08 Fevrier 2010Exode? Quel exode?Il n'y a pas d'exode des médecins québécois. Il serait temps pour les syndicats médicaux de se trouver un nouvel épouvantail. D'ailleurs, le Magazine Jobboom l'avait déjà écrit, que la fuite des cerveaux, non seulement annoncée mais même observée selon des amis du modèle albertain, c'est une fumisterie. En médecine notamment, où le Québec, qui avec l'Ontario, hébergent la majorité des écoles de médecine et plusieurs étudiants étrangers ou d’autres provinces repartent chez eux après leurs études. 05 Fevrier 2010Le 5 à 7 du vendredi, à la HendrixPour le 5 à 7 du vendredi de cette semaine, vu les statistiques un peu plates sur le chômage de ce matin, et mes suggestions musicales passées franchement plates, je propose qu'on assiste à un show intime de Jimmy Hendrix (rien de moins!), officiellement décédé depuis 39 ans, mais visiblement réincarné en pinson. Pit-pit. 05 Fevrier 2010Emploi: longue est la convalescenceComme tous les premiers vendredis du mois, Statistique Canada sort ses chiffres sur l'emploi et le chômage au pays. Et le constat qu'on peut tirer aujourd'hui c'est que oui, le marché de l'emploi sort de la récession. Mais très lentement, par à-coup certains mois, par de légers reculs à d'autres. Mais bref, en gros, ça s'améliore très lentement, comme tout le reste de l'économie. Quelque 43 000 emplois ont été créés en janvier au Canada, dont une majorité d'emplois à temps partiel. Les dernières remontées étaient le fait d'emplois à temps plein. Petite pause de côté, donc. En gros, rien pour écrire à sa mère ni tenter la révolution, on est dans la marge des variations normales d'un mois à l'autre. Le taux de chômage est passé de 8,4 à 8,3%. Idem au Québec où le marché de l'emploi a très peu bougé en janvier, si ce n'est une surprenante baisse de la population active (celle qui travaille ou qui se cherche un emploi). Il ne s'agit peut-être que d'une correction statistique, puisqu'en décembre, elle avait fortement augmentée. Retour à la case précédente. Là aussi, il ne s'agit que de variations normales en toute circonstance. Taux de chômage à la baisse, pour atteindre 8 %. Bref, comme je le disais il y a un mois, la convalescence est longue, après une chute brutale. Mais au moins, on est en convalescence. Cela dit, on est très loin des scénarios catastrophes, tant pour le Canada que pour le Québec, annoncés par les économistes en début de 2009, alors qu'on prédisait dans la plupart des cas, un taux de chômage AU MIEUX, dans le voisinage des 10%. On est très loin, et très content aussi. 04 Fevrier 2010Les Québécois manquent de colonne vertébrale
Voici un courriel reçu en réaction à ma dernière chronique dans le Magazine Jobboom, Pissous!. Attention, ce point de vu «immigrant» sur la société québécoise fait mal à l'égo national.
Qu'en pensez-vous? Mille mercis pour votre chronique "pissous" ayant paru dans le magazine Jobboom de janvier. Je vous en prie, poussez encore plus loin la comparaison avec les pays qui MARCHENT, même lorsqu'ils sont aussi controversés qu'Israël. Nous avons besoin, au Québec, qu'on se réveille de cette léthargie citoyenne si délétère. 03 Fevrier 2010On est bon avec LabontéDans le droit du travail, existe la notion de lien de confiance. Quand ce lien est rompu, il s'agit d'un cas de congédiement sans compensation permis par la loi. Par exemple, vous êtes un employé de banque, votre patron apprend que vous avez été reconnu coupable d'avoir fraudé le fisc, il pourrait théoriquement vous congédier, puisqu'en matière bancaire, la confiance à l'égard des choses de l'argent est centrale. Aussi, sauf si c'est inscrit à votre contrat (par exemple, vous vous appelez Henri-Paul Rousseau), vous n'avez pas droit à des indemnités de départ lorsque vous démissionnez de votre plein gré. En politique, par contre, ces deux notions sont inexistantes. La preuve: Benoit Labonté, ex-chef de Vision Montréal, maire de l'arrondissement Ville-Marie à Montréal, et ancien membre du comité exécutif de la Ville, a reçu près de 58 000 $ en indemnité de départ. Non seulement le gars a démissionné de lui-même, mais en plus, il a admis des faits qui sont de nature à rompre le lien de confiance avec son employeur, c'est-à-dire, les électeurs montréalais. Malgré cela, malgré le fait que, intellectuellement et professionnellement, il est loin d'être démuni, Labonté quitte ses fonctions municipales les poches pleines. Les politiciens, qu'ils soient de niveau municipal, provincial ou fédéral, n'ont plus aucune marge de manœuvre en matière de crédibilité. Une bonne façon de repartir sur des bases neuves serait d’abolir ces indemnités pour les cas de démission en plein mandat. Ces indemnités peuvent être acceptables après une défaite électorale, ou en cas de non-renouvellement de mandat, ou pour des raisons de maladie, mais pas quand on démissionne en milieu de mandat pour profiter d'une occasion (comme Philippe Couillard), ou parce qu'on est insatisfait de son sort (comme André Boisclair, Pauline Marois, Marc Bellemare, Yves Séguin, etc.). Seulement à l'Assemblée nationale, ces mouvements de personnel pour raisons personnelles (on passe du fédéral au provincial, du provincial au fédéral, puis au municipal, on quitte, on revient quand le climat électoral est plus favorable à votre face) ont coûté des millions de dollars aux contribuables. La politique, ce n'est pas un travail, c'est une forme de don de soi à la collectivité. Il est normal que le milieu ne soit pas soumis à la même logique que le marché du travail, mais ce n'est pas une raison pour abuser de cette différence. Et clairement, on abuse. |
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