L’Alberta ne nous paye pas nos garderies, ok, là?

- 13 avril 2012

Les économistes Pierre Fortin (souvent interviewé dans le Magazine Jobboom) et Luc Godbout sont à la gauche ce qu’André Pratte est aux indépendantistes. Forcément de l’autre côté de la clôture, mais pas maladivement. On ne peut donc certainement pas les qualifier de gogo-gauchistes.

Je fais cette mise au point pour tuer dans l’Å“uf toute tentative d’abattage du messager. Car depuis hier, ils sont les porteurs d’un message: contrairement à ce qu’on croit, les garderies à 7$ ne ruinent pas les finances publiques. C’est même l’inverse. Non seulement l’État «entre dans son argent» comme on dit à la maison, mais en plus, il en tire un profit, tout en permettant à un autre gouvernement, canadien celui-là, d’économiser des sommes importantes au Québec. Pas un profit philosophique. Un vrai de vrai, comme dans chaque 100$ investi dans le programme des garderies, l’État québécois en reçoit 104$ en rentrées fiscales.

Alors, peut-on cesser de s’autoflageller au nom de l’Alberta, qui, selon de bonnes âmes (comme celle-ci, de mon propre empire), nous finance, par le biais du système de péréquation, nos programmes chromés? Il n’y a pas une maudite cenne des Albertains qui va aux garderies. Ça s’autofinance avec l’argent des Québécois, point à la ligne.

Parlant de la péréquation et de ses mythes, l’Alberta ne se saigne pas pour quiconque. La péréquation, c’est le gouvernement fédéral qui transfert de l’argent à certains gouvernements provinciaux afin de s’assurer que tous les Canadiens aient droit à un minimum égal de couverture sociale. L’État canadien assure un minimum à tous, libre ensuite aux provinces d’en rajouter une couche à leur frais.

Certes, des contribuables ont plus de revenus que d’autres. Ils paient davantage d’impôts au gouvernement canadien. Dans certaines provinces, il y a plus de contribuables à haut revenu. Et c’est là qu’on fait un raccourci sophistique bébête: comme les salaires sont plus élevés en moyenne en Alberta (notamment et surtout à cause de la poussée inflationniste provoquée par la pénurie de main-d’œuvre dans les champs pétrolifères), les citoyens albertains contribuent, indirectement, davantage au programme de la péréquation. Mais les contribuables québécois aussi, participent au financement de ce programme. Comme le programme coûte annuellement 15 milliards de dollars, que le Québec représente environ 23% des revenus autonomes du gouvernement fédéral, les Québécois – les individus québécois, pas le gouvernement québécois – paient donc 23% du programme, soit plus de 3,6 milliards de dollars.

Si le Québec a des programmes sociaux plus généreux que certaines autres provinces (mais pas tant que ça, hormis le fameux programme des garderies, unique), ce n’est pas parce qu’il reçoit de la péréquation (environ 7 milliards, en 2012-2013). C’est parce qu’il taxe plus ses citoyens que toutes les autres provinces. L’État québécois siphonne plus de 1000$ de plus par habitant dans les poches de ses propres contribuables que les autres provinces ne le font. Donc, ce surplus de services, on se le paye, pas les Albertains. Dans le cas des garderies, non seulement on se le paye, mais on en tire aussi tous les bénéfices, comme le démontre l’étude de Fortin et Godbout.

Le gouvernement du Québec bénéficie du système de péréquation. Comme une MAJORITÉ de provinces. Six sur 10, en fait. Le gouvernement de l’Ontario recevra cette année plus de 3 milliards en péréquation.

Et quelle province bénéficie le plus de la péréquation?

Le Québec? Non, puisque sur les six provinces de tous-nus, comme on aime le laisser entendre en Alberta, le Québec est au cinquième rang! Car, par habitant, c’est l’ÃŽle-du-Prince-Édouard qui arrive en tête, avec des revenus de péréquation de plus de 2500$ par habitant. Le Québec, avant-dernier parmi les bénéficiaires, obtient autour de 1000$ par habitant, et l’Ontario un peu plus de 350$.

