si grosse organisation devrait être précédée d’une chasse à la tête, de mises en candidature, d’entrevues, de comité de sélection, histoire d’embaucher le plus compétent. On assiste plutôt à une cooptation d’un ami de la famille. Il remplacera un autre coopté, Joël Gauthier, dont la principale qualité l’ayant mené à ce poste aura été d’être un membre à part entière de la famille libérale. Pour avoir démissionné de son propre chef et pour ses bons services, dont le fiasco financier du train de l’Est, on l’a récompensé d’une prime de 115 000$.

Maintenant, quel péquiste remplacera le libéral Thierry Vandal à la tête d’Hydro-Québec? J’attends vos suggestions.

Je ne dis pas que Nicolas Girard n’est pas compétent pour la job. Ce que je dis, c’est qu’on n’en sait rien, vu qu’il n’a pas fait l’objet d’une procédure de sélection en bonne et due forme. Qui sait, quelque part dans la nature ou dans un wagon de train de banlieue, se cache un gestionnaire aguerri prêt à relever ce défi. Le processus est plus sérieux juste pour embaucher un flagman au ministère des Transports. Mais pour un gestionnaire qui aura sous sa responsabilité un budget de 290 millions $ et près de 400 employés, on oublie volontairement les règles les plus élémentaires en matière de recrutement.

D’ailleurs, parlant des employés, M. Girard semble avoir un certain dossier qui l’attend, lorsqu’on passe en revue (avec un gros grain de sel quand même) les commentaires de certains d’entre eux sur le site RateMyEmployer. Principale récrimination: impossibilité de télétravail et de conciliation travail-famille. Ce qui est un peu ironique compte tenu du mandat de l’AMT…

Catégories: Point de vue

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11 commentaires

  1. Carl dit :

    C’est peut-être parce que la compétence n’est pas nécéssaire pour gérer un monopole sans concurence, de toutes façon c’est les syndicats qui mènent.

  2. Natalia dit :

    M. Girard n’avait-il pas un BAC en politique? C’est quoi le rapport avec la gestion ??

  3. Martin dit :

    Implication dans le mouvement étudiant dans les années 1990… BAC en sciences politiques… attaché de presse péquiste… service des communications de la CSN… organisateur en chef du PQ… à l’opposition pour l’habitation, emploi et solidarité sociale, enseignement supérieur et réforme des institutions démocratiques, état des urgences, lutte à la pauvreté, action communautaire et logement social, famille et services de garde…

    Le gars a un gros CV politique… mais politique et gestion efficace c’est pas mal différent… un Xème oeil au beurre noir en une semaine pour ce gouvernement péquiste.

  4. Mario Goyette dit :

    Salut M.Grenier
    Hier-soir, bien installé devant ma télé en écoutant les nouvelles à RDI, on montrait un bas salarié qui a trimé dur toute sa vie et qui malgré toutes les misères du monde a fait l’achat d’un vieux triplex en espérant le rénover pour se faire une retraite acceptable pour la fin de ses jours. Sauf que si le méchant P.Q. allait de l’avant avec sa hausse d’impôt pour les riches qui gagnent plus de 130,000$/an, le pauvre diable risque de manger des croutes à la place.
    Ici Martine Biron de Radio-Canada.

    Les pauvres ont pas d’argent.
    Les pauvres sont malades tout le temps.
    Les pauvres savent pas s’organiser, sont toujours cassés.
    http://www.jukebo.fr/plume-latraver

  5. Mario Goyette dit :

    Salut M.Grenier
    Hier-soir, bien installé devant ma télé en écoutant les nouvelles à RDI, on montrait un bas salarié qui a trimé dur toute sa vie et qui malgré toutes les misères du monde a fait l’achat d’un vieux triplex en espérant le rénover pour se faire une retraite acceptable pour la fin de ses jours. Sauf que si le méchant P.Q. allait de l’avant avec sa hausse d’impôt pour les riches qui gagnent plus de 130,000$/an, le pauvre diable risque de manger des croutes à la place.
    Ici Martine Biron de Radio-Canada.

    Les pauvres ont pas d’argent.
    Les pauvres sont malades tout le temps.
    Les pauvres savent pas s’organiser, sont toujours cassés.

    http://www.jukebo.fr/plume-latraverse/clip,les-pauvres,qxzupk.html

  6. Pierre Samuel dit :

    Parfaitement d’accord avec vous, M. Grenier. la politique est véritablement «une bébitte à part»… Un nouveau parti est élu et soudainement on remet en question les administrateurs de sociétés para-gouvernementales en se questionnant beaucoup plus sur leurs allégeances que sur leurs compétences…M. Sabbia qui ne s’en est pas si mal tiré avec la Caisse de dépôt doit certainement les voir venir…Heureusement, qu’il en a vu d’autres!

  7. Mario Goyette dit :

    Délibéraliser le Québec.
    Comme s’il fallait s’attendre à ce que les Chambres de commerce ou les représentants des municipalités, clubs école du parti libéral, soient toujours d’accord avec le P.Q…
    Avec les médias employant des Martineau, Lapierre et compagnie, l’avenir s’annonce sombre pour un parti qui n’est pas libéral au Québec

  8. Mario Goyette dit :

    Star Académie libérale
    Un vaudeville burlesque en perspective.

    Charles Raymond Montgomery Burns Bachand contre le Père Noël Couillard.
    « À quoi sert l’argent si on ne peut pas inspirer la crainte à son prochain ? »
    « Je gardes mes amis près de moi… et mes ennemis encore plus près. »

    http://thesimpson.forumactif.org/t9

    Note
    Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne serait que pure coincidence.

  9. Mario Goyette dit :

    Course à la chefferie libérale fédérale.
    Justin Trudeau est comme une boîte de céréale Kellog’s, le contenant vaut plus cher que le contenu. Les canadiens n’auront pas grand chose à se mettre sous la dent.

  10. Mario Goyette dit :

    Justin Trudeau est à la politique ce que René Simard est au showbiz, il danse bien mais il chante faux.

    http://www.youtube.com/watch?v=AVzw

  11. steven dit :

    ses tres interessant

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