Ceci établi, reste que le Québec reçoit de la péréquation. C’est l’équivalent du BS fédéral. Ce gouvernement fédéral, donc, bien prompt à assister socialement la province du Québec, mais y investir? Là-dessus, les contribuables québécois n’en ont pas du tout pour leur argent. De toutes les provinces, le Québec est l’avant-dernière destination pour les investissements et immobilisations de l’État fédéral, cet argent nettement plus constructif économiquement, que l’aide nécessiteuse aux pauvres de la péréquation. Le fédéral investit moins d’un milliard de dollars par année au Québec. C’est l’Alberta la moins choyée par habitant, avec à peine 287 millions en 2009, pour 3,7 millions d’habitants (contre 8 millions d’habitants). Cela n’inclut pas, par contre, le 1,1 milliard de dollars en subventions qu’accorde chaque année le gouvernement fédéral aux pétrolières afin de développer les sables bitumineux albertains. Tandis que le développement minier et hydroélectrique du Québec ne reçoit rien, nada (contrairement à l’hydroélectricité terre-neuvienne). De toutes les provinces, il n’y a que le Québec, l’Alberta, et la Colombie-Britannique qui reçoivent une part moindre des investissements fédéraux que leur part de la population canadienne ne devrait l’autoriser.

Que les Albertains soient d’éternels braillards, c’est ainsi, mais qu’on cesse, ici au Québec, d’être le porte-voix de leurs mensonges. Ça fait ti-Québec.

Catégories: Point de vue

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45 commentaires

  1. Jean-Louis Sanscartier dit :

    S.V.P envoyez votre article à Martineau. IL a besoin d’être informé. Le journalisme c’est comme à l’école il y a un cancre ou deux dans chaque classe.

  2. Monsieur Ybrette dit :

    Bonjour Monsieur Grenier,

    “Un vrai de vrai, comme dans chaque 100$ investi dans le programme des garderies, l’État québécois en reçoit 104$ en rentrées fiscales. ”

    Vous dites donc qu’en investissant dans les garderies, l’état Québécois permet aux ménages d’aller gagner un revenu supplémentaire qui rapporte des recettes fiscales supplémentaires et que celles-ci sont suffisamment importantes pour couvrir le coût du programme ?

    Parlant de gaspillage d’argent, ne devrions-nous pas plutôt sabrer dans les bonus et les comptes de dépense des amis du pouvoir, des hauts fonctionnaires, des commissaires, des recteurs d’université ?

    Moi même je vis modestement et je me contente d’une vie modeste. Je ne trouve pas que j’en souffre. Je ne comprends pas pourquoi on voudrait sabrer dans un service plutôt que dans le vice.

  3. marc andré dit :

    Enfin !

    Une démonstration qui vaut vraiment la peine d’être lue attentivement par sa voix paisible, sa volonté de dire les choses clairement et précision sans provocation puis un sourire pour la chute

    Un ptit Québec avec ça !

  4. GenerationX dit :

    Peu importe d’où vient le financement, de nos poches ou des poches des Albertains ou autre Canadiens; il faut vivre selon ses moyens et cesser de demander à la classe moyenne de se priver d’un niveau de vie supérieur en la forçant par le système fiscal à suporter les gens qui ont fait le choix de ne pas générer de richesse pour leur pays. Il existe d’autres raisons d’être fier que d’voir des programmes sociaux murs à mur; nottament la création de richesse et l’entreprenariat.

  5. JPBouchard dit :

    Non bien sûr,

    l’Alberta ne paie pas nos garderies à 7$. C’est nous, les cons-tribuables Québecois qui les finançons en grande partie. Et le déficit créé par des frais trop bas (7$/jour), ce sont les banques qui le financent… avec intérêts.

    Un autre programme déficitaire…comme bien d’autres. Décourageant. Et les jeunes générations qui nous accusent de pelleter nos dettes par en avant..! Ils s’en foutent des programmes sociaux déficitaires. Comme les étudiants.

  6. denis dit :

    OK pour cette premiere étude…J’aimerais etre en mesure d’en lire d’autres..Je ne met pas en doute les signataires mais j’aimerais pouvoir
    me faire une meilleure idée en en lisant qulques autres.
    Personellement je suis gêné de recevcoir du BS fédéral. Avec nos richesses naturels et une gestion serrée(pôvres politiciens) dans quelques années nous serions auto-suffisant…je rêve….

  7. Jeanl dit :

    Si c’est vrai qu’en investissant $100 cela rapporte au Gouvernement $104, comment se fait-il que le programme est déficitaire? Ce déficit se retrouve sur la dette qui est de +/- $249MM. Au rythme ou vont les choses, la dette du Québec sera de +/- $305MM dans cinq (5). C’est beau d’avoir des programmes sociaux mur à mur. Que se passera-t-il si les étudiants obtiennent la gratuité scolaire?

  8. Denis Brisebois dit :

    Excellent article…Dommage que certains journalistes ne soient pas aussi bien informés…
    C’est clair qu’avec deux paliers de gouvernement le contraire serait difficile en pratique.

  9. eric.grenier dit :

    @Jeanl:
    Vous confondez avec le programme des congés parentaux, qui lui, a été mal budgété, c’est-à-dire que le gouvernement a sous-estimé le nombre de naissances.

  10. eric.grenier dit :

    @denis:
    En effet, j’avais écrit au début «hors de tout doute», mais je l’ai enlevé par après. Je crois par contre que s’il y a d’autres études, elle vont plutôt affirmer que ça serait encore plus rentable de seulement envoyé un chèque aux parents, comme l’ADQ le proposait. Cela dit, même si ce moyen permettrait de réduire les coûts reliés au système des CPE, je crois par contre qu’il n’aurait pas le même effet sur la participation des femmes au marché du travail, et donc, réduirait les rentrées fiscales. Au mieux, donc, un effet nul. Mais ça reste à voir.

  11. marc andré dit :

    Madame Marois qui a eu la volonté politique de mettre en place les CPE avec un coût modique de 5 $. Quand Charest a pris le pouvoir il a endossé la politique et augmenté à 7 $. C’était tellement payent que certain ministre Tony Tomassi a été démissionné.. Le vérificateur M. Lachance a dénoncé le manque de rigueur du processus, mais surtout la discrétion ministérielle dont a fait preuve Michelle Courchesne dans ce dossier des garderies.

    Malgré que plusieurs personnes ont cherché à faire déraillées et profité pour eux-mêmes le service de garde. Il tient la route et permet atteindre les objectifs d’offrir un service de garde de qualité et la conciliation travail-famille dont des femmes qui dirigent des entreprises.

  12. David dit :

    Les congés parentaux c’est de la m****. Moi qui ne peut avoir d’enfants, donc ne peut profiter de ce programme, doit quand même payer..et en plus quand un de mes collègues part en congé parentaux je dois éponger une partie du manque de productivité de l’équipe. Alors grâce à ce programme, j’ai moins d’argent et je travaille plus. Une belle réussite québécoise.

  13. Charest,Jean dit :

    ce calcul de 104$ de retour c’est avant la derniere convention collective
    des educatrices?

  14. Yves dit :

    “Si le Québec a des programmes sociaux plus généreux que certaines autres provinces (mais pas tant que ça, hormis le fameux programme des garderies, unique),”

    Et l’assurance-médicament ?

    “les garderies à 7$ ne ruinent pas les finances publiques. C’est même l’inverse. Non seulement l’État «entre dans son argent» comme on dit à la maison, mais en plus, il en tire un profit, tout en permettant à un autre gouvernement, canadien celui-là, d’économiser des sommes importantes au Québec. Pas un profit philosophique. Un vrai de vrai, comme dans chaque 100$ investi dans le programme des garderies, l’État québécois en reçoit 104$ en rentrées fiscales. ”

    Ok, alors pourquoi le manque de places et les listes d’attente après 15 ans ?

  15. Yves dit :

    Le régime kébékois d’assurance-parentale, ou les “hommes” peuvent prendre un congé a la suite de l’accouchement de la bonnefemme, est-ce qu’ils ont ca les autres provinces ?

  16. Charest,Jean dit :

    Au fait Mr Grenier vous etes vous deja demande comment il se fait qu’un programme si payant n’a pas ete copier ailleurs au monde?

  17. eric.grenier dit :

    @Yves
    S’il y a manque de places, c’est que des éducatrices et des garderies, ça ne se forme pas, ni se construit en moins d’une nuit. Ça complique comme je le disais plus tôt: quand le gouvernement établit une politique nataliste et prévoit qu’elle ne marchera pas.

  18. eric.grenier dit :

    @CharestJean: en Scandinavie, figurez-vous. L’OCDE le cite en exemple. En passant, nous avons été contactés par un important réseau de télé américain, qui s’intéresse beaucoup à ce programme.

  19. Michard Rartineau dit :

    Merci pour votre article et vos commentaires/réponses. C’est clair que vous venez de semer le doute dans les cerveaux qui ont été laver dernièrement par certains éditorialistes en quête de faire valoir.

  20. Chrystine dit :

    Merci M.Grenier pour ce très bel article … j’apprécie énormément votre façon d’apporter votre argumentaire de façon posée, d’exposer vos faits et statistiques sans les enrobés de bonbons ou de tendance évidente. Vous pourriez très certainement offrir votre expertise à plusieurs journalistes qui n’ont pas votre plume.

    À lire les commentaires … j’ai hâte à un Québec où le québécois arrêtera de se regarder le nombril pour, enfin, regarder vers un objectif commun, où la conscience sociale prédominera sur le je-me-moi !!!

    signé : Chrystine, maman de 4 enfants qui paieront vos régimes de pension et étudiante manifestante active.

  21. eric.grenier dit :

    À propos du régime d’assurance-parentale et de la question de Yves, oui, ça existe aussi dans les autres provinces, mais les modalités sont différentes et il est géré par la fédéral dans le cadre de l’assurance-emploi.

  22. Yves dit :

    “Le programme universel de services de garde à contribution réduite a amené la participation de près de 70 000 mères de plus au marché du travail en 2008 au Québec, estiment Pierre Fortin, Luc Godbout et Suzie St-Cerny dans une étude de 28 pages réalisée sous l’égide de la Chaire de recherche en fiscalité et de finances publiques de l’Université de Sherbrooke. Cet ajout de main-d’oeuvre a fait augmenter le produit intérieur brut de 5,1 milliards cette année-là et a permis aux gouvernements à la fois d’engranger des revenus supplémentaires et de réaliser des économies dont le total a été supérieur aux coûts du programme lui-même.

    Ok alors le but, c’était pas la famille, c’était les contributions au gouvernement, fuck la famille, c,est des impots pis des taxes qu’on a besoin. Je comprend les bonnefemmes qui” dumpent” leur ptits au garderies a 7$, z’ont pas le choix, on leur a couper leur allocation familiales pour faire vivre des employés syndiqués.

  23. Michard Rartineau dit :

    @Yves

    Prendre le temps de réfléchir, est-ce un effort difficile pour toi?

  24. flo3 dit :

    Alors, mon épouse ( et d’autres) qui a élevée nos 3 enfants à la maison n’a pas été rentable pour la société Québécoise !!!!
    Cette étude est déjà dépassée avec les chiffres utilisées de 2008.
    On présume que ces 70000 postes n’aurait pas été comblé par personne. N’y a t’il pas 8% de chômeurs au Québec et je ne sais plus combien de BS?
    Je crois que M.Fortin devient complaisant.
    Toujours édifiant comment au Québec ont réussi à justifier la rentabilité de n’importe quoi, probablement pour celà que nous sommes aussi endettés.

  25. Yves dit :

    @eric.grenier

    “S’il y a manque de places, c’est que des éducatrices et des garderies, ça ne se forme pas, ni se construit en moins d’une nuit.”

    Un peu comme en santé en somme, on a pas d’argent pour engager des docteurs, des infirmières,des listes d’attente a n’en plus finir pour des traitements, on t’envoit aux États-Unis pour te faire soigner, mais on a de l’argent pour deux CHUM, agrandir l’hopital Maisonneuve-Rosemont, Ste-Justine, Sacré-Coeur, on parlera pas de l’hopital juif de MTL qui arrete pas de construire de nouveaux pavillons, c’est a croire que le ministère de la Santé est plus au service de la FTQ-construction que des malades.

  26. danny mansour dit :

    je proteste, mon texte a été floché par le système

  27. steven dit :

    J’ai écouté à RDI Économie M. Pierre Fortin qui nous a dévoulé son étude sur les garderies à 7$. J’ai aussi lu l’article de Madame Grammond dabs la Presse. . Je ne suis pas économiste mais je suis comptable CGA. Bon je ne devrais peut-être m’en vanter mais c’est la réalité. Si je comprends bien le résultat de l’étude il semble que grâce au garderie à 7$ 70,000 femmes ont eu accès au marché du travail. De ce fait ces dernières ont gagné un salaire, payé des impôts et des taxes de ventes sur leurs achats etc etc ce qui a eu un impact considérable sur l’économie du Québec. Excellent. La question que je me pose est la suivante : est-ce que l’étude tient compte des faits suivants : Si 70,000 femmes ont trouvés un emploi cela veut dire qu’il y avait une demande de poste à combler pour au moins 70,000 postes. Donc si jamais les garderies à 7$ n’aurait jamais vu le jour et toute chose étant égale par ailleurs ces 70,000 femmes n’auraient pas postuler afin de demeurer à la maison pour s’occuper des enfants (sans méchanceté) alors j’assume que pendant la période dont l’étude à été faite au Québec nous n’étions pas en plein emploi. Donc il y avait du chômage. Donc par la force des choses ces 70,000 postes auraient été comblés par des chômeurs. Ces chômeurs eux auraient réduit le coût du chômage au fédéral et non au Québec mais du même coup les mêmes entrés d’impôts et taxes de ventes auraient été réalisé au Québec au même titre que ce dont l’étude indique mais pour les 70,000 femmes. Donc si je ne me trompe pas alors les garderies nous coûtent vraiment de l’argent car que ce soit 70,000 femmes ou des chômeurs/chômeuses qui ont comblé ses 70,000 postes les entrés de recettes fiscales auraient été les mêmes. Toujours dans la même ordre d’idée compte tenu que les personnes qui utilisent les garderies ont un travail, que les finances publiques sont dans l’état qu’ils sont, que le gouvernement Charest dit que tous devraient faire leur juste part, alors je serai curieux de voir une étude qui indiquerai l’impact sur l’économie d’augmenter les frais de garderies de 7 à disons 10$. Quand je parle d’impact je fais référence au fait que je ne crois pas que les personnes qui bénéficie des garderies à 7 du jour au lendemain laisserait leur travail en raison de la hausse à 10$.

  28. marc andré dit :

    @Yves

    une petite odeur du cigare du duplessiste dans vos propos

  29. fantomasssss dit :

    Bravo Éric de remettre les pendules à l’heure… Comme certains vous suggéraient de faire parvenir une copie de votre texte aux Martineau de ce monde… Cela ne garentirait en rien leur compréhension, à lire certains intervenant ici, il y en a plein qui ne comprennent pas encore votre texte…

  30. Simon dit :

    bravo Eric domage que trop de gens son consentrer sur leur nonbri…

  31. danny mansour dit :

    Aucun doute, un système de garderies est capital.
    La ou je débarque, c’est pourquoi devrait-il être géré par le publique alourdissant ainsi un appareil gouvernemental déjà trop obèse, tentaculaire et inéficace.
    Le déficit fiscal est sur le point d’atteindre les 300 milliards de dollars
    On a tous des enfants, on sait combien c’est précieux avoir une garderie fiable et efficace, mais les Québec pourrait très bien transférer tout cela au privé et accorder des trucs fiscaux.
    Au fait, cette étude a telle été fait avant ou après la signature de la convention?

  32. Gaëtan dit :

    @Steven,

    Excellent raisonnement.

    Le problème c’est qu’au Québec nous sommes les champions du bla-bla. Charest nous promet un plan-nord rentable avec rien de concret, mais nous promet de faire fortune. Marois quant à elle nous dit que si elle est élue, elle va immédiatement abolir l’augmentation de la hausse scolaire, puis en rajoute en promettant la création d’emploi a pu finir. Wow, l’art de prendre le québécois pour des cruches quoique sur ce point?

    Marois la magicienne!

    Pierre Fortin, ce n’est pas lui qui tenait un discours il y a pas longtemps sur la problématique des exodes de nos diplômés universitaires?

    Donc, si l’ont résume l’éducation gratuite et après, on quitte pour un monde meilleur laissant en plan les imbéciles de contribuables Québecois qui se sont fait voler en taxes et impôts par notre bon parti libéral et notre bon PQ.

    Tiens, comme j’écrivais dans un autre poste, lorsque le bateau coule qui est-ce qui quitte le navire?

    Réussir à faire gober au peuple québécois (pas tellement difficile au fait) qu’un programme de garderie est rentable, n’importe quoi. S’il y avait 70 000 postes à combler, il aurait été bien plus rentable pour le gouvernement de ne pas instaurer ce programme non? Ainsi, les postes auraient été comblés sans qu’il ait à débourser une cenne.

  33. grècebec dit :

    Toute la gauche du Québec a beau essayé de nous faire croire qu’on est pas si pire au Québec, que nos programmes sont réalistes et que l’argent qu’on reçoit d’Ottawa, en transfert ou en péréquation, nous est dû, il en demeure pas moins que la dette de 245 milliards est bien réel. Ceux qui essaient de me convaincre qu’une telle dette avec des déficits accumulés année après année est normal, sont des irresponsables. Payé 12 milliards en intérêts chaque année sur la dette , (avec des bas taux d’intérêts) et continué à s’endetter, il n’y a pas de quoi se vanter, on est vraiment des misérables qui savent pas s’administré.

    Il y a trente ans on entendait les séparatistes dire qu’ils étaient tannés de faire vivre le Canada et bien maintenant c’est le contraire. 8 milliards qu’on reçoit en péréquation, on est rendu la province la plus dépendante du Fédéral. Une vraie honte. Et à voir le rythme ou les entreprises ferment leurs portes, et foute le camp du Québec, on est loin de voir la lumière au bout du tunnel. Mais on est chanceux de faire partie du Canada, car ça ferait longtemp que notre cote de crédit aurait descendu, que les créanciers auraient fermés le robinet et exigés une revision à la baisse et des coupures partout dans notre beau système.

  34. A. Arcand dit :

    grècebec

    Tu aurais intérêt à lire l’article de Michel C. Auger «Péréquation : quelques mythes dégonflés» et l’article de Claude Picher «Le Québec une province de quêteux = Légende urbaine».

    Nous sommes une des provinces qui reçoit le moins par habitant. Ton 8 G$ ne représente que $1000 par habitant alors que d’autres provinces reçoivent le double ou le triple en transferts fédéraux par habitant.

    Tu aurais aussi intérêt à lire le budget du Gouvernement du Québec plutôt que de compulser sur le compteur de dettes de l’IEDM.

    L’IEDM (la droite) calcule les dettes des sociétés d’État comme HQ sans tenir compte de ses actifs (et ça nous rapporte des dividendes), de la SAQ, de Loto Québec, qui font des profits, et de la CDP (qui a plus de 159G$ d’actifs !) …. ainsi que les dettes des municipalités comme Montréal qui sont payées avec nos taxes municipales qui varient d’une municipalité à l’autre … et pourquoi pas tes cartes de crédit un coup parti …

    Tu fais partie d’une «certaine droite» qui aime bien salir le Québec ….

    Pas surprenant que la droite avec ses clichés soit si impopulaire au Québec quand on s’informe un peu … ;)

  35. Maman qui comble l'un des 70000 postes dit :

    Wow! Que de lecture!
    Le système des garderies à 7$ est terriblement injuste pour tous ceux en attente d’une place. En plus, ça fait en sorte que simplement pour continuer à profiter de ce système, les parents acceptent n’importe quoi de leur babysitter. J’ai un collègue qui se plaignait que sa gardienne ne sortait JAMAIS avec les enfants, mais il endurait parce qu’il ne voulait pas payer 30$ par jour (c’est le prix à Québec). Et des exemples de mauvaises gardiennes accréditées, il y en a des tonnes!
    Si vous avez des connaissances qui ouvrent une garderie à 7$, vous aurez une place, mais sinon, faites la file et oubliez ça! Vous trouvez ça juste?
    Si vous êtes assisté social (donc normalement vous avez tout votre temps pour vous occuper de vos enfants), vous êtes prioritaire.

    Peu importe la droite ou la gauche, le système de garderie est injuste, car il favorise (encore et toujours) les assistés sociaux et les gens avec de bons contacts.

    Et je ne parlerai pas du système de santé… donc je paie 16000$ d’impôt par année parce que j’ai décidé d’étudier et de gagner un bon salaire, et en plus, je dois songer à en mettre de côté pour me payer une place dans une clinique privée car je travaille à temps plein et je n’ai pas la possibilité d’appuyer sur redial 256 fois le jour où les horaires des médecins sortent, donc mes enfants ont sauté leur rendez-vous chez le pédiâtre cette année.

    Alors j’en ai rien à faire que l’Alberta paie ou non nos garderies (soit dit en passant, n’importe quel bon comptable va vous dire qu’on peut faire n’importe quoi avec des chiffres) mais je sais que tous nos beaux services sont profondément injustes pour une bonne partie de la population

  36. eric.grenier dit :

    @Maman:
    Que l’Alberta ne nous paye pas nos garderies, c’est une chose. Que le concept soit un modèle, en est une autre. Que le système d’attribution des places aux promoteurs, là c’est une toute autre affaire. Et ensuite, le système d’attribution des places aux parents, cette fois-ci, c’est, comment dire, une moyenne gammick à corriger. Je vous l’accorde. Voici un texte du Magazine Jobboom à ce sujet:
    http://carriere.jobboom.com/marche-travail/dossiers-chauds/2011/08/12/18544146-jm.html
    C’est à se demander pourquoi il n’y a pas de ministre responsable du réseau… Attendez, il y en a une! Ben coudonc…
    Eric Grenier

  37. Marie dit :

    Nous sommes nos pires ennemies.

    Ce que vous attribuez à nos voisins albertains est aussi ce qui se dit entre québécois. Nous sommes les meilleurs pour nous traiter de lâches, de pourris, de profiteurs et pour oublier tous les gains et le potentiel que nous possédons.
    Nous ne nous gardons pas au courant de la façon dont notre argent est géré, où elle va, qui en profite, etc. C’est bien pour l’état (vaut mieux avoir une population ignorante que trop pensante) mais très destructive pour la population qui elle préfère diaboliser tous leurs voisins que de s’activer …

    Enfin, merci pour la mise à jour économique ! :)

  38. Carole C. dit :

    “Ceci établi, reste que le Québec reçoit de la péréquation. C’est l’équivalent du BS fédéral. Ce gouvernement fédéral, donc, bien prompt à assister socialement la province du Québec, mais y investir? Là-dessus, les contribuables québécois n’en ont pas du tout pour leur argent. De toutes les provinces, le Québec est l’avant-dernière destination pour les investissements et immobilisations de l’État fédéral, cet argent nettement plus constructif économiquement, que l’aide nécessiteuse aux pauvres de la péréquation.”

    Monsieur Grenier, je viens de vous lire.

    Depuis le temps que j’écris ça (en d’autres mots bien sûr) à certains qui nous imaginent gagnants dans cette fédération à cause de la maudite péréquation… ça fait du bien!

    Merci!

  39. Carole C. dit :

    “Que les Albertains soient d’éternels braillards, c’est ainsi, mais qu’on cesse, ici au Québec, d’être le porte-voix de leurs mensonges. Ça fait ti-Québec.”

    Et c’est exactement ce que le Canada veut, qu’on se sente tit-Québec. En nous faisant sentir pauvres et complexés, il sait très bien qu’il nous coupe les ailes…

    Maudit que ça fait du bien de vous lire!

  40. Eric dit :

    Pierre Fortin est un économiste qui fait une spécialité de dire aux politiciens ce qu’ils veulent entendre. Quant aux erreurs méthodologiques faites sciemment ou non dans cette étude, elles sont déjà documentées sur le web.

  41. Veilleux dit :

    Question: Est-ce que la péréquation n’est pas censé être une aide financière aux provinces? Si oui… est-elle budgeté? et si oui… pourquoi? L’argent va forcément quelque part? Donc l’Alberta de près ou de loin, finance nos programmes sociaux peut importe lesquels!

    Auto finance des garderies…. quand je donne 7$ et que les contribuables en donne 25$ par jour, j’appelle pas ca de l’auto-financement. Peut importe le coût, le contribuable paiera toujours la différence… ca serais trop facile d’appeler ca de l’auto-financement.

  42. Eric Leboeuf dit :

    Bonjour,très intéressant cet article.. Mais le vrai problème selon moi se situe au niveau de la responsabilité collective… Au Québec, par exemple on est parmi les plus taxé en Amérique du nord,alors que nos services se détériorent et coûte de plus en plus cher… Ce sont toujours les mêmes(classe moyenne) qui paye pour les autres..Malheureusement nos élus ne sont pas très créatif en augmentant les taxes et les impôts..
    Par conséquent, l’argent du fédéral provenant du système de péréquation allant au Québec est mal utilisé.. L’endettement pour les générations future n’est pas brillant d’avenir… Surtout quand on voit ce que le gouvernement du québec actuel fait avec les MINIME retombé du Plan Nord. Allez comparer avec l’Alberta les redevances provenant des sables bitumineux…

  43. Dominique Dumas dit :

    Wow! Faut vraiment croire à ses histoires pour écrire un tel article!

    1) L’étude de Pierre Fortin était tellement tout croche que nimporte qui avec une petite base d’économie savait qu’elle ne se tenait pas debout. Elle a d’ailleurs été rapidement démolie par plusieurs économistes.

    En gros, on a calculé que toutes les femmes s’ajoutant sur le marché du travail l’avaient fait grâce aux CPE alors que le même mouvement s’est fait dans d’autres provinces qui n’ont pas de CPE.

    2) Qu’on balance le budget sans péréquation et qu’on conserve les services sociaux couteux qu’on a et après vous viendrez me dire que l’Alberta ne paye pas pour nous. Parce que vous avez beau dire “ça vient du fédéral”, il a été prouvé avant que le fédéral envoit plus d’argent au Québec qu’il n’en reçoit et la différence vient en bonne partie de l’Alberta. Donc les Québécois ne payent pas une cenne de péréquation en réalité. C’est comme dire “c’est le gouvernement qui paye” quand on va à l’hôpital sans réaliser que c’est le citoyen qui paye en réalité. Une belle manipulation!

    3) Les pétrolières ne reçoivent AUCUNE subvention. Vous voulez que je répète? AUCUNE subvention! Ils ont des crédits d’impôts comme nimporte quelle entreprise qui fait des investissements et créé des emplois ici. Et c’est une bonne chose pour le citoyen parce que l’impôt payé par les pétrolières, c’est nous qui le payons à la pompe chaque jour en plus des autres taxes allant dans les poches du gouvernement.

    4) Ce que vous appellez “investissements” semblent en fait être en bonne partie les crédits d’impôts qui découlent de la vivacité des entreprises en Alberta et ailleurs comparativement au Québec où l’entrepreneurship est étouffé par notre étatisme. Mais ça doit toujours être la faute des autres…

    Alors prétendre que c’est l’Alberta les braillards quand je vois les accusations gratuites de Québec Basing ressortir à la seconde où l’Alberta remet en question tout l’argent qu’ils nous envoient, c’est d’un ridicule assez consommé.

  44. eric.grenier dit :

    @Dominique Dumas:
    1-Ce n’est pas vrai ce que vous dites. Voici ce que m’a écrit Fortin: «Ces chercheurs (NDLR: auxquels il fait référence dans son étude) n’ont pas employé LA méthodologie fautive À LAQUELLE LE PROFESSEUR COITEUX FAIT RÉFÉRENCE ni fait des observations superficielles sur les tendances GLOBALES de l’emploi féminin. Ils ont plutôt exploité l’information de deux enquêtes de Statistique Canada. Étalées de 1994 à 2008, plus de 147 000 observations individuelles leur ont permis de comparer finement l’activité des mères québécoises à celle des autres mères canadiennes, de Terre-Neuve à la Colombie-Britannique.

    Les chercheurs ont ESTIMÉ l’effet propre du programme québécois sur la propension des mères à travailler EN L’ISOLANT DE CELUI d’un grand nombre d’autres facteurs qui ont aussi agi sur l’emploi des femmes, comme la reprise économique, les AUTRES modifications aux programmes sociaux, le lieu de résidence, l’âge, le niveau d’éducation, le type de famille, LE REVENU DU CONJOINT, etc.

    L’estimation des 70 000 femmes de plus en emploi au Québec qui en est déduite n’est ni magique ni surprenante.»

    2-Le Québec reçoit en effet plus d’argent qu’il en donne au fédéral, je n’ai jamais écrit le contraire. C’est vous qui le dites. Lisez comme du monde. Mais ce n’est pas 7 milliards la différence, c’est beaucoup moins que cela.

    3-Des programmes de crédits d’impôts pour le développement des sables bitumineux existent depuis les années 80. aucun programme semblable n’existe pour l’hydro-électricité québécoise ou manitobaine.

    4-Ça rien à voir. Ce sont les dépenses du fédéral en immobilisation. La vivacité des entreprises n’a rien à voir là-dedans, à moins que la rénovation du Parlement soit à vos yeux une preuve de la vivacité des entreprises ontariennes.

  45. Eric dit :

    Le programme coûte plus de 2 milliards par année pour aider environ la moitié des familles. Ne faudrait-il pas y mettre 4 milliards par années pour éliminer les listes d’attente et faire une grosse passe d’argent? Le gouvernement québécois nagerait dans cash!

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